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Les mots des religions " le moine"

les mots du christianisme par Sylvie Barnay

Sylvie Barnay évoque le mot « moine » dans la religion chrétienne depuis les premiers siècles jusqu’à nos jours. Et pas de moine sans monastère ni de vie monastique ! Bonne occasion de différencier le monachisme de l’érémitisme et d’évoquer quelques hautes figures spirituelles.


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Le moine (du grec « monos » qui signifie « seul ») est l'homme qui vit "seul à seul" avec Dieu. A l'origine, le mouvement monastique est un mouvement de rupture vis-à-vis de la société. Les moines se retirent dans le désert pour imiter le Christ qui y a passé 40 jours ; Saint-Antoine présente le Christ comme étant le « premier moine ».

Deux types de vie monastique se mettent en place :
- le moine vit en communauté (on parle alors du mouvement cénobitique)
- le moine se retire pour vivre en ermite au sein d'un ermitage.

Les premiers monastères s'implantent en Egypte, en Syrie et rayonnent bientôt dans l'ensemble de l'Orient avant d'essaimer en Occident. Saint-Martin de Tours fonde, par exemple, Marmoutier. De grands foyers monastiques, le monachisme, s'implantent en Irlande, d'où partent des moins missionnaires pour la Gaule afin d'y fonder des monastères.

Saint-Benoît (+547) rédige une règle (la règle bénédictine) bientôt adoptée dans l'ensemble de l'Occident. En 910, la création de Cluny inscrit le monachisme dans la mouvance de la papauté. Chaque abbaye, dirigée par un abbé (du grec « abba », « papa »). Les abbayes clunisiennes s'implantent dans toute la chrétienté. La réforme, introduite par Cîteaux, insiste sur le retour à l'observance de la règle bénédictine primitive. Les monastères cisterciens vivent en autarcie et développent une vie spirituelle centrée autour de « ora » et « labora » : prier et travailler.

On assiste également à un nouvel engagement pour l'érémitisme, comme le montre la fondation des Chartreux par Saint-Bruno au début du XIè siècle. Ensuite, les ordres monastiques sont éclipsés par les ordres mendiants implantés dans les villes. L'Europe, davantage urbanisée, se retrouve plus dans le modèle de la spiritualité dominicaine ou franciscaine que dans la spiritualité monastique. Mais le monachisme s'adapte. Il est réformé (fondation de branches féminines, implantation dans les villes par exemple). Après le Concile de Trente et à l'époque moderne, les congrégations monastiques s'efforcent de vivre leur idéal de solitude dans le contexte qui est le leur. Leur monde contemporain a de grandes figures monastiques, comme celle du Père de Foucauld (+1916).(...)


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