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Souvenirs de famille : Maurice Genevoix de l’Académie française, évoqué par sa fille Sylvie Genevoix

Mon père disait :"Donne ta main", je la lui donnais, il m’emmenait, me guidait et m’apprenait…"

Sylvie Genevoix, fille unique de Maurice Genevoix de l’Académie Française, confie à Canal Académie, dans cette émission de la série « Souvenirs de famille » : « La phrase à laquelle je pense tout le temps, que mon père me répétait fréquemment, et qui est pour moi un viatique, un guide, c’est une phrase toute banale et qu’un père dit certainement très souvent à sa petite fille : « Donne ta main »... Encore aujourd’hui, j’ai l’impression de l’entendre, et quand j’ai une difficulté, je lui donne ma main, il m’accompagne et je l’accompagne… »


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Après des études de lettres classiques à la Sorbonne, Sylvie Genevoix a mené conjointement une carrière dans l’édition, la presse et la télévision. Actuellement directrice littéraire aux Editions Albin Michel où elle est entrée en 1992, la fille de l’auteur de Raboliot, vient de faire paraître aux Editions Pirot « La maison de mon Père ». On peut lire en quatrième de couverture : « C’est dans son havre des « Vernelles », sur un coteau dominant la Loire, que l’essentiel de l’écriture et de la vie de Maurice Genevoix s’est écoulé, à l’image du fleuve qu’il contemplait depuis son bureau.


Cette vieille maison de vignerons, achetée au sortir des tranchées de 14 et au lendemain du Prix Goncourt, a abrité, a magnifié son amour de la vie, de l’eau, des animaux, des arbres et des fleurs. On ne saurait dire, de cette vie, cette œuvre ou ce fleuve, ce qui fut le plus riche, le plus calme ou le plus torrentueux, tant ils furent indissociables. Mais cette maison des bords de Loire, au cœur d’une France qu’il a célébrée et défendue pendant près d’un siècle, témoigne de son humanisme, et portera éternellement son œuvre, de Ceux de 14, à Trente mille jours, en passant par Raboliot, La dernière harde, La forêt perdue ou Un jour. »



Sylvie Genevoix écrit dans cet ouvrage : « C’est dans ce nid des Vernelles que je suis née, que j’ai fait mes premiers pas, la main dans la main de mon père, là qu’il m’a appris à parler, à regarder et à m’émerveiller. Là qu’il m’a donné le plus précieux, le plus merveilleux des enseignements : l’amour de la vie. Là que je reviens, aussi souvent que possible et pour longtemps encore, retrouver des souvenirs qui, vingt ans après sa mort, ont pris une intensité et des couleurs sans cesse renouvelées. … Je me sens, à l’égard de mon père et de cette maison à son image, redevable de tant d’indicibles trésors, de tant de ces menus riens qui enchantent ou apaisent, que je ne peux être qu’un modeste porte[arole, un témoin fidèle et(...)


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