Le poète de la désillusion

L’auteur caché n° 2
Une rubrique en forme de jeu culturel pour tester vos connaissances en littérature française. On vous donne dix indices, on vous lit dix lignes d’extraits et en moins de dix minutes, vous devez découvrir de quel auteur il s’agit... Rassurez-vous, c’est un grand classique littéraire qui, bien sûr, fut académicien ! Vous êtes prêt ? A vous de jouer.


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Émission proposée par : Fernand Guiot , Hélène Renard
Référence : VOI313
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Date de mise en ligne : 21 septembre 2008



Les 10 indices sur la vie de cet académicien

- 1erindice :

Il est né, en 1797, dans le Val de Loire, à l’ombre du château de Loches. Mais très vite, sa famille vit à Paris. Il est comte et porte avec élégance la particule de la noblesse. Et la tenue d’officier. Comme tout militaire, il grimpe les échelons, sous-lieutenant à 17 ans, capitaine, et... il s’arrête là, la vie militaire ne lui convient pas du tout.

- 2ème indice :

Il se met à l’écriture, reprend ses études, écrit ses premiers vers, fréquente les cercles littéraires parisiens. Victor Hugo devient son ami. Il épouse une Britannique, Lydia de son prénom, et il publie : des poèmes, un roman historique consacré à Cinq-Mars qui fut un éclatant succès, des pièces de théâtre (il adapte volontiers Shakespeare, notamment Othello).

- 3ème indice :

Il est royaliste. Néanmoins, il s’informe des idées républicaines. La Révolution de 1830 lui cause un cas de conscience. Il va s’épancher en écrivant notamment, en 1835, Servitude et Grandeur militaires. Il s’intéresse à la philosophie sociale.

- 4èmeindice :

Voici une citation extraite de son "Journal d’un poète" : Cinq-Mars, Stello, Servitude et Grandeur militaires sont les chants d’une sorte de poème épique sur la désillusion ; mais ce ne sera que des choses sociales et fausses que je ferai perdre et que je foulerai aux pieds, les illusions ; j’élèverai sur ces débris, sur cette poussière, la sainte beauté de l’enthousiasme, de l’amour, de l’honneur, de la bonté, de la miséricordieuse et universelle indulgence qui remet toutes les fautes, et d’autant plus étendue que l’intelligence est plus grande.

- 5ème indice :

Pour une actrice, la belle Marie Dorval, il a failli se perdre. Et pour elle il a écrit "Chatterton", son chef d’oeuvre au théâtre. Leur liaison est romantique mais orageuse et notre auteur devint d’humeur maussade, se retire du monde, et se réfugie dans une "sainte solitude".

- 6ème indice :

Ecoutons maintenant dans l’un de ces poèmes les plus célèbres, intitulé "Moïse" :

Il disait au Seigneur : "ne finirais-je pas" ?

Où voulez-vous encor que je porte mes pas ?

Je vivrai donc toujours puissant et solitaire

Laissez-moi m’endormir du sommeil de la terre...

Vos anges sont jaloux et m’admirent entre eux.

Et cependant Seigneur je ne suis pas heureux.

Vous m’avez fait vieillir puissant et solitaire.

Laissez-moi m’endormir du sommeil de la terre...

- 7ème indice :

Cette angoissante question des rapports de Dieu et de l’humanité, celle de la fatalité, c’est tout le talent de notre auteur que de l’avoir mise en forme dramatique et poétique. Par exemple dans son poème "Le Mont des Oliviers" évoquant la nuit où Jésus va être livré :

Il s’arrête en un lieu nommé Gethsémani.

Il se courbe à genoux, le front contre la terre ;

Puis regarde le ciel en appelant "mon père !",

 mais le ciel reste noir et Dieu ne répond pas".

- 8ème indice :

Sa réflexion philosophique, il en fait le thème central de ses oeuvres, de ses poèmes. Il le dit lui-même dans la préface d’un recueil de 1837 : Le seul mérite qu’on n’ait jamais disputé à ces compositions, c’est d’avoir devancé en France toutes celles de ce genre dans lesquelles une pensée philosophique est mise en scène sous une forme épique ou dramatique.

- 9ème indice :

Pour lui, rien n’a de sens, sauf le progrès ! "La vérité sur la vie, c’est le désespoir", dit-il ; cependant, il garde foi dans le triomphe de la connaissance. Et voici l’attitude face à la vie qu’il préconise, dans un autre poème célèbre : "La mort du loup" :

Gémir, pleurer, prier, est également lâche ;

Fais énergiquement ta longue et lourde tâche.

- 10ème indice

Notre auteur sera élu à l’Académie française, non sans mal, en 1845. Il meurt à Paris en 1863. Plusieurs de ses œuvres seront publiées de façon posthume, notamment la plus connue "les Destinées".

Vous avez deviné de qui il s’agit ? Oui ? Non ? Cliquez sur le document joint pour obtenir la réponse !

La Lecture des citations et des extraits est assurée par le comédien Fernand Guiot.

Découvrez l’auteur caché n° 2
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