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"Il faut maîtriser la finance..."

L’analyse rigoureuse et sans tabou d’André Levy-Lang, ancien président de Paribas, au micro de Jean-Louis Chambon

Depuis la crise financière de 2007, la "finance", devenue le symbole diabolique des dérives du système économique et financier mondial, est au cœur de toutes les discussions. Est-elle la grande responsable d’un marasme économique sans précédents ? Faut-il la réformer ? Y-a-t-il une "bonne" et une "mauvaise" finance ? Autant de questions auxquelles s’attaque dans cette émission notre chroniqueur Jean-Louis Chambon, en compagnie d’un invité pour qui la finance n’a plus de secrets, André Levy-Lang, ancien président de la banque Paribas, auteur d’un livre justement intitulé... "il faut maîtriser la finance".


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A défaut de prendre conscience de leurs propres turpitudes, les politiques ont offert à l’opinion un nouveau « bouc-émissaire », l’ adversaire sans visage, la Finance.

A la lueur de son exceptionnelle expérience, André Levy-Lang, ancien président de Paribas, et de la fondation du RISQUE, préfère l’image de Janus :

- d’un côté, «la bonne finance», vitale pour l'économie, le crédit et la création d'entreprises, et la transformation financière qui permet aux dépôts des uns de servir d’emprunts aux autres...
- mais les banques et les marchés financiers peuvent déraper et « devenir nuisibles » comme en attestent les crises financières.

Aussi est-ce cette face, la plus visible, que retiennent avant tout les médias et autres parties prenantes, ouvrir le 20 heures sur le tragique plutôt que sur ce qui marche, est un grand classique...
Quoiqu'il en soit, il faut alors maîtriser ces dérives de « la bonne finance ».

Est-ce possible et comment le faire ?
C’ est à ces interrogations que l'auteur apporte, dans ce petit mais lumineux précis ses éléments de réponse, égratignant au passage « les instances de régulation qui n'ont pas joué leur rôle... »
Maintenir la finance dans des règles et des limites opportunes sans qu'elle devienne dangereuse nécessite «une bonne police» mais pour faire une bonne police, il faut de bons policiers...

Les innovations et les excès qui ont conduit à la catastrophe « n'étaient souvent que le prolongement excessif et perverti d’outils à priori utiles… », comme par exemple les modèles mathématiques.

L'auteur passe en revue les thèses du moment, la séparation des modèles de banques, la loi DODD-Frank, bénédiction pour les «lawyers», la maîtrise des rémunérations des dirigeants et des traders…


Il pointe du doigt les dégâts des règles de la «juste valeur», procyclique, sur le système bancaire, qui a besoin de générer, à travers la stabilité de la valeur de ses actifs, l'indispensable confiance sur laquelle repose tout l'édifice financier mondial.
Il appelle de ses vœux l’émergence d’une gouvernance mondiale, en rappelant que le combat sera rude, notamment contre les lobbies en raison de l'extrême complexité des mesures techniques qui devraient être prises et des résistances nationales.
Rien n’est encore gagné.
Puisse cet ouvrage par sa clarté et son bon sens(...)


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