Penser l’après-crise. Tout est à reconstruire

avec Jean-Pierre Pagé reçu par Jean-Louis Chambon
Comment le système économique mondial en est arrivé aux dérives actuelles sous l’influence de la pensée néolibérale ? Comment celle-ci a fait oublier l’importance d’un projet de société ? Jean-Pierre Pagé énumère les pistes d’une régénération possible dans son livre Penser l’après-crise. Tout est à reconstruire.


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Émission proposée par : Jean-Louis Chambon
Référence : PAG619
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Adresse de cet article : https://www.canalacademie.com/ida4399-Penser-l-apres-crise-Tout-est-a-reconstruire.html
Date de mise en ligne : 21 juin 2009

Classiquement comme après chaque crise, nombreuses sont les propositions de réforme de l’ordre économique et financier mondial : la plupart, sans auto-flagellation excessive, après avoir jeté l’anathème sur la cupidité de quelques uns, se cantonnent sur la règlementation en évitant toute remise en cause de l’économie de marché et du capitalisme.

Mais rares sont celles qui envisagent, sans idéologie révolutionnaire, de changer de paradigme pour renforcer la solidarité et permettre une meilleure redistribution des ressources.

C’est pourtant à cet exercice que se livre Jean-Pierre Pagé, économiste et auteur confirmé, se doublant d’une précieuse expérience des grandes organisations internationales : aussi son diagnostic sur ce qu’il considère « comme l’une des phases les plus critiques de l’histoire du monde » dépasse-t-il largement le cadre économique et financier pour s’attacher aux conséquences de « l’anthropocène » (entendez le rôle géophysique de l’homme sur son environnement) et à l’inacceptable creusement des inégalités.

Pour l’auteur, la thèse néo-libérale, érigée en « pensée unique » n’est pas à la hauteur des réponses nécessaires : « le marché n’est pas la panacée » et « quand le capitalisme perd la tête (1) » il annonce aussi son déclin.

Très proche des thèses d’ Immanuel Wallerstein (2) enseignant à Yale, pour qui « le capitalisme touche à sa fin », mais prudent, face à l’école de la régulation (3) qui propose de mettre sous contrôle de structures ad hoc les « rapports marchands » avec plus d’Etat, l’auteur affirme « l’humanité aborde un nouveau chapitre de son histoire, il serait vain de replâtrer le vieux système ».

Son chemin vers le nouveau monde : une démocratie recrédibilisée et une « économie sociale de marchés » s’appuyant sur une Europe forte et des… Européens….

Un projet de société qui est aussi une profession de foi.






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