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Le microcrédit ou l’argent solidaire

avec François De Witt, président de Finansol

Epargne et solidarité sont-ils compatibles ? On peut se le demander : l’épargnant cherche à s’enrichir tandis que le donateur accepte de s’appauvrir quelque peu. La preuve ? Sur plus de 40 millions d’épargnants et plus de 7 millions de donateurs, moins de 300 000 Français pratiquent l’épargne solidaire. Et le total des encours de cette épargne comptabilisée par le baromètre Finansol était de l’ordre de 1,3 milliard d’euros fin 2006, pour un patrimoine financier des ménages qui dépasse les 3 000 milliards. L’épargne solidaire, une goutte d’eau dans l’océan ? La semaine de l’épargne solidaire se tient du 18 au 25 octobre 2008. Elle fêtera ses dix ans en 2012.


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D'aucuns pourraient conclure à son inutilité. À tort. N'oublions pas, d'abord, que la naissance de l'épargne solidaire est récente, puisqu'elle remonte à vingt-cinq ans à peine. Deuxièmement, son taux de croissance est spectaculaire, puisque le volume de cette épargne a doublé en deux ans. L'idée d'associer une épargne à un acte citoyen progresse rapidement dans les esprits.
En pratique, cette épargne se traduit aujourd'hui soit par le partage des gains entre épargnants et acteurs solidaires (sur des livrets ou des sicav), soit par l'investissement direct chez les "financeurs" solidaires.
En somme, un nombre croissant de Français n'éprouvent aucune gêne à associer l'épargne et le don. Ce constat est d'autant plus encourageant que la diffusion des outils d'épargne solidaire reste encore limitée. Que ce soit aux guichets des banques (via les livrets), dans les entreprises (via l'épargne salariale) ou par l'intermédiaire des organisations de l'économie sociale, ses potentialités paraissent considérables. Tant mieux !

Fondée sur un principe de responsabilité et de fraternité, l’épargne solidaire se caractérise par le choix de l’épargnant de mobiliser son épargne au bénéfice d’activités ayant une utilité sociale. Cette démarche s’appuie soit sur des placements d’épargne dont tout ou partie des actifs est investi dans des entreprises ayant une utilité forte sociale (investissements solidaires), soit sur des placements d’épargne dont tout ou partie des revenus est donné à une œuvre d’intérêt général (placements de partage).
Ainsi, des chômeurs de longue durée ou bénéficiaires des minima sociaux peuvent créer leur entreprise ou un emploi, des familles en situation précaire peuvent se loger, des projets environnementaux comme le développement des filières bio voient le jour et, enfin, des centaines de milliers de personnes dans les pays du Sud ou de l’Est bénéficient de cette épargne à travers le commerce équitable ou le microcrédit.
L’énergie doit circuler bilatéralement : l’engagement généreux des épargnants plaçant leur épargne au bénéfice d'activités ayant une utilité sociale et d'autre part, et l’engagement social des organisations porteuses des investissements.
366 millions c’est, en euros, le montant des investissements solidaires pour 2007. Un résultat en forte progression (+ 86 millions d’euros) dans quatre secteurs d’activité principaux :(...)


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