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Société Française des Études Victoriennes et Édouardiennes
Alain Jumeau, professeur émérite à l’Université de Paris-Sorbonne et Président de la Société Française d’Etudes Victoriennes et Edouardiennes, la SFEVE, raconte l’histoire de cette société si britannique dans ses choix et si française par les anglicistes qui la composent !
1. Alain Jumeau, pourriez-vous nous expliquer pourquoi une société d’études victoriennes et édouardiennes a été créée en France ?
La Société d'études victoriennes et édouardiennes a été créée, en Frane, en mai 1976, lors d’un congrès de la Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur (la SAES, société-mère). Cette SAES rassemble tous les anglicistes français qui souhaitent y adhérer, pour parler de questions qui touchent à l’exercice de leur profession en général, mais aussi des connaissances et de la recherche dans le domaine de l’anglistique.
Comme son nom l’indique en partie, elle est spécialisée dans l’étude du XIXe siècle, de ses écrivains et des différents aspects de la civilisation britannique pendant cette période.
Alain Jumeau est le Président de la SFEVE depuis 2001, après avoir été, tour à tour, membre fondateur, trésorier, secrétaire, et vice[résident ! "Je me souviens qu’à l’origine, nous avons bénéficié du parrainage de deux grands victorianistes français, Raymond Las Vergnas, qui fut doyen de l’ancienne Sorbonne avant 1968, et Sylvère Monod, professeur à la Sorbonne Nouvelle. Le premier était notre président d’honneur, le second notre président-fondateur.
Les autres membres du bureau représentaient la province, car l’idée de la SAES était à l’origine de faire dialoguer toute la communauté des anglicistes de France, parisiens et provinciaux.
La société SFEVE a la particularité de ne pas séparer les études littéraires des études de civilisation, et de favoriser le dialogue entre ces deux domaines de recherche.
Alain Jumeau évoque le parcours exceptionnel du président fondateur de la SFEVE, Sylvère Monod qui a laissé son empreinte sur les études victoriennes, en tant que spécialiste de Dickens et de Conrad. En fait, sa culture en ce domaine était prodigieuse.(...)
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