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Hôtel du Nord de Marcel Carné, perle du réalisme poétique

Retour sur l’oeuvre cinématographique de cet académicien des beaux-arts par Gauthier Jurgensen

Pas de réalisme poétique sans Marcel Carné, de l’Académie des beaux-arts (1979) et figure de proue de ce mouvement cinématographique né en France au début des années 1930, qui met en scène des classes sociales défavorisées dans des environnements urbains aux pavés luisants sous la pluie. Un cinéma souvent basé sur le dialogue, où la plume de Jacques Prévert se fit connaître.


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Apprenti ébéniste pour faire plaisir à son père et jeune critique de cinéma à ses heures perdues, Marcel Carné saisit sa chance en 1929 et débute sa carrière comme assistant caméra sur les plateaux de Jacques Feyder, un cinéaste qu’il admire. Il en profite pour se faire les dents, la même année, sur son premier court métrage documentaire : Nogent, Eldorado du dimanche. Il sera également assistant réalisateur pour le film Sous les toits de Paris, de René Clair, l’année suivante.

En 1936, encouragé par Feyder, Marcel Carné s’associe pour la première fois à Jacques Prévert, qui signe les dialogues de son premier long métrage : Jenny. Ils feront ensemble huit films, parmi lesquels on trouve Drôle de drame, Quai des Brumes, Le Jour se lève, Les Visiteurs du soir ou tout simplement Les Enfants du paradis.

À partir de 1950, Marcel Carné entame la seconde partie de sa carrière, qui ne retrouvera jamais le succès incontesté de la première. Les mauvaises langues attribuent souvent la réussite des premiers films de Carné à Jacques Prévert. La preuve, disent-ils : Carné n’a jamais fait de bon film sans Prévert.

C’est faux. Et nous allons le démontrer en parlant d’Hôtel du Nord, tourné en 1938, et dont le scénario est signé Jean Aurenche (comme pour Le Diable au corps dont nous avons parlé dans une précédente émission ) et dont les dialogues sont l’œuvre d’Henri Jeanson.
Bien sûr, le film est une libre adaptation du roman d’Eugène Dabit, qui décrivait la vie de l’hôtel que tenaient ses propres parents sur le quai de Jemmapes, au bord du canal Saint-Martin. Tout comme Raymond Radiguet, Eugène Dabit est mort jeune, du typhus, lors d’un voyage en URSS, laissant derrière lui une(...)


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