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Dans Musique et danse :
Le musicologue Gilles Cantagrel propose une introduction sur l’opéra et Debussy. Il nous plonge dans le contexte de l’époque. L’opéra de Paris est accablé de pages assassines par Debussy : sa ressemblance avec la gare St Lazare, et la musique que l’on y entend serait toujours aussi mauvaise. Qu’y joue t-on à l’époque ? Les ouvrages français, ou francophones d 'Ernest Reyer (1823-1909), de Giacomo Meyerbeer (1791-1824), de Jules Massenet (1842-1912) qu’admirait Debussy d’ailleurs, en même temps que l’on commence à représenter sérieusement Richard Wagner avec "Tristan" notamment. Quant à l’Opéra comique qui est le haut lieu de la création dans l’art lyrique,- c’est là qu’a été créé "Carmen", et tant d’autres ouvrages, en 1900 on y joue la « Louise » de Gustave Charpentier, et elle fera un triomphe. Deux ans après, réaliste, roman musical à la Zola, c’est la création d’un ouvrage complètement atypique « Pelléas et Mélisande » de Debussy d’après la pièce de Maeterlinck. Il y eut une première tumultueuse pour des raisons tout à fait extramusicales, de cabbale. Après cette première, l’ouvrage va connaître le plus grand succès, puisqu’en dix ans il aura cent représentations, ce qui pour une œuvre contemporaine est tout à fait exceptionnel. Avec "Pelléas" s’ouvre un nouvel âge pour l’art lyrique. Debussy était passionné depuis sa jeunesse par l’opéra. Dès l’âge de vingt ans, il avait mis en chantier une comédie lyrique, et tout au long de sa vie il envisagea de nombreux projets d’ouvrages lyriques comme par exemple « La chute de la maison Usher » d’après Edgar Poe. Et tant d’autres. Il était admirateur de Moussorgski et de Wagner, ce qui est une bonne leçon pour écrire de l’opéra. Auteur de nombreuses mélodies il s’était frotté à la déclamation lyrique. Ses mélodies étaient exécutées, il avait le contrôle immédiat de ce qu’il écrivait et il ne pouvait évidemment pas se satisfaire d’une formule de théâtre « préfabriquée », où des récitatifs doivent immanquablement amener aux grands airs de bravoure que tout le public attend. Ces airs obligés, non ! Le choix du poème, le traitement de l’orchestre, le débit de la voix chantée, tout(...)
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