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La gentillesse... comme "Petite philosophie de l’entreprise"

Le credo d’Emmanuel Jaffelin : une nouvelle sociabilité en entreprise

Et si la gentillesse était la solution au bien-être de l’entreprise ? Dans son livre Petite philosophie de l’entreprise, Emmanuel Jaffelin croit à une sociabilité nouvelle pour une aventure économique différenciée et bénéficiant d’une certaine noblesse spirituelle. Notre invité s’explique au micro de Jean-Louis Chambon.


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Malgré tous les livres parus sur le management, tout se passe comme si la réalité économique faisait résistance au projet d’humaniser l’Entreprise. En fait les relations humaines qu’elle abrite et dont elle se nourrit, changent peu envoyant ainsi par le fond la noble idée de mettre l’homme en son centre.

Emmanuel Jaffelin propose en réaction : « d’ouvrir les hommes du XXIème siècle à une sociabilité nouvelle » et en posant un regard sur l’Entreprise, qui n’est « ni un simple constat ni un réquisitoire » mais une fenêtre ouverte sur l’Entreprise elle-même et sur sa double finalité de produire de la richesse mais aussi du bien être.

La thèse défendue par l’auteur tient au fait que les êtres humains qui passent l’essentiel de leur vie au travail aspirent à ce que ce ne soit pas simplement une mauvaise parenthèse dans leur vie mais l’un des facteurs du vivre ensemble.
Car tout homme qui travaille cherche à la fois à créer de la richesse mais aussi… à être heureux.

Mettre la gentillesse dont il a fait l’éloge ("Petit éloge de la gentillesse", 2010 – éditions François Bourin) est la voie qu’il propose pour tirer l’Entreprise de ses pathologies actuelles et éviter qu’elle tire l’humanité vers le bas et au contraire lui permette de s’élever.
Ainsi le travail pourrait être considéré comme une aventure économique pour réconcilier richesse matérielle et noblesse spirituelle. Mais pour que l’entrepreneur « réconcilie l’honneur et le bonheur », il lui faut des hommes capables de tisser des « relations humaines fructueuses et une atmosphère de travail respirable et bénéfique » et donc des dirigeants, des managers qui puissent intégrer dans leurs nobles missions une dimension chevaleresque, celle du gentilhomme des temps modernes.

La route est encore longue pour que cette proposition puisse permettre à l’entrepreneur (ce héros ?) de mériter la loyauté de ses salariés plutôt que de l’exiger mais « la difficulté de réussir ne fait qu’ajouter à la nécessité d’entreprendre. » L'entrepreneur « en tisserand du lien social » comme l’imaginait déjà(...)


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