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Le fascisme italien dans la perspective de l’histoire européenne

Avec les historiens Maurizio Serra et Georges-Henri Soutou, de l’Académie des sciences morales et politiques
Comment les historiens définissent-ils le fascisme italien ? Souvent par ses oppositions radicales au marxisme et au libéralisme. Révisez votre point de vue en écoutant les historiens Georges-Henri Soutou et Maurizio Serra pour entrer dans la complexité des racines et des critères de ce mouvement né en 1919, devenu régime politique à part entière sous la conduite de Mussolini de 1922 à 1945. Régime autoritaire ou totalitaire ? Le regard des historiens...


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Émission proposée par : Marianne Durand-Lacaze
Référence : HIST662
Adresse directe du fichier MP3 : https://www.canalacademie.com/emissions/hist662.mp3
Adresse de cet article :
Date de mise en ligne : 2 octobre 2011

Parmi les idéologies du XXe, le fascisme italien a marqué l’histoire de l’Italie et de l’Europe. L’auteur de Malaparte Vies et Légendes (Grasset), Maurizio Serra, historien et diplomate et Georges-Henri Soutou, historien en relations internationales, fils de diplomate, s’entretiennent sur un moment historique déterminant dans l’histoire des idéologies.

Georges-Henri Soutou, figure universitaire de Paris-IV Sorbonne, dont on connaît surtout les ouvrages consacrés aux rapports franco-allemands, connaît fort bien l’Italie où il a vécu et fit même des études, son père ayant été consul à Milan en 1958 et 1961. Il serait juste de préciser qu’il a une excellente connaissance de ces conflits idéologiques qui ont déchiré l’Europe puisque par sa mère espagnole, il est le neveu de l’écrivain et homme politique célèbre Jorge Semprun, récemment disparu en juin 2011. Il a été élu à l’Académie des sciences morales et politiques en 2008, section Histoire et Géographie.

Maurizio Serra est actuellement ambassadeur, délégué permanent de l’Italie auprès de l’Unesco à Paris. Il est membre correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques, section générlae depuis 2008. On lui doit dans notre langue, une biographie très remarquée Malaparte, Vies et légendes,publiée chez Grasset, pour laquelle il a reçu le Prix Goncourt de la biographie. Etablie en partie à partir de documents inédits et non traduits en français (comme sa correspondance et son journal), elle pose un panorama complet sur l’Italie fasciste à travers l’exemple de cet écrivain capable de passer des salons aux tranchées.
Parmi les livres de Maurizio Serra, citons aussi Marinetti et la révolution futuriste et Les Frères séparés, Aragon, Drieu La Rochelle, Malraux et un livre d’entretiens avec François Fejtö, Le passager du siècle. Guerres. Révolutions. Europes, chez Hachette Littérature en 1999.


Doit-on parler de fascismes au pluriel ou de totalitarismes au pluriel ? Quelle différence entre fascisme et totalitarisme ? Mussolini lui-même a inventé le mot et a défini le fascisme comme un totalitarisme. Quels usages fait-on du terme ? Sa prononciation même est-elle indicateur de sens ? Qu’est-ce qui le différencie du nazisme ? Au final, le fascisme italien échapperait-il à la catégorie du totalitarisme ? Voici exposées les premières questions de cet entretien entre les deux historiens qui font un tour complet de l’étude du fascisme italien, mouvement puis régime, de ses origines au cœur de la la Première guerre mondiale à sa chute en 1943.

Peut-on en effet parler de fascisme au singulier, comme on l’entend d’un point de vue rhétorique ou politique ? La IIIe Internationale dans les années 1930, faisait fi de ces différences originelles en rassemblant sous le vocable fasciste, le fascisme italien bien sûr, le national-socialisme, et la droite conservatrice traditionnelle. Georges-Henri Soutou s’inscrit en faux contre cette « construction intellectuelle voyant dans le fascisme le stade ultime du capitalisme ». L’échange entre les deux invités de l’émission montre toute la pertinence du métier d’historien malmené ces dernières années malgré un engouement du public pour l’histoire.

Ne doit-on pas plutôt considérer qu’il existe des fascismes ? Pour les historiens, telle est l’évidence. La question fut débattue par les intéressés eux-mêmes, les fascistes italiens, comme le rappelle Georges-Henri Soutou. « Le fascisme n’est pas un article d’exportation », a dit un jour Mussolini, cependant que des opuscules fascistes proclamaient qu’il était un modèle pour l’Europe, et même pour le monde.

Qu’est-ce que le fascisme ?

Le fascisme a offert un substrat idéologique aux pays d’Europe centrale (excepté la Tchécoslovaquie) gagnés par la contagion autoritaire consécutive à la crise économique des années 1930. Le cas de l’Autriche est évidemment intéressant du point de vue italien, avec le régime chrétien social conservateur du chancelier Dollfuss (de 1932 à 1934), qui se rapprochait du fascisme au moins sur le plan du corporatisme. La Roumanie et la Bulgarie peuvent aussi être citées. Outre-Atlantique, des pays tels que le Brésil et l’Argentine entretiennent des liens politiques avec l’Italie fasciste dès ces années-là ; après-guerre, ils reprendront de nombreux éléments du fascisme, « le sérieux en moins » précise Georges-Henri Soutou, faisant référence au péronisme. L’historien pointe ainsi l’ambiguïté du fascisme, mouvement par essence nationaliste, désireux de reconstituer à l’échelle internationale la grandeur de Rome, mais qui affirme en même temps sa vocation européenne.
Pour distinguer et clarifier, G.-H. Soutou pense que le fascisme, mouvement politique propre à l’Italie donc, est d’abord fondé sur la notion d’Etat et le nazisme, sur la notion de race. Il discerne 3 temps dans l’historiographie concernant l’étude du fascisme. Dans un premier temps, les historiens ont en fait un « sous-produit du nazisme ». Puis dans le sillage de Renzo de Felice (mort en 1996), spécialiste de Mussolini et de ces questions, ils ont établi la distinction entre fascisme - mouvement et fascisme - régime. Ce dernier a surtout mit l’accent sur la perspective historique spécifiquement italienne du fascisme qu’on ne retrouvait pas selon lui, dans le nazisme. Certains ont cru y voir une apologie du fascisme. Actuellement les historiens parlent de nazi-fascisme. Cela oblige à repenser le fascisme italien et la complexité de ses composantes selon G.-H. Soutou.

Georges-Henri Soutou distingue quatre composantes essentielles du fascisme italien :
- le nationalisme, ravivé par la Grande Guerre et le sentiment d’une « victoire mutilée », bien que l’Italie sorte du conflit aux côtés des vainqueurs ;
- l’antilibéralisme, à savoir le rejet de la démocratie libérale et de ses valeurs (« esprit de jouissance », etc.) ;
- le charisme du chef, en l’occurrence Mussolini ;
- l’antimarxisme. Cette dernière composante ne doit pas être négligée, insiste de son côté Maurizio Serra, en ce que la révolution bolchévique a, du point de vue fasciste, non seulement joué un rôle idéologique (antimarxisme), mais également montré la voie de la conquête du pouvoir.

Sans 14-18, le fascisme n’aurait pas existé sous cette forme, même idéologiquement parlant. Mussolini est devenu fasciste à la faveur de la Grande Guerre, souligne en effet Maurizio Serra. Avant, il était socialiste.


Le fascisme : un totalitarisme ?

Le concept de totalitarisme a été revendiqué très tôt par Mussolini, dès les années 1920. L’origine de l’expression « Etat totalitaire » est du reste italienne, rappelle Georges-Henri Soutou. Pour le national-socialisme, en revanche, ce qui compte, c’est la Volksgemeinschaft (la communauté du peuple), et non pas l’Etat. En URSS, c’est la dictature du prolétariat, puis dans un second temps le communisme et la société sans classes (l’Etat étant vu dans ce pays comme une simple « superstructure » bourgeoise). Englober ces trois régimes (fascisme, national-socialisme, communisme) dans un même concept, le totalitarisme, est partant quelque peu réducteur. Le débat n’est pas clos, tant s’en faut.

Maurizio Serra revient sur cette notion de totalitarisme, appelant à ne pas confondre entre rhétorique politique et réalité historique du mouvement. Il nous rappelle que Mussolini a très tôt une vision idéologique du fascisme, au sortir de la guerre. Son fascisme est un "social-fascisme", puissamment totalitaire, à la recherche d’un homme nouveau, intégral (critère du totalitarisme). Pendant les vingt ans du régime, Mussolini, "dictateur manqué" a fait des compromis, il n’a pas été le maître absolu. La monarchie et l’Eglise sont restées sous son régime des forces politiques avec lesquelles il dut composer. Entre le fascisme radical des origines (celui du programme de San Sepulcro) et le fascisme-régime, il y a donc une profonde différence. En cela, son régime diffère de celui d’Hitler. Maurizio Serra précise que l’arrivée au pouvoir d’Hitler en 1933 a conduit Mussolini à consolider son mouvement d’un point de vue identitaire.

Deux périodes du fascisme italien

Maurizio Serra distingue dans l’émission, par conséquent un fascisme italien des années vingt (1923-1933/34) où Mussolini jongle entre une position diplomatique "d’équilibriste"qui lui permet de rester proche de la France et de l’Angleterre, tout en finançant et soutenant tous les mouvements fascisants ou para-fascistes des Balkans et d’ailleurs, qui empiètent sur les marges du système libéral conservateur. Le fascisme italien des années trente cherche à couper l’herbe sous les pieds d’Hitler, d’un point de vue idéologique. Pour cette raison, Mussolini s’engage en Espagne aux côtés de Franco, qui n’a pas le fascisme italien pour modèle.

Comment Mussolini a-t-il réagi à l’idéologie nazie ? G.-H. précise que ce "mouvement-régime" n’est pas en désaccord avec l’antisémitisme hitlérien, et cela assez tôt. Or l’Italie n’a pas basculée dans l’horreur des génocides et de la Shoah.


La seconde période s’étendant jusqu’à la chute de Mussolini en 1943, se caractérise par un durcissement du régime, avec notamment une composante raciste qui n’était pas présente à l’origine du mouvement.

Le temps de la conquête de l’Ethiopie (octobre 1935), éloigne l’Italie des démocraties française et anglaise, pour mieux la jeter dans les bras du Führer, qui soutient les ambitions coloniales italiennes. Ce qui n’était pas évident, car les relations entre les deux dictateurs étaient distantes, pour ne pas dire glaciales avant 1935, a fortiori après la tentative de coup d’Etat des nazis autrichiens en 1934 contre le chancelier Dollfuss, soutenu par Mussolini.

L’axe Rome-Berlin de novembre 1936, l’adhésion de l’Italie au pacte antiKomintern en novembre 1937 (signé entre Japon et Allemagne un an plus tôt en 1936), le « pacte d’acier » entre l’Allemagne et l’Italie de mai 1939 pourraient faire croire à une profonde communion entre les deux régimes.
Ce serait méconnaître, selon Maurizio Serra, le problème que posa à Mussolini l’arrivée au pouvoir d’Hitler. Le Duce fit « une sorte de crise de jalousie d’aînesse ». Il veut dès lors endiguer Hitler à la fois politiquement et idéologiquement, comme l’illustrent la faillite du front de Stresa (établi entre la Grande-Bretagne, l’Italie et la France en avril 1935 et tourné contre l’Allemagne) et « l’aventure absurde » de la guerre d’Espagne (Franco, qui n’est pas du tout fasciste, reçoit l’aide italienne, mais ne donne rien en échange).
Le Duce dérive dès lors vers un racisme qui le rapproche du national-socialisme. Les lois raciales de 1938 en Italie naissent certes, selon Maurizio Serra, du rejet de la fraternisation italo-éthiopienne dans le cadre d’un régime fasciste, plus que du racisme biologique allemand. Mussolini s’inquiète de la décadence qui en résulterait, contraire à ces espoirs d’homme nouveau. Même si des travaux récents ont montré des convergences de vue entre le Duce et le Führer sur la question de la race, comme le rappelle Georges-Henri Soutou.

La guerre comme horizon dans le fascisme italien

Hitler conduit également Mussolini sur les chemins de la guerre. Car, indique Maurizio Serra, la neutralité ne fait pas partie du vocabulaire du Duce. Ce n’est ni une notion virile ni fasciste ; la guerre s’impose donc à ses yeux. La seule inconnue est le temps : quand l’Italie sera-t-elle prête ? Et puis Mussolini se sent vieux, diminué, il veut dès lors une guerre brève et opportuniste, prendre sa part du butin et, couronné des lauriers de la gloire militaire, assoir définitivement son pouvoir à l’intérieur, contre l’autel et le trône.

Georges-Henri Soutou insiste de son côté sur une notion partagée à l’époque même par les démocraties : la culture de guerre. Autrement dit, l’idée selon laquelle la guerre est un devoir, qu’il serait inconcevable de s’y soustraire. L’historien décèle également dans la thématique guerrière italienne une volonté d’en finir avec les clichés sur l’Italie « grande puissance de courtoisie », comme on disait encore avant la Première Guerre mondiale.

Mais entre la rhétorique et la réalité, là encore, il y avait un pas que les Italiens dans leur majorité n’étaient sans doute pas près de franchir. De là, selon Georges-Henri Soutou, la première rupture entre le Duce et son peuple, qui jusqu’alors l’avait dans l’ensemble suivi et soutenu, à l’occasion de la déclaration de guerre de l’Italie à la France à genoux, le 10 juin 1940. Car le peuple italien ne voulait pas la guerre, le Duce ne l’avait pas du reste pas préparé pour cela.
La guerre est une composante fondamentale du fascisme.
La guerre, sous sa forme la plus destructrice, c’est-à-dire civile, est consubstantielle au fascisme. La guerre civile, qui suit la Première guerre mondiale, certes larvée, est à l’origine du fascisme. C’est dans un climat de quasi-insurrection communiste que naquit le mouvement. L’Italie, dans ces années d’immédiat après-guerre, n’est pas un cas isolé en Europe. La Hongrie connaît en effet trois mois d’une dictature communiste très violente, sans oublier l’Allemagne, où le mouvement spartakiste tente, en vain, d’instaurer la dictature du prolétariat.

Le fascisme italien prend fin comme il avait commencé, dans un climat de guerre civile. Après le débarquement et les victoires des Alliés en Italie, le régime fasciste est moribond, pour ne pas dire mort, et ne survit que sous la forme de la République sociale de Salo (1943-1945). L’échec de Mussolini est patent : jamais il ne sut ni ne put s’imposer en maître absolu de l’Italie. La guerre, au lieu de lui permettre de s’affirmer, lui aliéna son propre peuple. Et lui qui voulait s’affranchir de la tutelle nazie finit sa vie de dictateur à la tête de la République de Salo dont l’existence ne dépendait que du soutien allemand.
Les invités de l’émission estiment les pertes humaines de cette "seconde guerre civile", entre 80 et 100 000 morts pendant cette période et entre 30 000 et 60 000 pour les règlements de comptes jusqu’en 1947. Comparativement, la guerre civile espagnole aurait fait 150 000 morts, auxquels s’ajoutent 150 000 morts supplémentaires dus à la répression franquiste après la guerre civile. La biographie de Malaparte est une somme sur l’écrivain et sur cette Italie qui sut jouer de la « combinazione », comme nous le rappelle Maurizio Serra dans cet échange avec G.- H.Soutou.

Le cas Malaparte

La biographie écrite par Maurizio Serra aborde la figure de Curzio Suckert dit Malaparte né en 1898, en Italie, à Prato. Il meurt en 1957, lors d’un voyage en Chine. L’écrivain flamboyant, l’auteur de Technique du coup d’Etat (1931), apologie ambigüe du fascisme, accède à la renommée internationale avec deux romans Kaputt, paru en 1943 et son roman -chronique La Peau paru en 1949. Malgré cette reconnaissance littéraire et sa villa mythique de Capri, Casa Com me, immortalisée par Godard dans Le Mépris, Malaparte était encore mal cerné en raison de ses engagements multiples et contradictoires. Homme de droite, journaliste, s’étant prononcé pour l’adhésion au fascisme, il s’est rapproché de l’idéologie communiste à partir de 1943. Ses prises de position font de lui un personnage controversé et de légendes à l’image de ses revirements politiques radicaux, tour à tour, fasciste, pro-Allié pendant la Deuxième guerre mondiale, et antifasciste. Celui qui fut le directeur de la Stampa dans les années trente reste pourtant un interprète majeur de l’histoire du XXe siècle, comme le révèle ce livre.

Georges-Henri Soutou, de l'Académie des Sciences Morales et Politiques et Maurizio Serra, ambassadeur, délégué permanent de l'Italie auprès de l'UNESCO et historien
Georges-Henri Soutou, de l’Académie des Sciences Morales et Politiques et Maurizio Serra, ambassadeur, délégué permanent de l’Italie auprès de l’UNESCO et historien
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Quelques dates :

- 1919- 23 mars 1919 : Création des Faisceaux italiens de combat par Mussolini à l’issue d’une réunion le 23 mars 1919, dans une salle de la piazza San Sepolcro à Milan prêtée par le Cercle des intérêts industriels et commerciaux (119 personnes présentes). Un programme est rédigé.

- 1919 : crise de Fiume (aujourd’hui Rijeka, en Croatie) . La ville de Fiume et la région alentour appartenait à l’empire austro-hongrois avant la guerre. Ce petit territoire est l’enjeu de forte pressions internationales au lendemain de l’armistice entre la Hongrie, l’Italie, et le Royaume de Serbes, de Slovènes et de Croates d’une part, et la SDN et les Etats-Unis qui entendent arbitrer le conflit, d’autre part.
A la faveur de la confusion, elle est prise et annexée par Gabriele D’Annunzio, poète très populaire et héros de guerre, qui servit comme aviateur, avec quelques centaines d’Arditi, anciens combattants, marins, légionnaires. Nationaliste avant-tout, il a œuvré pour sortir l’Italie de sa neutralité, durant la guerre de 14-18. Dans l’élan de la guerre, il s’empare de Fiume qu’il offre à l’Etat italien qui le refuse. Il met alors en place un régime avant-gardiste dans ce nouveau micro-Etat indépendant, créé hors cadre de la SDN, qui dure jusqu’en 1921. Le territoire est ensuite bombardé par la monarchie italienne, l’obligeant à capituler. Il fuit et restera dans l’ombre de Mussolini qui voyait en lui un rival imposant en raison de sa popularité.

- 1920 : le fascisme est un mouvement et un état d’esprit.
- 1921 - mai, les chemises noires de Mussolini remportent des sièges aux élections législatives.
- 1921- 12 novembre : fondation du Parti national fasciste
- 1922- 22 octobre : marche sur Rome de Mussolini ; le roi le charge de former un gouvernement et le nomme premier ministre.
- 23 juillet 1943, fin de la dictature de Mussolini et guerre civile
- 1943-1945 : République Sociale de Salo instaurée par Mussolini (ville sur le Lac de garde), dans une région encore contrôlée par l’armée allemande ; durant cette brève expérience politique, Mussolini revient aux origines révolutionnaires du fascisme. Les Alliés et les résistants italiens viennent à bout du régime et de Mussolini le 27 avril 1945, où il est capturé et exécuté.

Pour en savoir plus

- Georges-Henri Soutou sur le site de l’Académie des sciences morales et politiques






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