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Claude Abeille : Art sacré, figure du Christ en gloire

Le sculpteur, de l’Académie des beaux-arts, et son oeuvre à Notre-Dame du Rosaire aux Lilas (93)

Notre-Dame du Rosaire des Lilas est la première église du XXI e siècle construite en Seine-Saint-Denis par un jeune cabinet d’architectes, l’Agence Enia, associée à l’architecte italien Mauro Galantino, bâtisseur de nombreuses églises dans son pays. Elle accueille dans son chœur une œuvre du sculpteur Claude Abeille, membre de l’Académie des beaux-arts : un Christ en gloire de près de 5 m de haut.


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D'autres artistes ont participé à la réalisation de l'ensemble. Les vitraux de Didier et Alice Sancey animent les parois de pierre blanche de douces et profondes couleurs. Dominique Kaeppelin a réalisé une Vierge en sculpture, Laurence Bernot a crée un chemin de croix au sol moderne et très original. Le mobilier liturgique est signé par Enia architectes et Claude Cheret.

La discrétion de Claude Abeille répond peut-être à l'intime conviction chère à Maurice Denis (1870-1943) : éviter l'idolâtrie, c'est-à-dire évitons le culte de nous-mêmes, le culte de l'artiste. Dans cette église moderne selon un plan presque carré, les fidèles entrent sur le côté par une entrée et un transept qui les conduit au fond de l'église à entrer dans ce qui est une nef ouverte, surplombée d'un balcon. Dans la simplicité apparente du lieu, les murs reçoivent la lumière extérieure par d'astucieuses ouvertures cachées au regard. Le chœur est un simple mur blanc de 10 mètres sur 10, éclairé latéralement et par le haut.



L'art dit l'indicible. Il représente ce qui ne peut être vu. Le lien entre art et sacré appert dans toutes les civilisations comme un moyen de communication qui dépasse l'humain et sa finitude. Il porte en lui un caractère universel qui peut entraîner les hommes dans un autre rapport à leur temps. André Malraux affirmait que l'art était un dépassement du religieux. Claude Abeille est croyant et sculpteur. Robert Couturier, mort en 2008, disciple de Maillol lui avait affirmé, alors qu'il cherchait sa voix en peinture : tu es sculpteur !





Lauréat en 19363, du prestigieux prix Bourdelle, Claude Abeille part du plâtre pour modeler des formes qui ont à voir avec des bornes, des plis et depuis un certain temps avec des vêtements au point qu'on peut risquer le mot de "vestiaire" qu'il revendique, comme on parle de "bestiaire" pour certaines œuvres. Depuis 1976, les enveloppes vides : outres, sacs, vêtements, manteaux surtout, de Claude Abeille disent combien l'être de chacun est incertain. Cagoule, Manteau du berger, Veste renversée, Blouson d'hiver, Manteau d'insomnie... témoignent de son patient travail sur les plis, sur l'enveloppe, une manière de revisiter l'exercice de représentation des drapés d'autrefois sans y penser car c'est l'absence (celle des(...)


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