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Ce n’est qu’un début

Plus que jamais d’actualité... la chronique de François d’Orcival
Vous avez voté Sarkozy, vous êtes punis. L’amende majorée est de 7 milliards. La suivante sera de 33. Les 7 milliards, c’est pour cette année ; 33, c’est pour l’an prochain – le rythme s’accélère. En attendant les futures tranches à 45% et à 75%, les revenus sont taxés de toutes parts : épargne et patrimoine, ISF et successions, stock-options, dividendes, participation. Cela représente près de 5 milliards sur le total de cette année. On assèche l’épargne des particuliers et celle de l’entreprise, on tue les stock-options, on condamne les actionnaires. Qui va investir et placer son épargne pour créer de l’emploi ou des logements ?


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Référence : chr873
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Date de mise en ligne : 25 juillet 2012

Quand le groupe PSA ferme son usine d’Aulnay parce que ses coûts sont devenus prohibitifs, le président de la République prononce des mots définitifs : « Je ne l’accepterai pas », dit-il, au nom des salariés, mais aussi de tous les sous-traitants et du tissu économique qui est touché. Mais l’État se comporte-t-il différemment ? Quand il frappe les petites et moyennes entreprises à travers leurs patrons, leurs cadres et leurs actionnaires, n’est-il pas en train de créer une onde de choc dans toute l’économie ? Quand il décourage les grands groupes et leurs états-majors, n’est-il pas en train de justifier et de multiplier d’autres Aulnay sous Bois ? Le chef de l’État exige que le patron de PSA « négocie », mais quand il prend 5 milliards de plus dans la poche des contribuables les plus actifs, ni compromis ni négociation. Il y a même eu des élus socialistes pour réclamer que ce soit rétroactif !

Ces créateurs, ces investisseurs, ces épargnants, ne sont pas seuls à avoir voté Sarkozy, il y a aussi une bonne partie de l’électorat populaire. Celui-là, on ne peut pas lui prendre ce qu’il n’a pas, ni les stock-options, ni les dividendes, ni la fortune, alors la majorité socialiste lui prend ce qu’il a : ce petit plus, cette exonération de charges qu’il avait obtenue de Sarkozy sur ses heures supplémentaires. Total : 2,4 milliards…

Et comme les socialistes ont décidé d’abroger dans l’enthousiasme la hausse de la TVA qui devait créer 11 milliards d’allègements sur le coût du travail (ce qui taxait aussi les produits importés), il faudra bien la remplacer. Par quoi ? Par deux à trois points de CSG. Alors, les retraités seront punis à leur tour. Et pas seulement ceux qui avaient voté Sarkozy. Ce n’est qu’un début.

Le texte de cette chronique est paru dans Le Figaro Magazine du samedi 21 juillet 2012. Elle est reprise ici par son auteur, avec l’aimable autorisation de l’hebdomadaire. Les propos de François d’Orcival n’engagent que lui-même, et non pas l’académie à laquelle il appartient ni l’Institut de France.


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