Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

Nouveau visage pour le musée d’Orsay à Paris : "le meilleur de la peinture française"

Jacques-Louis Binet, correspondant de l’Académie des Beaux-Arts, présente les principales nouveautés de ce grand musée du XIX e siècle et des Impressionnistes

Heureuse chronique que celle d’aujourd’hui, puisqu’elle fête, après deux ans de travaux, la nouvelle installation des Impressionnistes au cinquième étage du musée dans des espaces totalement rénovés, et l’ouverture du pavillon Amont. Il ne s’agit pas de l’installation d’une exposition éphémère, mais d’une véritable recréation d’une partie du musée. On peut même dire qu’il s’agit du meilleur de la peinture française après Delacroix et avant le XXème siècle. "Nous la voyons comme si nous ne l’avions jamais vue..." Partagez ici l’enthousiasme de notre chroniqueur.


Bookmark and Share

Merveilleuse surprise, car, depuis qu’ils ont quitté le musée du Jeu de paume (aux Tuileries), ces tableaux n’avaient jamais trouvé, au dernier étage du Palais d’Orsay un cadre à leur mesure : les différents conservateurs, Jean Jenger, Françoise Cachin, Henri Loyrette, Serge Lemoine s’en sont toujours plaints. Guy Cogeval, lui, a trouvé les moyens.


Cette redécouverte, ce nouveau regard vient de la couleur des murs, et de la transformation de l’éclairage qu’a su mettre en place Jean-Michel Wilmotte : double tonalité sombre presque noire des cimaises mettant en valeur, dans tout le parcours de la galerie des Impressionnistes, le jeu des couleurs et précédée, dans le hall de la galerie des Impressionnistes, entourant la vue de Paris et du mécanisme de l’horloge, d’une autre variante foncée, teintée de violet ; double éclairage, du plafond avec le jour, lumière zénithale, laissant voir par transparence le ciel, et latéralement, dans une salle sur deux, de l’autre côté de la Seine, une vue transversale de la rive droite parisienne.


Alors ?


Alors, les tableaux se transforment. Le noir de Manet, différent de celui des cimaises, apparaît comme une vraie couleur, dans toute son intensité, sa variété, entourant, dans les mèches de la chevelure, le regard de Berthe Morisot, ou le cachant derrière un éventail, faisant apparaître, par transparence, la pièce du fond du Balcon et précipitant en avant les trois personnages, retenus par la balustrade verte, étonnés de ce nouvel espace, qu’ils découvrent à notre vue et qui ne doit rien à la perspective.

Ces mêmes cimaises mettent aussi en valeur les tonalités claires, comme l’infini du paysage marin de L’Evasion de Rochefort ou, à l’opposé, la perspective du Déjeuner sur l’herbe (de Manet).



Et ce même éclairage, ces mêmes teintes des cimaises, renforcent encore les palettes claires de tous les Impressionnistes : triomphe de Monet avec l’étalement des nappes blanches de son Déjeuner sur l’herbe, du rouge des(...)


© Canal Académie - Tous droits réservés

Notez cette émission :

Pour poursuivre la lecture de cet article et écouter cette émission,
devenez membre du Club pour 25€ par an seulement ! abonnez-vous ici Déjà abonné ? identifiez-vous

Commentaires