Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

Vladimir Velickovic : Dessins récents

Au Salon du dessin contemporain et à la Galerie Samantha Sellem : Velickovic, de l’Académie des Beaux-Arts, entrechoque encre et papier

Le dessin est un besoin vital pour Vladimir Velickovic : « un réel plaisir » qui lui permet d’attaquer en virtuose de très grands formats papier. Ces œuvres à part entière, encre sur papier, à rang égal avec sa peinture, mais aussi ses collages sur carton, sont rarement montrés. Le public peut les voir en avril, à Paris, à la Galerie Samantha Sellem et au Salon du dessin contemporain 2010. Rencontre avec l’artiste membre de l’Académie des Beaux-Arts.


Bookmark and Share




« Le dessin, un réel plaisir »


Vladimir Velickovic voue au dessin une passion sans frein qu'il définit comme un besoin vital. Virtuose du dessin, il a appris essentiellement seul, en reproduisant des photos ou des images tirées d'ouvrages illustrés issus de la bibliothèque familiale. Il dessine tous les jours et ne saurait s'en passer. La passion est devenue un besoin et « sa peinture n'existerait pas sans dessin », selon ses propres mots. Chez Velickovic, le dessin fait partie du tableau. Dernier professeur de l'atelier dessin à l'École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris de 1983 à 2000 (avant la transformation de l'atelier en « pôle dessin »), il a pu transmettre cette expérience et son savoir aux étudiants pendant plusieurs années. Pour lui, le dessin permet de communiquer davantage. Dans un texte de 1983, repris à la fin du catalogue 2010 de ses Dessins récents , il écrivait que le dessin est à la base de toute création plastique et que c'est une discipline indépendante, égale à la peinture et à la sculpture. Une évidence que la notoriété de sa peinture éclipse et que le marché de l'art place en second, en règle générale, chez tout artiste.


Le plus surprenant, pour celui qui découvre les dessins de Velickovic, reste le format choisi et la charge du dessin. La peur du blanc du papier est ici réduite au minimum. Les dessins sont chargés de ses « éclats d'imaginaires » ou « réellement vus », selon son vocabulaire. Ils explosent le regard en un labyrinthe de corps déchiquetés, démembrés, où on reconnaît la main crucifiée du Christ de Grünewald, chère à la thématique de Velickovic, quelques corbeaux ou quelques rats qui font partie de son bestiaire et, chose nouvelle, quelques plantes, quelques chardons en correspondance font leur apparition. Une thématique végétale qui rappelle le trait du dessin des corps qu'il dessine, qui pique le regard et surprend. On peut ainsi voir un dessin de 2010, une encre sur papier de 103 x 66 cm intitulée Plantes, sur laquelle figure, en guise de toute trace humaine ou animale, une main tenant une brindille sèche. Un champ qu'il ne s'interdit pas d'explorer prochainement davantage.

L'essentiel : « Comprendre que par le dessin on peut communiquer absolument tout : la(...)


© Canal Académie - Tous droits réservés

Notez cette émission :

Pour poursuivre la lecture de cet article et écouter cette émission,
devenez membre du Club pour 25€ par an seulement ! abonnez-vous ici Déjà abonné ? identifiez-vous

Commentaires