Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

Comment notre cerveau perçoit-il le temps ?

avec le neurologue Jean Cambier, membre de l’Académie de médecine

Qu’il s’agisse de notre respiration, des battements de notre cœur ou de nos phases de veille et de sommeil, ces différents rythmes s’inscrivent dans le temps, dans la vie. C’est notre système nerveux qui gère en grande partie ces rythmes. Alors comment notre cerveau perçoit-il le temps ? Jean Cambier, à travers la présentation de son ouvrage Du temps et des hommes développe au cours de cette émission la différence entre le temps perçu et le temps ressenti.


Bookmark and Share

Le neurologue Jean Cambier s’attache à citer les philosophes pour introduire la notion du temps chez l’homme : « Le temps est un concept. On ne peut pas définir le temps comme une chose que l’on pourrait tenir ou voir. Saint Augustin l’a défini en disant : « C’est en toi mon esprit que je connais le temps ». C’est donc le cerveau de l’homme qui a conçu cette notion de temps. Et l’ouvrage de Jean Cambier [[Du temps et des hommes, vers une neuropsychologie du temps, éditions de l'Infini, 2011p[- a pour objectif de montrer comment s’est développée progressivement cette notion du temps jusqu’à s’inscrire dans les structures du système nerveux.

Si la respiration et les battements du cœur sont autant de rythmes qui existent indépendamment de cette notion philosophique du temps, c’est parce que le système nerveux est naturellement producteur de rythmes « des rythmes qui vont constituer en nous une pré-conscience du temps » précise Jean Cambier.

Chez l’enfant, le rythme des tétés est la première inscription du temps dans la vie de l’individu. Notre corps est ainsi rythmé par les cycles circadiens (jour / nuit, veille / sommeil), supradiens (cycles mensuels, hibernation, migration) et infradiens (à l’intérieur d’une journée, l’appétit, les sécrétions hormonales).
Ainsi « tout est géré par des ensembles de neurones, des noyaux dans le tronc cérébral dont le fonctionnement est totalement indépendant de notre volonté. Ils sont inscrits comme une horloge fondamentale. Ce sont les noyaux surpra-chiasmatiques qui règlent ainsi la vie en fonction de la nature et du comportement des espèces » nous explique Jean Cambier. S’ajoute à ces horloges inhérentes à notre corps, des « synchroniseurs » telle que la lumière par exemple, qui permet de mettre à jour l’horloge fondamentale.

Au cours de ses consultations, Jean Cambier a pu observer un garçon de 20 ans porteur d’une tumeur lui comprimant les structures de la base du cerveau.(...)


© Canal Académie - Tous droits réservés

Notez cette émission :

Pour poursuivre la lecture de cet article et écouter cette émission,
devenez membre du Club pour 25€ par an seulement ! abonnez-vous ici Déjà abonné ? identifiez-vous

Commentaires