Rubens, Van Dyck, Jordaens et les autres : les baroques flamands à l’honneur

Visite au Musée Marmottan-Monet, patrimoine de l’ACADEMIE DES BEAUX ARTS, en partenariat avec les Musées royaux des beaux-arts de Belgique
Le Musée Marmottan-Monet appartenant au patrimoine de l’Académie des Beaux-Arts présente des œuvres sélectionnées parmi les collections des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique. On peut y admirer une quarantaine de toiles des anciens Pays-Bas méridionaux du « Siècle d’Or ». Tous les grands genres y sont représentés, de la peinture d’histoire à la nature morte, en passant par le portrait, la scène de genre et le paysage. Rencontre avec la commissaire de cette exposition, Madame Sabine Van Sprang, en visite à Paris.


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Émission proposée par : Krista Leuck
Référence : CARR923
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Date de mise en ligne : 9 décembre 2012
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Cette exposition inaugure un nouveau partenariat entre les Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique et le Musée Marmottan-Monet parisien.

Madame Sabine VAN SPRANG nous raconte l’origine de ces échanges afin de faire connaître quelques trésors du Musée Monet au public bruxellois et une sélection de la peinture baroque flamande des Musées royaux aux parisiens. Grâce à ses explications, nous pouvons suivre l’historique de la constitution des collections des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Contrairement à d’autres grands musées européens, comme par ex. le Louvre ou le Kunsthistorisches Museum de Vienne, les Musées royaux n’ont pas hérité d’une collection princière. Cette institution est le produit de l’arrêté Chaptal lorsque le pays était sous le régime français à la fin du XVIIIe siècle. En 1811, la ville de Bruxelles devient propriétaire du Musée. Aujourd’hui, le Musée d’Art ancien comprend une des collections de peinture des anciens Pays-Bas méridionaux la plus importante au monde allant du XVe au XVIIIe siècle.

Pierre Paul Rubens (Siegen, 1577 – Anvers, 1640) et Cornelis de Vos (Hulst, 1585 – Anvers, 1651) <i>Portrait de l’archiduc Albert</i> (1559-1621)
Pierre Paul Rubens (Siegen, 1577 – Anvers, 1640) et Cornelis de Vos (Hulst, 1585 – Anvers, 1651) Portrait de l’archiduc Albert (1559-1621)
Huile sur toile, 138 x 105,5 cm Acquis vraisemblablement de Henri Joseph Héris, marchand à Bruxelles, entre 1838 et 1842
Pierre Paul Rubens (Siegen, 1577 – Anvers, 1640) et Anonyme Portrait de l'archiduchesse Isabelle Claire Eugénie (1566-1633) Les portraits d'Albert et Isabelle faisant partie du décor conçu par Rubens (entouré d'architectes, menuisiers et sculpteurs), ornaient la partie centrale de la face arrière de l'arc de triomphe dit « de Philippe ».
Pierre Paul Rubens (Siegen, 1577 – Anvers, 1640) et Anonyme Portrait de l’archiduchesse Isabelle Claire Eugénie (1566-1633) Les portraits d’Albert et Isabelle faisant partie du décor conçu par Rubens (entouré d’architectes, menuisiers et sculpteurs), ornaient la partie centrale de la face arrière de l’arc de triomphe dit « de Philippe ».
Huile sur toile, 138 x 105,5 cm Acquis vraisemblablement de Henri Joseph Héris, marchand à Burxelles, entre 1838 et 1842

Après la guerre de religions, le pays a connu une période de paix avec le gouvernement des archiducs Albert et Isabelle de Habsbourg, période qui permit de développer l’économie et les arts. Une nouvelle dynamique se mit en place et le commerce d’art suivit. Anvers est alors le principal centre culturel et économique du pays, mais Bruxelles, où demeure la cour, attire aussi de nombreux artistes. Les archiducs sont eux-mêmes des collectionneurs passionnés d’art flamand. A la mort d’Albert en 1621, les Pays-Bas méridionaux reviennent à l’Espagne. Les gouverneurs se succèdent à Bruxelles jusqu’à l’arrivée de l’archiduc Léopold Guillaume de Habsbourg. Durant sa gouvernance des Pays-Bas (1647-1656), il réunira une collection exceptionnelle d’œuvres flamandes, hollandaises, allemandes et surtout italiennes que Teniers représentera dans une série de tableaux de cabinet. En 1656 à son retour à Vienne, l’archiduc emporta toute la collection où elle complètera les Collections Impériales des Habsbourg que l’on peut admirer au Kunsthistorisches Museum.

David Teniers le Jeune (Anvers, 1610 – Bruxelles, 1690) L’Archiduc Léopold Guillaume dans sa galerie de peinture italienne
David Teniers le Jeune (Anvers, 1610 – Bruxelles, 1690) L’Archiduc Léopold Guillaume dans sa galerie de peinture italienne
Huile sur toile, 96 x 129 cm Collections du prince de Carignan ; collections de lord Say ; acquis du marchand d’art J. Nieuwenhuys, Bruxelles, 1873

Ensuite, Sabine Van Sprang nous introduit dans cet univers fascinant de la scène artistique en Flandre au XVIIe siècle. Peinture baroque flamande

Sabine van Sprang nous fait comprendre les particularités de l’appellation BAROQUE de la peinture flamande du XVIIe siècle que l’on pratiquait dans les différents centres, Anvers, Leyde, Utrecht, Liège, Bruxelles ou Amsterdam.

Visite des salles d’exposition

La Peinture d’histoire

La peinture religieuse flamande connaît dans le premier tiers du XVIIe siècle un renouveau dont la première impulsion, encouragée par les très catholiques archiducs Albert et Isabelle, vient de la nécessaire restauration des lieux de culte saccagés pendant les troubles.
Pierre Paul RUBENS, représente certainement la figure dominante de la peinture d’histoire, la peinture religieuse, mythologique ou allégorique. Il est rappelé d’Italie, s’installe à Anvers et est nommé peintre de la cour qui siège à Bruxelles, mais il réussit à garder et à développer son atelier anversois.

Pierre Paul Rubens (Siegen, 1577 – Anvers, 1640) <i>Les Miracles de Saint Benoît</i> Tableau inachevé, il nous offre en outre le rare privilège de saisir le maître à l’œuvre. Le spectateur assiste littéralement à l’élaboration de la toile, la partie inférieure étant très travaillée, alors que le haut du tableau reste à l’état de l’ébauche. Le clair-obscur caravagesque qui a impressionné Rubens lors de son séjour en Italie y est facilement reconnaissable.
Pierre Paul Rubens (Siegen, 1577 – Anvers, 1640) Les Miracles de Saint Benoît Tableau inachevé, il nous offre en outre le rare privilège de saisir le maître à l’œuvre. Le spectateur assiste littéralement à l’élaboration de la toile, la partie inférieure étant très travaillée, alors que le haut du tableau reste à l’état de l’ébauche. Le clair-obscur caravagesque qui a impressionné Rubens lors de son séjour en Italie y est facilement reconnaissable.
Huile sur toile, 164 x 262 cm Acheté par le gouvernement belge aux héritiers du roi Léopold II, Bruxelles, 1914
Karel Philips Spierinck (Bruxelles, vers 1600 – Rome, 1639) <i>Silène ivre et endormi, attaché par Églé et des putti</i>
Karel Philips Spierinck (Bruxelles, vers 1600 – Rome, 1639) Silène ivre et endormi, attaché par Églé et des putti
Huile sur toile, 99,5 x 120 cm Acquis de la galerie Silvano Lodi, Milan, 2012
Cornelis Schut (Anvers, 1597 – Anvers, 1655) <i>Suzanne et les vieillards</i> A une époque dominée par le style rubénien, l’art émotionnel de Cornelis Schut porte la marque du haut baroque italien, que Schut découvrit pendant son séjour à Rome, de 1624 à 1627. Dans cette toile, Schut opère une synthèse parfaite entre la peinture italienne et flamande.
Cornelis Schut (Anvers, 1597 – Anvers, 1655) Suzanne et les vieillards A une époque dominée par le style rubénien, l’art émotionnel de Cornelis Schut porte la marque du haut baroque italien, que Schut découvrit pendant son séjour à Rome, de 1624 à 1627. Dans cette toile, Schut opère une synthèse parfaite entre la peinture italienne et flamande.
Huile sur toile, 118,7 x 107,5 cm Acheté en 2008 au marchand d’art Jacques Leegenhoek, Paris

Bertholet Flémal, La Mort de Pyrrhus, Le style classique qui caractérise en général le œuvres de Bertholet Flémal trouve sa meilleure expression dans ses tableaux historiques ou mythologiques. En traitant des sujets inspirés du monde antique gréco-romain, l’artiste peut étaler ses connaissances archéologiques et donner libre cours à son goût pour les architectures classiques. Ce tableau illustre le moment où Pyrrhus, brutalement attaqué par des soldats, se réfugie près de l’autel d’Apollon. Le portrait Parmi d’autres portraits, deux magnifiques toiles de Van Dyck sont présentées dans cette exposition : Portrait d’Alexandre della Faille, secrétaire de la ville d’Anvers, et Portrait du père Jean Charles della Faille, S.J. 1597-1652. La renommée de Van Dyck dans l’art du portrait est telle que Charles Ier d’Angleterre le prendra à son service en 1632.

Antoine van Dyck (Anvers, 1599 – Londres, 1641) Portrait du père Jean Charles della Faille, S.J., (1597-1652). Ce portrait est peut-être un des plus beaux de Van Dyck. La sobriété du coloris renforce encore la concentration sur les teintes pâles du visage et des mains. Grâce à l’expressivité de ces parties du corps et à l’intensité du regard, le spectateur perçoit d’emblée la vive intelligence du modèle. Sans doute ce portrait a-t-il été commandé par la famille anversoise de Jean Charles della Faille, à l’occasion du départ de celui-ci pour Madrid, où le roi d’Espagne Philippe IV l’avait nommé professeur de mathématiques au {Collegium Imperiale}. L’attention accordée par le peintre aux instruments scientifiques est évidente. L’objectif premier de l’œuvre était de représenter le savant religieux sous les traits d’un professeur de mathématiques.
Antoine van Dyck (Anvers, 1599 – Londres, 1641) Portrait du père Jean Charles della Faille, S.J., (1597-1652). Ce portrait est peut-être un des plus beaux de Van Dyck. La sobriété du coloris renforce encore la concentration sur les teintes pâles du visage et des mains. Grâce à l’expressivité de ces parties du corps et à l’intensité du regard, le spectateur perçoit d’emblée la vive intelligence du modèle. Sans doute ce portrait a-t-il été commandé par la famille anversoise de Jean Charles della Faille, à l’occasion du départ de celui-ci pour Madrid, où le roi d’Espagne Philippe IV l’avait nommé professeur de mathématiques au {Collegium Imperiale}. L’attention accordée par le peintre aux instruments scientifiques est évidente. L’objectif premier de l’œuvre était de représenter le savant religieux sous les traits d’un professeur de mathématiques.
Huile sur toile, 130,8 x 118,5 cm Don du comte Georges della Faille de Leverghem, Bruxelles, 1942

La peinture de genre

Le tableau de genre connaissait un succès croissant depuis le XVIe siècle, notamment à la suite de Pierre Bruegel l’Ancien. Elle faisait le bonheur de la clientèle étrangère, surtout française. Dans les années 1630, plusieurs maîtres flamands en font l’une de leurs spécialités, parmi lesquels David Teniers le Jeune, David II Ryckaert et Gillis van Tilborch. Ces artistes reprennent des thèmes développés en son temps par Bruegel et dépeignent le plus souvent des êtres aux comportements excessifs dans le but de faire (sou)rire mais aussi de rappeler les règles d’une bonne conduite chrétienne.

Jacques Jordaens (Anvers, 1593 – Anvers, 1678) <i>Le roi boit</i> Dans ce qui est peut-être la version la plus compacte d’un des sujets typiques de Jordaens,  une joyeuse compagnie – disposée selon une spirale centrifuge de verres levés – fête l’Epiphanie au milieu des bruits de vaisselle et au cri de « Le roi boit ». Les figures de Jordaens reposent sur des portraits de lui-même et de membres de sa famille. Le personnage qui vomit dans l’angle inférieur gauche en renversant une desserte chargée de vaisselle – bien que traditionnellement identifié au médecin incapable de se guérir lui-même – est probablement un autoportrait de l’artiste. Signe d’une certaine auto-dérision du peintre.
Jacques Jordaens (Anvers, 1593 – Anvers, 1678) Le roi boit Dans ce qui est peut-être la version la plus compacte d’un des sujets typiques de Jordaens, une joyeuse compagnie – disposée selon une spirale centrifuge de verres levés – fête l’Epiphanie au milieu des bruits de vaisselle et au cri de « Le roi boit ». Les figures de Jordaens reposent sur des portraits de lui-même et de membres de sa famille. Le personnage qui vomit dans l’angle inférieur gauche en renversant une desserte chargée de vaisselle – bien que traditionnellement identifié au médecin incapable de se guérir lui-même – est probablement un autoportrait de l’artiste. Signe d’une certaine auto-dérision du peintre.
Huile sur toile, 156 x 210 cm Acheté en 1900 à M. F. Grein, Londres
Gillis van Tilborch (Anvers ?, vers 1625 – Bruxelles, vers 1678) <i>Fête villageoise</i> Ce tableau témoigne à plusieurs égards, de l’influence de Teniers. La disposition en frise des personnages, regroupés en de petites scènes touffues, est une formule que l’on rencontre déjà chez ce dernier. La palette, constituée de couleurs terre auxquelles s’ajoutent ici et là des touches de rouge, d’or et de bleu, ainsi que le ciel voilé de fin de journée, créant une atmosphère intime, dérivent aussi de Teniers.
Gillis van Tilborch (Anvers ?, vers 1625 – Bruxelles, vers 1678) Fête villageoise Ce tableau témoigne à plusieurs égards, de l’influence de Teniers. La disposition en frise des personnages, regroupés en de petites scènes touffues, est une formule que l’on rencontre déjà chez ce dernier. La palette, constituée de couleurs terre auxquelles s’ajoutent ici et là des touches de rouge, d’or et de bleu, ainsi que le ciel voilé de fin de journée, créant une atmosphère intime, dérivent aussi de Teniers.
Huile sur toile, 117,5 x 178,5 cm Acquis de la galerie Arthur De Heuvel, Bruxelles, 1961

Le paysage

Depuis longtemps, les peintres flamands étaient réputés pour leurs paysages. Au cours du XVIe siècle, le genre s’était imposé aux Pays-Bas comme une spécificité artistique à part entière et des paysages furent exportés dans toute l’Europe. La ligne de démarcation entre la scène de genre et le paysage n’est pas toujours facile à tracer. En particulier pour ce qui concerne certaines scènes rurales de Teniers, Frans de Momper ou Jan Siberechts situées dans une vaste campagne riante. Ces compositions rendent hommage à la beauté du terroir brabançon. Il en va de même des réalisations de Lucas van Uden, dont le chromatisme chaud est emprunté aux paysages de Rubens et annonces ceux de Jan III de Momper. De son côté, Paul Bril, installé à Rome, ouvre dès de tout début du XVIIe siècle la voie au paysage classique de Claude Lorrain et Nicolas Poussin, par la fusion qu’il opère entre la tradition du paysage flamand et le naturalisme idéalisé des Carrache.

Paul Bril (Bréda ou Anvers, 1553/1554 – Rome, 1626) <i>Le Port</i> : Les marines de Bril, œuvres de maturité, comptent parmi ses peintures les plus novatrices. Ainsi ce Port, s’il garde un point de vue élevé propre à la tradition flamande, offre une vision unifiée de l’espace. La composition résulte de lignes de fuite qui partent de la gauche pour converger en un point situé à l’extrême droit de l’horizon.  Ce point focal est aussi la source d’une lumière intense qui se réfléchissant sur l’eau tranquille, confère à l’œuvre une sérénité particulière. On peut parler d’une synthèse parfaite entre les apports de la peinture flamande et de la peinture italienne. Les marines de Bril frappèrent profondément ses contemporains. Elles devaient aussi exercer une forte influence sur plusieurs générations de peintres, parmi lesquels Claude Lorrain.
Paul Bril (Bréda ou Anvers, 1553/1554 – Rome, 1626) Le Port : Les marines de Bril, œuvres de maturité, comptent parmi ses peintures les plus novatrices. Ainsi ce Port, s’il garde un point de vue élevé propre à la tradition flamande, offre une vision unifiée de l’espace. La composition résulte de lignes de fuite qui partent de la gauche pour converger en un point situé à l’extrême droit de l’horizon. Ce point focal est aussi la source d’une lumière intense qui se réfléchissant sur l’eau tranquille, confère à l’œuvre une sérénité particulière. On peut parler d’une synthèse parfaite entre les apports de la peinture flamande et de la peinture italienne. Les marines de Bril frappèrent profondément ses contemporains. Elles devaient aussi exercer une forte influence sur plusieurs générations de peintres, parmi lesquels Claude Lorrain.
Huile sur toile, 105 x 150 cm Acquis de M. J. Schretlen, Westerveld, 1932

La nature morte

Prisés pour leur capacité à restituer le monde au naturel dans leur peinture, les flamands excellent aussi dans l’art de la nature morte et de la composition florale. Au début du XVIIe siècle, Frans Snyders crée des tableaux de cuisine et de gibiers opulents sur le mode baroque qui bouleversent le genre. Ses compositions auront une profonde influence sur Adriaen van Utrecht et Jan Fyt, dont les natures mortes et les scènes animalières frappent par la richesse des couleurs et des touches, le dynamisme et le rendu des textures. Tous deux furent des artistes admirés de leur temps.

Adriaen van Utrecht (Anvers, 1599 – Anvers, 1652) <i>Nature morte au perroquet</i> Dans cette grande composition, le peintre rassemble avec bonheur une abondance d’objets de grande valeur disposés dans un apparent désordre faussement négligé.     Dans le fond du tableau, l’artiste introduit une scène secondaire : la représentation d’un orfèvre au travail ou, plus probablement, d’un alchimiste devant un athanor. On pourrait également lire le tableau comme une allégorie du feu, celui-ci intervenant dans le processus de fabrication de tous les objets représentés.
Adriaen van Utrecht (Anvers, 1599 – Anvers, 1652) Nature morte au perroquet Dans cette grande composition, le peintre rassemble avec bonheur une abondance d’objets de grande valeur disposés dans un apparent désordre faussement négligé. Dans le fond du tableau, l’artiste introduit une scène secondaire : la représentation d’un orfèvre au travail ou, plus probablement, d’un alchimiste devant un athanor. On pourrait également lire le tableau comme une allégorie du feu, celui-ci intervenant dans le processus de fabrication de tous les objets représentés.
Huile sur toile, 117 x 154 cm Acquis dans une vente, Bruxelles, galerie Georges Giroux, 5 mars 1928
Jan Fyt (Anvers, 1611 – Anvers, 1661) <i>Coq et dindon</i> Dans ce tableau, dont il existe deux versions de format différent, Fyt concentre toute son attention sur les volatiles, au détriment du paysage. Le peintre se délecte dans le rendu des somptueux plumages, qu’il décrit avec précision, détaillant les différents types de plumes, leurs textures diverses et toutes les nuances de leurs coloris. Le coq, orgueilleux et combatif, domine le dindon dans un affrontement dont l’issue est incertaine, tandis que les poules s’enfuient en caquetant. Le dindon quant à lui, plus massif, présente un plumage moins coloré mais tout aussi soigneusement détaillé par l’artiste.
Jan Fyt (Anvers, 1611 – Anvers, 1661) Coq et dindon Dans ce tableau, dont il existe deux versions de format différent, Fyt concentre toute son attention sur les volatiles, au détriment du paysage. Le peintre se délecte dans le rendu des somptueux plumages, qu’il décrit avec précision, détaillant les différents types de plumes, leurs textures diverses et toutes les nuances de leurs coloris. Le coq, orgueilleux et combatif, domine le dindon dans un affrontement dont l’issue est incertaine, tandis que les poules s’enfuient en caquetant. Le dindon quant à lui, plus massif, présente un plumage moins coloré mais tout aussi soigneusement détaillé par l’artiste.
Huile sur toile, 122 x 158 cm Acquis de la galerie Arthur De Heuvel, Bruxelles ; don de la société les Amis des Musées royaux, Bruxelles, 1922

Pour en savoir plus :

- Exposition RUBENS, VAN DYCK, JORDAENS et les autres. Peintures baroques flamandes des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique au Musée Marmottan Monet du 20 septembre 2012 au 3 février 2013.

-  Catalogue de l’exposition publié par le Musée Marmottan-Monet et les Editions Hazan. Une ouvrage richement illustré qui comprend, outre les notices détaillées de chaque œuvre écrites par les conservateurs des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, une introduction sur la formation de la collection et un essai original, dû aux professeurs Hans van Miegroet et Neil De Marchi (Duke University) sur l’engouement du public français dès le XVIIe siècle pour la peinture des anciens Pays-Bas.
Bilingue français/anglais, 224 pages – 100 illustrations, 29 euros.


- Musique : Ludwig van Beethoven, Cello Sonate N° 4 Op. 102 N°1, Edgar Moreau, violoncelle, Pierre-Yves Hodique, piano

Sabine Van Sprang, commissaire de l'exposition <i>Rubens, Van Dyck, Jordaens et les autres</i>
Sabine Van Sprang, commissaire de l’exposition Rubens, Van Dyck, Jordaens et les autres

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