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L’Essentiel avec... Chantal Delsol, de l’Académie des sciences morales et politiques

Jacques Paugam pose sept questions essentielles à la philosophe académicienne

La philosophe, historienne, romancière et académicienne Chantal Delsol, fondatrice de l’Institut de recherche Hannah Arendt, éditorialiste au Figaro, ne fait mystère ni de sa foi catholique ni de ses convictions politiques puisqu’elle se définit comme une « libérale néo-conservatrice » et une « non-conformiste de droite ». Invitée de la rubrique « L’Essentiel », elle répond aux sept questions rituelles de Jacques Paugam.


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1 - Dans votre itinéraire, votre carrière, quel a été à vos yeux le moment essentiel ?

- « Vous savez, ma carrière est courte puisque j'ai commencé à quarante ans ; comme j'aime beaucoup les commencements, je dirais que ça a été le moment où nous avons créé, à plusieurs, un département de sciences politiques et de philosophie à l'université Paris-Est. Cela a constitué pour moi plusieurs années de création, d'échanges avec l'étranger ; on a essayé de faire un très grand nombre de choses originales, un projet très international, cela a été un moment exaltant. »

Oublieuse ou modeste, Chantal Delsol omet de mentionner qu'elle est probablement une des membres de l'Institut la plus souvent primée par une Académie, puisqu'elle a été récompensée à deux reprises par l'Académie des sciences morales et politiques et a même reçu le grand prix de l'Académie française en 2001.

2 - Dans le domaine d’activité qui est le vôtre, qu’est-ce qui vous paraît essentiel à dire ?

- « Nous avons beaucoup de chance, parce que c'est un métier très diversifié, très pluriel, qui nous permet de choisir. Ce qui est formidable c'est de pouvoir travailler à plusieurs, c'est ce travail, ces échanges avec les étudiants, avec les thésards comme avec les masters. J'aime aussi beaucoup ce que je fais aux éditions du Cerf et au Collège des Bernardins. »

Sur ses rapports avec l'intelligentsia de gauche ?
- « Il y avait un véritable terrorisme intellectuel de la part de la gauche dans les années 1960 et 1970, où l'on vous traitait de fasciste dès que vous parliez des goulags. Il y a plus de liberté de penser aujourd'hui, mais il reste quelques règles à respecter. Les intellectuels de droite ne peuvent pas se permettre tout ce que les autres peuvent se permettre, il faut que leur conduite soit plus impeccable que celle des autres car tout leur est pris à charge. »

Sur Aristote ?
- «(...)


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