Le Club

Découvrez le club Canal Académie et créez votre compte dès maintenant pour profiter des avantages, des exclusivités, des services...

Découvrir le Club

Abattre des animaux par « principe de précaution » ?

avec Anne-Marie Brisebarre, anthropologue, et Barbara Dufour, vétérinaire

SRAS, grippe aviaire, maladie de la langue bleue... Régulièrement, les élevages sont touchés par des virus potentiellement transmissibles à l’homme et des cheptels entiers sont abattus. La vaccination de ses animaux peut-elle être une alternative ? Ses bêtes doivent-elles êtres considérées comme des êtres sensibles ou des purs produits de consommation ? Eléments de réflexion en compagnie de deux spécialistes.


Bookmark and Share

Les maladies infectieuses ne sont pas une fatalité. L’homme sait les éradiquer. C’est le cas en France de la rage. Il aura cependant fallu beaucoup d’efforts, mêlant à la fois vaccination et mesures de « dépopulation ».

L’émergence de ces zoonoses (épidémies animales transmises à l’homme), potentielles ou avérées, nous inquiètent, jusqu’à provoquer des ruptures de stock de masques anticontaminations et de médicaments.
Dernier exemple en date : la grippe aviaire.
Pourtant, dans ce dernier cas, la grippe aviaire, comme son nom l’indique, ne touchait que les oiseaux. Entre 2005 et 2008, on ne recensait en effet que 180 contagions humaines dans le monde.


Fallait-il abattre toutes ces volailles ?

Pour Barbara Dufour, « les mesures prises concernant la grippe aviaire n’étaient effectivement pas des mesures de santé publique, mais de santé animale ».
Cette maladie, très grave pour les oiseaux et surtout très contagieuse, oblige à abattre les oiseaux touchés pour éviter la dispersion de la maladie. L’abattage collectif est une épreuve pour l’éleveur concerné, mais il en va de la préservation des autres élevages ».

Ne pourrait-on pas vacciner ses bêtes ?

Si la prévention est importante, Barbara Dufour, vétérinaire de formation, ne croit pas à la vaccination systématique : « C’est une fausse solution, économiquement trop lourde, et surtout sur le plan de la manipulation des animaux. Vacciner à tour de bras rend enfin beaucoup plus difficile la détection d’une bactérie ou d’un virus qui circule au sein d’une population ».


Vache folle : le zèle du gouvernement

Dans la deuxième partie de l’émission, Anne-Marie Brisbarre développe le rapport entre l’homme et l’animal et appui sur l’épidémie de vache folle et ses images dérangeantes qui sont encore dans nos mémoires.
(...)


© Canal Académie - Tous droits réservés

Notez cette émission :

Pour poursuivre la lecture de cet article et écouter cette émission,
devenez membre du Club pour 25€ par an seulement ! abonnez-vous ici Déjà abonné ? identifiez-vous

Commentaires