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Frontières naturelles, frontières politiques, le point de vue du géographe Jean-Robert Pitte

avec Jean-Robert Pitte, de l’Académie des sciences morales et politiques

Même les frontières dites naturelles sont floues ! Le géographe Jean-Robert Pitte, de l’Académie des sciences morales et politiques, apporte ici un éclairage sur la notion de frontières, insistant sur l’idée de changement de celles-ci au gré de la politique et de l’histoire.


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Jean-Robert Pitte est à la fois Président de la Société de géographie, Professeur de géographie de l’Université Paris-IV Sorbonne et membre de l’Académie des sciences morales et politiques. Et c'est, bien sûr, en géographe qu'il aborde ici le thème des « frontières naturelles » et des « frontières politiques ». La géographie, on va le constater, permet d'évoquer plusieurs disciplines, l’histoire, l'économie, la politique...

« L’étude des frontières est une des spécialités des géographes » ! Et parmi les géographes de renom, on trouve Emmanuel de Martonne (1873-1955) qui devint en 1940 membre de l’Académie des sciences. Après la Première guerre mondiale, il participa aux travaux de la conférence sur la Paix entre 1918 et 1920 entre les différents belligérants et réussit à tracer de nouvelles frontières entre la Pologne et la Roumanie.


Pour Jean-Robert Pitte, le terme même de frontière est « un mot très polysémique ». La frontière existe en effet lorsque deux réalités cohabitent sur l’espace de la Terre. Il peut s’agir de « frontières sociales », de « barrières » ou de « lignes de discontinuité entre deux réalités terrestres, physiques, humaines et culturelles non matérielles ».

Les frontières maritimes : plus mobiles qu'il n'y parait !

Il y existe des « frontières qui s’imposent à l’homme : la plaine et la montagne, la terre et la mer, l’air chaud et l’air froid », même si elles manquent toutefois de « clarté » quant à leur tracé sur un espace donné. Ce sont en effet des « frontières mobiles ». Même les frontières marquées par la mer peuvent se modifier. Par exemple, on le voit dans le milieu sous-marin de la ville de Cassis, près des lagunes du Languedoc ou encore sur le pourtour du littoral vendéen ou landais. Il existe également des « frontières ambigües et amphibies » : Venise par exemple. Il existe enfin des « frontières géologiques » assez nettes à définir et à déterminer : celles qui par exemple sont différenciées par la couche calcaire et la couche d’argile.

Les frontières sont d’abord le résultat des «grandes migrations » et de la répartition des populations sur chacun des continents : Europe, Asie, Afrique, Amérique, et sur chacune des îles avec des densités de population(...)


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