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Madame Corentine : René Bazin aborde le drame de l’enfant d’un couple séparé

On relit aujourd’hui le romancier de l’Académie française

René Bazin (1853-1932) est à nouveau lu et republié parce que les thèmes de ses romans restent d’actualité. La preuve ? La réédition de son Madame Corentine dans lequel il décrit avec force et délicatesse, la souffrance d’une petite fille dont la mère, Corentine, s’est séparée de son mari. La scène se passe dans la Bretagne sévère de la fin du XIX è siècle, dont les caractères rudes sont parfaitement dépeints, autant que les paysages et les sentiments qui, eux, sont immuables...


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Madame Corentine, paru la première fois en 1893, vient d’être republié en 2011 par les Editions Siloé. Pour le présenter, Canal Académie a invité le général Jacques Richou, arrière petit-fils de l’académicien, président de la société des Amis de René Bazin, -association qui a pour but de perpétuer et développer le rayonnement littéraire de René Bazin- ainsi que Mathias Burgé, étudiant à la Sorbonne, qui a consacré son mémoire de master II à cet auteur et spécifiquement à ce roman (mémoire qui a obtenu la mention TB !).


René Bazin est né à Angers le 26 décembre 1853, ville où il enseignera à l’université durant toute sa vie. S’il a fait des études de droit, c’est rapidement qu’il commence à rédiger des articles dans les journaux et ses premiers romans sont publiés en feuilleton, selon la manière de l’époque. Son roman Une tache d’encre (1888), sera couronné par l’Académie française.

Grâce à Ludovic Halévy, de l’Académie française, René Bazin fréquente le milieu littéraire et est orienté vers l’éditeur Calmann-Lévy. Après la guerre de 1870, il devient l’un des écrivains de La revanche, notamment avec le succès de son roman Les Oberlé, qui se déroule en Alsace. Une cinquantaine de titres composent son oeuvre dont les plus connus : La Terre qui meurt (1898 -250.000 exemplaires), Les Oberlé (1901 - 400.000 exemplaires), et Les Noellet (paru en 1890)

René Bazin fut élu à l’Académie française, au fauteuil 30 où il succèda à Ernest Legouvé, le 18 juin 1903 et reçu sous la Coupole le 28 avril 1904 (discours de réception prononcé par l’historien de la littérature française, Ferdinand Brunetière). Il avait 50 ans. Mort le 20 juillet 1932, il est donc resté académicien durant 39 ans.

L'angevin aimait aussi la Bretagne...

Jacques Richou rappelle que si l’Anjou est la terre natale de René Bazin, ce roman «(...)


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