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L’histoire après Hérodote : Thucydide et la guerre du Péloponnèse (2/3)

Olivier Picard, de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, présente les successeurs du "Père de l’Histoire"

Olivier Picard, helléniste et membre de l’Académie des Inscriptions et belles lettres, présente les historiens grecs successeurs d’Hérodote. Après les récits organisés du "Père de l’Histoire", on passa à l’explication des causes du récit, la synthèse, la critique, la philosophie de l’histoire et à la prospective. Comment le genre historique évolua-t-il, en général, et avec Thucydide ? Olivier Picard répond dans cette émission, et évoquera, dans un troisième volet, Xénophon, Ephore, Diodore de Sicile, Polybe et Plutarque.


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Le succès considérable de l' "historia" d'Hérodote donna naissance à un genre littéraire et une forme de pensées, de recherches, poursuivie jusqu'à nos jours, encore, par tous ceux qui se réclament de l'histoire.

Malheureusement la plupart des oeuvres des historiens de l'Antiquité au Xe siècle après J.C. ont disparu.

"Les fragments des historiens grecs" et leur transmission

Olivier Picard précise : "Un historien allemand a réuni ce qu'il a appelé "les fragments des historiens grecs". Il y a plusieurs centaines d'historiens dont nous ne connaissons, quelquefois, que le nom et dont les oeuvres sont à peu près perdues ; et nous dépendons à la fois de ce qui a été écrit et de ce qui a été recopié. Nous sommes tributaires du choix des "scriptoria".


Trois moments furent décisifs pour la transmission des textes :


- la période où les bibliothécaires de la Bibliothèque d'Alexandrie cherchèrent à réunir tout ce que les Grecs avaient écrit

- le passage du rouleau de papyrus au livre, moment capital, où les ouvrages non-recopiés sous forme de livres furent perdus pour la postérité

- l'époque des grands ateliers de copistes de Byzance ; certaines œuvres, connues des Byzantins aux IXe et Xe siècles, ont disparu.

Les copistes, parmi leurs choix, eurent des préférences. Ils s'intéressèrent à la Grèce classique (Hérodote, Thucydide et Xénophon), puis au moment où Rome intervint dans le monde grec et, enfin, à l'oeuvre de Polybe – dont il ne nous reste qu'une petite partie : six livres complets sur quarante.

Les grands perdants furent les auteurs qui ont raconté l'histoire de Philippe de Macédoine, d'Alexandre, des rois héllenistiques. «Pour Philippe et Alexandre, des recoupements sont possibles mais, en particulier, pour les rois du IIIe siècle, nous n'avons pas grand chose» note Olivier(...)


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