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Décomposition ou effondrement de la démocratie ?

Le sociologue Jean-Pierre Le Goff parle de "barbarie douce" au micro de Damien Le Guay

Jean-Pierre Le Goff est sociologue et fondateur du club « politique autrement ». Damien Le Guay le reçoit pour la publication de son dernier livre (La gauche à l’épreuve 1968-2011 où il analyse ce processus de décomposition que nous connaissons depuis les années 1970. Décomposition sociale, politique, idéologique qui touche la politique mais pourtant cette même politique ne fait que refléter des évolutions sociales profondes – qui sont celles d’un « nihilisme passif », d’un « être du vide ».


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Face à cette décomposition, certains, par paresse, s’en prennent « au grand capital », à « la dictature du marché », à la « manipulation par les médias ». Jean-Pierre Le Goff dans la lignée de Tocqueville et dans celle de son maître à l'université de Caen, Claude Lefort, regarde l’implosion de la démocratie, cet effondrement interne à nos sociétés. Il dépend des Nations, dit Tocqueville en 1840 « que l’égalité les conduise à la servitude ou à la liberté, aux lumières ou à la barbarie, à la prospérité ou aux misères. » Pour lui, il faut regarder, l’état de la démocratie post-totalitaire qui est un « processus de déshumanisation et de désagrégation qui constitue le point aveugle des sociétés démocratiques européennes aux prises avec leurs héritages culturels et politiques. » D’où, cette idée d’une « barbarie douce ».


Comment comprendre cette « barbarie douce » ? La question est posée ici à Jean-Pierre Le Goff. Partons d’une citation de lui. Cette barbarie douce est un « processus de déshumanisation qui n’entraîne pas la destruction visible de la société et des individus mais il s’attaque à ce qui donne sens à la vie des hommes en société, il déstructure le langage et les significations, l’héritage culturel transmis entre générations, dissout les repères symboliques structurant la vie collective. Il rend le monde et la société dans lesquels nous vivons insignifiants et vains. » Nous lui demandons si cette « barbarie » n’est pas inhérente à la démocratie.



Puis, avec notre invité, sont analysées les différentes étapes de cette décomposition de la gauche : mai 1968 (mouvement dans lequel il s'était fortement engagé) et « le tournant de 1984 ». Mai 1968 donnera lieu à son « héritage impossible ». Et le tournant du libéralisme donne naissance à(...)


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