Marcel Maréchal, l’homme de théâtre aux multiples facettes

Le parcours nomade d’un passionné des planches
Metteur en scène, comédien, directeur de théâtre... Marcel Maréchal cumule les rôles. De sa rencontre avec les plus grands, de Obaldia à Audiberti, il garde des souvenirs amusés et émus. Portrait d’un homme qui parcourt les chemins de France à la rencontre de tous les publics.


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Il a la fraicheur juvénile et l’allure assurée. Le regard profond, il parle avec les tripes et quelques décennies d’expérience. Marcel Maréchal maîtrise. La vie, le théâtre, l’espace et le temps, il maîtrise. Du plus profond de ses ambitions naissent les valeurs qui l’ont menées chaque jour à la rencontre de nouveaux publics et de nouvelles contrées. Son amour du théâtre, bien plus grand que le cinéma, à qui le doit-il ? Audiberti, Vauthier, Guilloux ? Oui, et à tous les autres aussi.

« Nous rapprocher les uns des autres »

Ce sont des histoires de vie qu’il nous conte au fil de l’eau. Quelle vie ! Il a travaillé avec les plus grands et monté une poignée de pièces d’académiciens (L’azote, Le Général inconnu ou encore Les Impromptus de René de Obaldia, Les Chaises de Eugène Ionesco, L’Echange de Paul Claudel). Comme le dit son entourage « Marcel cumule tous les rôles : il est à la fois responsable, directeur administratif et financier, acteur, metteur en scène, homme de troupe ». De toutes ses facettes, laquelle préfère t-il ? « J’aime tout parce que je trouve un sens à tout ». Ce qui l’anime ? « La recherche de l’aventure humaine. » « Nous rapprocher les uns des autres, quelle que soit la fonction de chacun. » « Pas besoin d’être un chef pour diriger des comédiens. »

Un parcours nomade jusqu’aux Tréteaux de France

On l’a connu Directeur du Théâtre du Cothurne à Lyon (qu’il fonde en 1958 et où il fait débuter, entre autres, Pierre Arditi, Catherine Arditi, Marcel Bozonnet, Maurice Bénichou, Jean-Marie Verselle ou Bernard Ballet), du Gymnase, du Théâtre national puis de La Criée à Marseille, du Théâtre du Rond-Point des Champs-Élysées à Paris (à partir de 1995) et depuis janvier 2001, Directeur des Tréteaux de France, ce formidable Centre Dramatique National itinérant, fondé par Jean Danet. On y retrouve toute la vivacité du théâtre vivant en France. C’est un retour à la vraie notion de culture : la proximité, l’accessibilité, la découverte. Une équipe parcourt des dizaines de milliers de kilomètres en une année, dort des centaines de nuits hors de chez elle, rencontre des milliers de spectateurs... Du sacrifice ou du travail naissent la satisfaction de la tâche accomplie et surgit une extraordinaire voix qui nous dit : « rassurez-vous, les saltimbanques du théâtre ne sont pas morts, certains ne sont même pas encore touchés par la vanité. »

De cette expérience, il aime tous les lieux où il n’est pas sensé aller, toutes les personnes qui viennent le saluer après une représentation, tous ceux qui viennent le remercier pour leur avoir fait découvrir le théâtre. Qu’est-ce qui reste au fond après tout çà ? Quelques mots de Gide. « Peut-être cette extraordinaire chose qu’est le théâtre... » et que mène admirablement ce grand homme des planches.

En savoir plus :

- Le Festival Théâtral de Figeac fondé par Marcel Maréchal qui a lieu du jeudi 29 juillet au 7 août 2010.

En 2009, la pièce "Les Caprices de Marianne" d'Alfred de Musset est revisitée par Marcel Maréchal. Après le théâtre 14 à Paris, la troupe des Tréteaux de France se déplace dans toute la France.
En 2009, la pièce "Les Caprices de Marianne" d’Alfred de Musset est revisitée par Marcel Maréchal. Après le théâtre 14 à Paris, la troupe des Tréteaux de France se déplace dans toute la France.

- Les Tréteaux de France en tournée avec le spectacle "Les caprices de Marianne".






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