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Dans Photographie et Cinéma :
Pierre Schoendoerffer (1928- 2012) a toujours rêvé de bateaux et de cinéma. C’est dans cet ordre que sa route se trace, puisqu’il s’engage d’abord dans la marine avant de se décider à saisir une caméra et à se joindre au Service Cinématographique de l’Armée. C’est ainsi que le jeune caporal-chef se rend en Indochine. Il a vingt-sept ans quand il est capturé à la bataille de Diên Biên Phu. Il entame ensuite une carrière de journaliste pour Match, Paris-Presse, et même à l’international, pour le Times ou pour Life. A la fin des années 1950, le cinéaste se confirme en signant ses premiers longs métrages : d’abord La Passe du Diable, sur un scénario de Joseph Kessel, puis Ramuntcho et Pêcheurs d’Islande inspirés de Pierre Loti (Loti et Kessel, deux membres de l'Académie française).
Le vrai compromis entre son engagement militaire et son talent de cinéaste, Pierre Schoendoerffer le trouve enfin au début des années 1960, en tournant des commandes pour le Sirpa (le Service d’Informations et de Relations Publiques des Armées), comme le court métrage Sept jours en mer. Et l’alchimie fonctionne puisqu’en 1965, son premier chef-d’œuvre séduit le jury du festival de Cannes. La 317e Section cède la Palme d’Or à Richard Lester et son film Le Knack, ou comment l’avoir, mais repart quand même avec le Prix du scénario.
L’histoire de ce bataillon qui doit abandonner son poste en Indochine marque la première collaboration entre Pierre Schoendoerffer et ses acteurs fétiches : Jacques Perrin et Bruno Cremer. En quelques images, le spectateur comprend que la force du cinéaste est avant tout de filmer la camaraderie entre les supplétifs et les officiers de la métropole, en se focalisant moins sur le conflit avec(...)
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