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Le rôle des éditeurs québécois durant la Seconde Guerre Mondiale

Avec Marcel Lajeunesse, historien et professeur à la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal

Dans la France occupée, les livres, faute de pouvoir être édités sur le territoire, étaient pris en charge par les éditeurs québécois. La Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) présente une exposition sur Les éditeurs québécois et l’effort de guerre, de 1940 à 1948. Bertrand Galimard Flavigny a rencontré Marcel Lajeunesse, historien et professeur à la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Montréal qui raconte ce moment de l’histoire des livres.


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Si le hasard met entre vos mains, un exemplaire de l’édition du Diable au corps de Raymond Radiguet, publié par les éditions Grasset, avec la mention, par exemple 125e édition, examinez-le bien. Il n’est pas certain qu’il soit sorti des presses pour Grasset. Il est possible qu’il ait été imprimé pour les éditions Bernard Valiquette à Montréal, sans doute en 1943. Nous pouvons renouveler l’expérience avec un exemplaire de La Condition humaine d’André Malraux qui, malgré l'indication « librairie Gallimard, Paris- 43, rue de Beaune » est également une édition québécoise. Et nous pouvons continuer ainsi avec L’Immoraliste de Gide, Mercure de France, 1902, en fait BD Simpson & E. Feuche, 1945 ; Thérèse Desqueyroux, Grasset 1927, en fait Les Variétés, 1943, etc. En revanche, les amateurs des ouvrages publiés par les Editions de Minuit ne s’y tromperont pas, car si les couvertures sont semblables aux originales, la mention de l’éditeur montréalais Parizeau est claire et sans fard.



En 1940, considérant que la littérature française était brimée par l’occupant nazi, les autorités canadiennes ont décidé de suspendre les droit des publications des éditeurs français et autorisé les éditeurs francophones québécois à publier les ouvrages français, en mettant toutefois de côté les droits des auteurs afin de les leur verser à l’issue de la guerre. C’est ainsi que bon nombre de titres français, y compris des manuels comme le célèbre « Petitmangin » autrement dit la grammaire latine, ont été mis en vente, durant la guerre dans les librairies du Québec.

La Bibliothèque et Archives nationales du Québec organise une exposition consacrée aux «(...)


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