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Le peintre Waterhouse, le dernier des préraphaélites, un artiste méconnu

Exposition au musée des Beaux-Arts de Montréal juqu’au 7 février 2010

Aujourd’hui encore, la vie et l’oeuvre du peintre préraphaélite John William Waterhouse demeurent injustement méconnues. A l’occasion de la superbe rétrospective que lui consacre actuellement le Musée des Beaux Arts de Montréal, Bertrand Galimard Flavigny revient sur ce personnage atypique et sur son oeuvre, riche d’un subtil mélange entre imaginaire romantique et techniques naturalistes.


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Au milieu du XIXe siècle, quelques peintres britanniques puisèrent dans les récits mythologiques, les personnages shakespeariens et surtout dans la légende arthurienne, afin d’exécuter des tableaux à la manière des primitifs italiens, avant Raphaël. Ceci afin de retrouver la beauté et la simplicité du monde médiéval. Edward Burne-Jones (1833-1898), Dante Gabriel Rosetti (1828-1882) et John Everet Millais (1829-1896) furent les chefs de file de la Confrérie préraphaélite (Pre-Raphaelite Brotherhood) qu’ils avaient créée.

John William Waterhouse (1849-1917) aurait été le dernier des membres de cette confrérie s’il en avait fait partie. Cet artiste, né à Rome mais qui a vécu dès sa prime jeunesse à Londres, près du Victoria and Albert museum, fut tout d’abord considéré comme néoclassique dans l’esprit de Lawrence Alma-Tadema (1836-1912) et de Frederic Leighton (1830-1896). Le musée des Beaux-Arts de Montréal lui consacre une rétrospective comprenant cinquante tableaux, plus une trentaine d’études à l’huile, à la craie et au crayon, sous le joli titre de «Waterhouse, le jardin des sortilèges».

L’artiste, peu connu du grand public, mais dont les œuvres sont admirées par tous les amateurs de la peinture de la fin du XIXe siècle, a été marginalisé par les spécialistes de la seconde moitié du XXe siècle qui ont redécouvert les préraphaélites. Il est vrai qu’il n’a été que rarement nommé en tant que personne dans la correspondance de ses contemporains. Ses documents n’ont pas été retrouvés, et les quelques lettres de lui qui sont arrivées jusqu’à nous révèlent un manque d’expansivité. « Était-il peu aimable, ou d’une timidité maladive ? Peut-être bégayait-il, ou souffrait-il d’un handicap auditif que personne ne s’est permis de mentionner par écrit ? » se demande avec son humour habituel, le grand spécialiste du peintre, Peter Trippi, l’un des trois commissaires de l’exposition. « Quoi qu’il en soit, l’œuvre de Waterhouse nous reste, et trahit un être d’une grande sensibilité», poursuit-il. Sa thématique qui s’étale sur cinq décennies, a sensiblement évolué. Mais, comme le souligne Elizabeth Prettejohn, autre commissaire de l’exposition : «(...)


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