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Madame Elisabeth, la plus jeune sœur de Louis XVI

Portrait d’une grande figure de la fin de l’Ancien Régime par Jean de Viguerie, professeur des Universités

Jean de Viguerie s’appuie sur une documentation inédite pour dresser un portrait riche et nuancé de la plus jeune sœur de Louis XVI dans sa biographie intitulée Le sacrifice du soir. Il met en lumière sa piété, sa vivacité d’esprit et son dévouement aux siens qui ira jusqu’au sacrifice de sa vie.


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Enfance

Dernière fille du dauphin, Louis-Ferdinand et de son épouse Marie-Josèphe de Saxe, Elisabeth naît le 3 mai 1764 au château de Versailles. Dix ans la séparent de son frère aîné, le futur Louis XVI et cinq de sa sœur Clotilde, avant dernière de la famille. L’année après sa naissance, son père est emporté par la tuberculose ; sa mère le suivra dans la tombe deux ans plus tard. Orpheline à trois ans, Elisabeth reçoit pourtant une excellente éducation. Fait exceptionnel pour une jeune fille de cette époque, elle est initiée très tôt à la philosophie, plus précisément à la philosophie des stoïciens sous l’impulsion de sa gouvernante, la comtesse de Marsan. On lui inculque aussi la règle de la maison de Saint-Cyr. Elle n’en est pas l’élève, mais s’y rend souvent au cours de ses jeunes années et adopte l’esprit de la maison fait de soumission, de régularité et de sagesse. En 1774, vient s’ajouter aux leçons de Saint-Cyr, et à celles de la sagesse antique, l’instruction religieuse que lui délivre l’abbé Madier, son confesseur. Il l’initie entre autres à la dévotion du Sacré-Cœur et lui enseigne les exercices du perfectionnement spirituel, la méditation, l’oraison mentale et l’examen de conscience. Les années d’études sont l’occasion d’un réel épanouissement intellectuel mais pas seulement. D’un caractère espiègle, Madame Elisabeth est très sportive et excellente cavalière. Elle montre également de réelles dispositions pour le dessin qui témoignent de son goût plus général pour les arts.
En 1777, elle est pressentie pour épouser le frère de Marie-Antoinette, l’empereur Joseph II. Elle obtient de Louis XVI l’abandon du projet pour rester à Versailles auprès des siens. Puis vient le temps de l’indépendance avec la constitution de sa propre maison et surtout son choix de se consacrer à Dieu, sans pour autant entrer dans les ordres. Ne doit-elle pas rester disponible pour sa famille et ses amis ? Comme le montre Jean de Viguerie, cette femme qui vouait un véritable culte à la famille et à l’amitié avait pour vocation de rester avec les siens, le roi, la reine et leurs enfants.

La Révolution
- Dans les dernières années de l’Ancien Régime, Madame Elisabeth perçoit la montée du danger.(...)


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