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Nucléaire : Quels risques pour les générations futures ? Points de vue du philosophe Jean Baechler et de l’économiste Michel Pébereau

Leurs interventions au colloque "Quel avenir pour le nucléaire dans la politique énergétique française ? (3/3)

La campagne présidentielle de 2012 a relancé le débat sur la politique énergétique à mener en France. L’Académie des sciences morales et politiques, un an après l’accident nucléaire de Fukushima, organisait en mars 2012 un colloque sur les questions économiques autour de ce sujet. Retrouvez dans ce troisième et dernier volet la retransmission des propos de Michel Pébereau et ses rappels historico-économiques autour de la filière électro-nucléaire en France, et la conclusion de Jean Baechler autour de la question suivante : A-t-on le droit de faire courir des risques aux générations à venir ?


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Suite aux chocs pétroliers de 1973 et de 1979, la question de l’indépendance énergétique a été centrale en France. « C’est l’origine du programme électronucléaire » rappelle Michel Pébereau. Dans le même temps, la France a décidé de lancer un vaste programme d’économie d’énergies. Pourtant remarque l’académicien, « à la fin des années 1970, une partie de la population française n’était pas favorable à la poursuite du programme électronucléaire mais lorsque le 2e choc pétrolier a suivi, il a finalement été décidé de continuer. Le programme rédigé en 1975 a été mis en œuvre intégralement dans les délais qui avaient été prévus ».



L’énergie électrique d’origine nucléaire permet par ailleurs de réduire nos importations. « L’idée peut paraître mercantiliste mais à la veille du premier choc pétrolier, la France avait une balance des paiements courants en équilibre en 1973. En 1974, son déficit était de 2,3% de son PIB. De même, en 1978, un an avant le deuxième choc pétrolier, la balance des paiements courants était en équilibre. En 1981 le déficit était de 1,4% du PIB et en 1982, 3% du PIB. Le déficit extérieur de la France était à ce point considérable que le gouvernement de l’époque a décidé de changer de politique économique ».
Actuellement, nous notre déficit des paiements courants est de 2,3% du PIB. Nous sommes revenus à la situation de l’après premier choc pétrolier du point de vue de nos paiements courants. « A partir de là, nos marges de manœuvres sont assez faibles à mon avis.
La différence avec l’Allemagne est importante : elle peut se permettre d’abandonner des ressources nationales d’énergies car la situation de ses paiements courants est en excédent de 6% par rapport à son PIB. Ceci explique une attitude différente en matière d’approvisionnement en énergies »
.

Un autre élément clé dans le débat sur l’énergie demeure son coût et la richesse économique du nucléaire pour notre pays. Pour Michel Pébereau, le faible coût de l’énergie nucléaire rend notre pays encore compétitif par rapport aux autres, en plus de la stabilité des prix.

Par ailleurs, dans le contexte de la campagne présidentielle de(...)


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