Le don de gamètes doit-il rester anonyme ?

avec Georges David, de l’Académie nationale de médecine
Les enfants conçus par Insémination artificielle avec donneur (IAD), doivent-ils/ peuvent-ils connaître l’identité du donneur qui a servi à leur conception ? Une proposition de modification de la loi tend à aller dans ce sens. Mais les membres de l’Académie nationale de médecine se sont prononcés unanimement contre la levée de l’anonymat. Pourquoi ? Réponses en compagnie de Georges David, de l’Académie de médecine, fondateur des CECOS (Centre d’étude et de conservation des oeufs et du sperme).


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Date de mise en ligne : 11 février 2007


Georges David, membre de l’Académie nationale de médecine.
Georges David, membre de l’Académie nationale de médecine.

Depuis trois ou quatre ans, des enfants dits IAD (Insémination artificielle avec donneur) font entendre leur voix pour que l’on reconnaisse leur droit à connaître le nom de celui ou celle qui leur ressemble génétiquement.

C’est pourquoi, en juin 2006, l’élue UMP Valérie Pécresse, proposait avec 90 autres députés, de modifier la loi afin que l’anonymat des donneurs soit levé :

« Le don de gamètes est anonyme. Le donneur peut, au moment du don, autoriser que l’anonymat soit levé. Le couple receveur se trouve alors devant un choix : soit il recourt à un don dont l’anonymat est levé, soit il recourt au don anonyme. Seul l’enfant né du don peut demander à connaître l’identité du donneur.
De même, ses descendants peuvent demander à connaître l’identité du donneur qui a permis la naissance de leur parent »
 ; ceci afin de permettre un meilleur futur équilibre psychique de l’enfant à naître.

Ce "double circuit", s’inspire librement du modèle anglo-saxon mis en place en été 2006. Mais suite à cela, le nombre de dons à considérablement baissé. La Grande-Bretagne se retrouve face à un double problème : Les donneurs ne veulent pas être assimilés à des parents biologiques et les couples en attente de dons se retrouvent d’autant plus en difficultés.

En France, le débat reste ouvert :
- Les associations qui militent pour une modification de la loi évoque le mal être de ces enfants qui ne connaissent pas leurs origines.
- Les médecins eux, souhaitent conserver le système actuel. Ils fustigent la confusion faite entre donneur et parent biologique. Cependant le Conseil Consultatif national d’éthique (CCNE) ne ferme aucune porte ; les membres attendent en effet les premiers résultats de la levée de l’anonymat des donneurs chez nos voisins européens (Grande-Bretagne, Suède, Allemagne) pour, peut-être, revoir leur position.

En France, l’IAD est légalement autorisée depuis 1973, grâce au professeur Georges David, fondateur des Centres d’Etude et de Conservation des Oeufs et du Sperme humains (CECOS).

Depuis, plus de 50 000 bébés ont vu le jour.
Le don est très règlementé : les potentiels donneurs doivent vivre en concubinage, avoir eu des enfants ; des teste psychologiques sont réalisés afin de connaître ses motivations de donneurs.

Retrouvez dans cette émission le débat sur le don anonyme de gamète, ainsi que l’histoire des CECOS (23 centres régionaux à l’heure actuelle).

Georges David est professeur de biologie de la reproduction, fondateur en 1973 des CECOS, Centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme, membre de l’Académie nationale de médecine, rapporteur du communiqué officiel de l’Académie se prononçant contre toute levée de l’anonymat des donneurs.

En savoir plus sur :
- Georges David, membre de l’Académie nationale de médecine
- La proposition de modification de loi sur le don de gamètes (site de l’élue UMP Valérie Pécresse)
- L’avis défavorable du CCNE sur la levée de l’anonymat
- Les CECOS






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