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Assia Djebar, de l’Académie française : entre la France et l’Algérie

Genèse d’un écrivain entre littérature et cinéma

Assia Djebar témoigne sur son adolescence, sa vie d’étudiante, de jeune épouse et ses premiers écrits dans la tourmente de l’histoire. Elle a été élue à l’Académie française en 2005 au fauteuil précédemment occupé par Georges Vedel.


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Jeune auteur en langue française, dès les années cinquante, Assia Djebar revient sur les années de sa jeunesse durant lesquelles la littérature, l'écriture, la philosophie, l'histoire, le journalisme, l'enseignement et le cinéma ont constitué les strates d'un fertile terreau pour son écriture. C'est son roman Femmes sans sépulture, paru en 1982 qui a contribué à la faire connaître d'un public plus large.


Née en 1936 à Cherchell sur la côte algérienne, près du mont Chenoua, Assia Djebar livre ici, avec générosité, les clefs de son éducation intellectuelle et morale. Elle raconte son goût précoce pour la littérature, ses rencontres, les écrivains qui l'ont marquée, la place et la liberté d'une jeune algérienne musulmane, brillante dans ses études, remarquée par ses professeurs, encouragée par sa famille à poursuivre des études supérieures en France en 1954. Elle intègre l'École Normale Supérieure Sèvres l'année suivante.


A l'âge de 22 ans, elle publie en 1957, chez René Julliard son premier roman, La soif. Elle l'écrit avec rapidité et facilité en accordant à cet exploit la place d'un coup d'essai. Suivront Les impatients en 1958, Les enfants du nouveau monde en 1962, Les alouettes naïves en 1967.


Sa détermination à rester, selon la formule de Diderot qu'elle a fait sienne, « en-dehors et au-dedans », de la guerre d'Algérie, a donné à la jeune femme qu'elle était et qu'elle évoque au cours de cet entretien, un regard libre et critique sur ceux qu'elle a croisés et ceux qui ont partagé sa vie.


Abordant ces différentes expériences dans cette émission, elle évoque ses professeurs, ses amies, le fiancé qui deviendra son premier époux, ses allers-retours incessants entre les deux rives de la Méditerranée.


Son œuvre est dominée par la conscience d'être entre-deux : entre l'Algérie et la France, entre l'Algérie d'aujourd'hui et celle de la colonisation, entre le berbère qu'elle considère comme langue de souche de tout le Maghreb, l'arabe, sa langue maternelle, et le français. Dans sa narration, les allers et retours entre différentes époques ou, entre des situations chronologiques différentes, entre des personnages apparemment sans rapport, donnent à son(...)


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