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N’oublie pas d’être heureuse, de Christine Orban
Femmes écrivains, la chronique de Jean Mauduit
N’oublie pas d’être heureuse est une oeuvre romanesque tout à fait inédite, mélangeant humour et mélancolie. Un livre que Jean Mauduit a choisi tant l’intrigue en crescendo en est bien menée. Voici l’histoire d’une jeune fille qui n’a qu’un rêve... devenir snob !
On pourrait s'attendre à un récit à l'eau de rose que tant d'auteurs ont l'habitude d'écrire. L'héroïne, une jeune fille du nom de Maria Lilla, habite avec ses parents une drôle de maison perchée au bord de la mer sur le rivage atlantique du Maroc à Mohamédia, une localité à mi-chemin entre Casablanca et Rabat. Elle a un chien nommé Plouc, un cheval, un père trop souvent absent et une mère très provinciale. Et puis la cousine de la mère, une certaine Fabienne Coralie qu'on surnomme Sissi et une meilleure amie appelée Sofia. Jusque là, rien de bien compliqué. On pourrait presque deviner le fil conducteur du récit.
Mais au fil de la lecture, le nouveau livre de Christine Orban N'oublie pas d'être heureuse, nous emmène dans une intrigue en crescendo. Maria Lilla n'est pas comme toutes les jeunes filles de son âge. Elle ne rêve que d'évasion et s'arracher de cette vie monotone à laquelle elle n'aspire pas. C'est alors qu'intervient le personnage de la cousine Fifi, qui représente aux yeux de la jeune fille le mythe de la vie parisienne : ses grands couturiers, ses boutiques et les relations mondaines que l'on peut s'y faire. Maria Lilla n'a alors qu'un seul souhait ... devenir snob !
Cet humour vient donc se mélanger à la mélancolie créant cette substance romanesque. Le roman est construit sur le rapport entre le rêve d'un autre univers et la réalité, qui se termine par une tragédie et le destin dans cette vie illusoire. Un vrai style romanesque qui ne vient jamais s'interposer entre la réalité et le lecteur. Un livre à déguster sans modération !
Christine Orban
Elevée au Maroc, à Casablanca, Christine Orban fait des études de droit pour devenir notaire comme le souhaitait son père mais la jeune femme se sent irrésistiblement attirée par la littérature. Elle publie son premier roman en 1986, Les petites filles ne meurent jamais, sous le nom de Christine Rheims. Si plusieurs suivent, les plus connus restent L' Ame soeur, J'étais l'origine du monde, Fringues et Mélancolie du dimanche ou(...)
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