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Notice sur la vie et les travaux d’Henri Amouroux par François d’Orcival
à l’Académie des sciences morales et politiques
François d’Orcival, élu à l’Académie des sciences morales et politiques le 23 juin 2008, a rendu hommage à Henri Amouroux, son prédécesseur, au cours de la séance du lundi 7 décembre 2009. Historien et journaliste, Henri Amouroux, membre de cette Académie depuis novembre 1978, s’est éteint le 5 août 2007. Cette émission retransmet l’éloge prononcé depuis la grande salle des séances de l’Institut de France.
Cette séance en hommage à Henri Amouroux fut émouvante, tant les nombreux amis présents se souvenaient avec émotion de l'homme qu'il fut !
François d'Orcival, qui, comme son prédécesseur, est journaliste et auteur de plusieurs livres d'histoire, a commencé son éloge par rappeler combien Henri Amouroux, lorsqu'il était interrogé à la télévision ou à la radio, sur une période de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, parlait toujours sans note, avec une mémoire prodigieuse des noms et des détails. Il était capable de tenir son auditoire une heure et demie durant, sans jamais se tromper et sans jamais désincarner l'histoire.
Puis il a retracé son parcours : il a vingt ans le 1er juillet 1940 ; son père s'était battu sur la Somme ; son grand[ère avait été prisonnier à Sedan en 1870.
Né à Périgueux, Amouroux est toujours resté attaché à son sud-ouest. Et lorsqu'il commence à travailler, après des études de journalisme à Paris, il rejoint Bordeaux et «La petite Gironde», dans laquelle il publie une série de douze portraits de nos gloires nationales. La passion de l'Histoire ne le quittera plus.
En 1942, il adhère au réseau de résistance Jade Amicol et François d'Orcival donne ici de précieuses informations sur ce réseau (auquel appartenait également Hélie Denoix de Saint-Marc) : «Une cohorte de héros discrets». Il rappelle aussi qu'Henri Amouroux n'a jamais voulu d'autre décoration que sa croix de guerre 39-45.
C'est en 1944 qu'à la demande de Jacques Lemoine il entre au journal quotidien Sud-Ouest. Il commence par être secrétaire de rédaction : «un excellent poste, dit d'Orcival, car il faut savoir faire et Amouroux savait tout faire». Puis en tant que reporter, et correspondant de guerre, il se rendra une douzaine de fois en Israël. Mais là comme ailleurs, pas question de ne fréquenter que les grands hôtels et le beau monde. Non. Amouroux questionne tout le monde, et surtout l'homme de la rue, car son souci c'est de donner l'exactitude de la vie quotidienne. Il écrira sur Israël des dizaines d'articles, deux romans et quatre livres).
Henri Amouroux se rendra en Indochine où il sera deux fois blessé. Cet «homme de ferveur», comme le qualifie François d'Orcival, déplorait que toute information soit désormais(...)
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