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L’Essentiel avec... Anne Fagot-Largeault, philosophe des sciences

Anne Fagot-Largeault, de l’Académie des sciences, entretien avec Jacques Paugam

Quelles réflexions essentielles, une philosophe des sciences telle Anne Fagot-Largeault, peut-elle apporter aux grandes questions de notre société ? Membre de l’Académie des sciences et professeur honoraire au Collège de France, elle aborde dans cet entretien avec Jacques Paugam plusieurs sujets tels que l’euthanasie, les lois bioéthiques, les Droits de l’homme, ainsi que la psychiatrie, discipline qu’elle a pratiquée en tant que médecin.


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Élue à l’Académie des sciences le 12 novembre 2002, normalienne, agrégée de philosophie, docteur ès lettres et sciences humaines, Anne Fagot-Largeault a été professeur d’université, professeur honoraire au Collège de France, chaire de philosophie des sciences biologiques et médicales. En même temps, elle a longtemps exercé comme médecin psychiatre, consultant à l’Assistance publique de Paris et a fait partie du Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (1990-98). Ses travaux portent sur l’histoire et la philosophie des sciences du vivant, comme en témoignent les ouvrages qu’elle a publiés parmi lesquels l’homme bio-éthique. Pour une déontologie de la recherche sur le vivant(Maloine, 1985), l'ouvrage Philosophie des sciences (Gallimard, folio essais, 2002) et Médecine et philosophie, son dernier livre récemment paru aux PUF (concernant notamment la notion de personne humaine, la procréation, etc).

1 – Dans votre itinéraire, quel a été à vos yeux le moment essentiel ?

- Il y en a eu plusieurs. S’il me faut en choisir un : mon départ pour les États-Unis en 1967, j’étais assistante de Gilbert Simondon, la psychologie devenait une science que je voulais apprendre ; j’ai donc écrit à l’université de Berkeley qui m’a orientée sur Stanford. J’y suis restée 4 ans. L’éducation reçue en France est essentiellement réthorique et là-bas, j’ai appris la vraie recherche. Notre invitée découvre que tout y est différent, l’atmosphère, les élèves qui avaient à préparer les articles des professeurs, le fait que Hume était considéré comme le grand philosophe... Et elle ajoute : J’ai été déconcertée par l’ignorance des élèves sur l’histoire de la philosophie en général alors qu’on l’étudie largement en France. Eux, se reposaient les questions philosophiques. Tandis qu'en France en 68, il était impossible de suivre des cours, à Stanford, il existait une université souterraine dont Anne Fagot-Largeault a suivi les cours de manière assidue. Elle aurait pu(...)


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