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Femmes dans les arts d’Afrique

avec Gabin Bonny, attaché culturel au Musée Dapper

Épouse, mère, reine, les femmes sont fortement valorisées dans les arts africains. De la naissance au plus grand âge, en passant par les étapes obligées du mariage et de la mise au monde d’enfants, les femmes occupaient, une place très particulière. Celle-ci reflète souvent une ambivalence marquée par une présence affirmée au sein de l’espace privé, celui de la famille, ou un effacement dans la sphère communautaire qui réunit les membres du clan. Parcours sonore de l’exposition en compagnie de Gabin Bonny, attaché culturel au musée Dapper.


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La gémellité :
Chez Les Bambaras et des Dogons (peuples du Mali) tout être naît jumeau et le reste jusqu’à ses 7 ans ; il est constitué des deux sexes. On parle de « couple primordial ». C’est à 7 ans que le « couple » se sépare, chiffre symbolique puisqu’il est l’union de 3 (considéré comme chiffre masculin) et 4 (chiffre féminin). C’est après cet âge que l’être devient homme ou femme.
Ainsi les statues Bambaras, Dogons et SenufoS, qui à première vue apparaissent comme un couple mari et femme sont en réalité des couples primordiaux, des jumeaux.
Les Dogons brouillent parfois les pistes, en représentant le couple primordial par une seule entité. La statue présente à la fois les attributs féminins (poitrine, coiffure) et masculin (barbe). Cette femme à l’allure hermaphrodite ne porte pas un enfant, mais un petit homme : le jumeau primordial.

Epouse de l’invisible
Tout homme a une épouse qui lui est destiné, dans un espace invisible. Cette épouse de l’invisible est représentée par une statuette dont chaque homme dispose (célibataire ou marié). Il doit nourrir et chérir cette statuette, comme pour rappeler la place primordiale de la femme à l’origine du monde.

La femme
Chez les Bambaras, les statues de femmes sont des pièces sobres, aux mains décollées du corps, et à l’allure allongée et à la poitrine proéminente. « Je suis une mère potentielle » semblent vouloir dire ces femmes. Les scarifications sur le corps sont des croisements en diagonale, symbole du serpent mâle et femelle, équilibre même de la société.


Sur une pièce Louba, une statuette représente une femme portant les mains à sa potrine, les jambes repliées, le sexe sur le globe terrestre : elle puise ainsi l’énergie et nourrit le groupe.



La maternité
Parmi les pièces représentées au cours de l’exposition, on découvre également de petites amulettes d’ivoire en forme de fœtus. Introduites dans le vagin, la croyance voulait que ces amulettes évitent la perte d’un enfant.
Autre pièce originale : le masque de ventre dans la population Makondé (Tanzanie).
C’est la seule ethnie connue à ce jour qui créa tout un rite autour de(...)


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