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Pour son Altesse royale le prince Henrik de Danemark, la poésie est "une émotion pure"

Fin connaisseur de la littérature française, il évoque ses auteurs préférés et confie ses goûts littéraires

En visite privée à Paris, son Altesse royale le prince Henrik de Danemark, dans cette interview à Canal Académie, a évoqué quelques unes des passions de sa vie. Mélomane, musicien et même sculpteur, les facettes de sa personnalité sont nombreuses. Par dessus tout, il y a l’amour de la littérature française : Verlaine, Ronsard, Apollinaire... les écrivains et particulièrement les poètes français n’ont aucun secret pour lui ! Il est reçu par Axel Maugey.


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Quel destin pour ce jeune diplomate qui devient prince consort lorsque, succédant au roi Frederik IX son père, Margrethe II monte sur le trône en janvier 1972. Il entre ainsi dans la plus ancienne dynastie d’Europe depuis Gorm den Game qui régna de 936 à 958. Voilà donc 40 ans [uisque le Danemark vient de célébrer les 40 années de règne de sa souveraine- qu’Henri de Monpezat, qui se prénomme désormais Henrik de Danemark et a changé à la fois de religion et de nationalité- assume parfaitement son rôle. Son destin, il l’a raconté, bien des années plus tard, dans un ouvrage justement intitulé Destin oblige aux Editions Plon, dont les chapitres ont servi de fil conducteur à notre collaborateur Axel Maugey qui a eu le privilège de le recevoir en notre studio. Son Altesse royale s'est confiée sur ses passions culturelles. Grand mélomane et musicien, il aime la poésie, et l'art (il pratique lui-même la sculpture) : d’inséparables muses au service de la sensibilité.

Ses grands thèmes ? L’amour, la mort, la solitude, la douleur et la crainte. Inspiré par les plus grands, aussi bien Ravel que Verlaine, ce collectionneur des musiques de requiem est un éclectique qui aime surprendre et se surprendre. Cet esthète a su apprivoiser le « bourdonnement des mots ». Il connaît les poètes du Moyen Âge, les romantiques, les modernes aussi. Ronsard et La Fontaine comme Mallarmé n’ont guère de secrets pour lui. Il est fasciné par le rythme et les sonorités.

La poésie reste pour lui la parole essentielle, l’émotion pure, le vivant de l’amour, amour qu’il chante à merveille : «Le plus souvent, les poèmes sont ordonnés comme un jardin de Le Nôtre où sourd une nostalgie douloureuse.» Et puis, il aime confier que « la poésie, romance à paroles, est une musique sans notes qui enchante l’inconscient tel le bercement des bras maternels dans l’enfance.» Il se régale toujours des mots jetés en confettis papillonnant comme le firent, par exemple, Apollinaire et Prévert. De même, le charment les prosodies strictes et cocasses, utilisées avec drôlerie pour des joutes de l’esprit. Le prince, en son temps, a été élu « Maître » des Jeux Floraux de Toulouse et a reçu une médaille(...)


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