Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

Michaël Levinas, de l’Académie des beaux-arts

Une double vocation : compositeur et pianiste

Le compositeur pour qui l’écriture musicale est une "mission sacrée" est aussi interprète : " Je suis un manuel " affirme-t-il. Il évoque notamment dans cet entretien sa relation avec Beethoven, dont il a joué l’Intégrale des sonates pour piano, son instrument de prédilection. Formé au conservatoire de Paris, sous la houlette de grands maîtres de l’école française, dont Olivier Messiaen, il s’exprime sur sa double vocation, ses filiations musicales et philosophiques et sur son œuvre.


Bookmark and Share

Sur la formation de Michaël Levinas au Conservatoire de Paris


« J’ai suivi un cursus assez large, à la fois concertiste et instrumentiste, avec des maîtres auxquels j’ai beaucoup tenus : Vlado Perlemuter, Yvonne Lefébure, Yvonne Loriod, la femme d’Olivier Messiaen ; et aussi l’écriture parce que je me destinais très tôt à poursuivre une vocation de compositeur. C’est donc un double cursus je vous avoue très difficile à défendre dans les esprits pédagogiques du Conservatoire des années 1960. Aujourd’hui, ce serait beaucoup plus simple. Je dirais que c’était un acte de rébellion d’imposer cette double vocation dans le cursus de mes études. C’est quelque chose qui m’a beaucoup marqué. »





« Au début de mes études, j’ai fait deux très grandes rencontres avec des pianistes mythiques de l’école française : Madame Marguerite Long [pianiste française, 1874-1966] d’abord, très très âgée je dois dire – je ne suis pas si âgé pour avoir été un élève de Madame Long ! –, et un autre très ancien professeur, très mythique lui aussi de l’école du conservatoire de Paris, le pianiste et compositeur tout de même, Lazare-Lévy [pianiste et compositeur français, 1882-1964]. »


Sa rencontre avec Olivier Messiaen


« Ma rencontre avec Olivier Messiaen [1908-1992] s’est faite en 1967-68. Il faut savoir que les études au conservatoire ont beaucoup évolué par rapport au temps où j’y étais élève. C’était à la sortie de ce qu’on appelle le prix, j’ai eu mon premier prix du conservatoire de musique de Paris de piano dans la classe d’Yvonne Lefébure [1898-1986], dans un lieu fabuleux où Hector Berlioz a créé la Symphonie fantastique et où les symphonies de Beethoven ont été dirigées par Habeneck [François-Antoine, violoniste et chef d’orchestre français, 1781-1849]. Je suis un des derniers lauréats du conservatoire de Paris ayant eu son prix au conservatoire national d’art dramatique dans cette salle exceptionnelle du XIXesiècle et je cherchais à rentrer dans ce qu’on appelle le troisième cycle, le « super-conservatoire », pour une préparation de carrière de soliste. Le troisième cycle a métamorphosé toute l’école française du(...)


© Canal Académie - Tous droits réservés

Notez cette émission :

Pour poursuivre la lecture de cet article et écouter cette émission,
devenez membre du Club pour 25€ par an seulement ! abonnez-vous ici Déjà abonné ? identifiez-vous

Commentaires