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Quand François Mauriac évoquait Ernest Renan

extrait du livre de Mauriac D’un bloc-notes à l’autre présenté par Jean Touzot

Lors d’un voyage, Mauriac emporte une biographie consacrée à Renan. Cette lecture fait remonter des souvenirs personnels, notamment la manière dont, jeune homme nouvellement entré dans le monde des lettres, il considérait ce vieillard illustre ! Le jeune Renan, l’érudit, le savant, lui était alors méconnu ; il le déplore dans ce texte daté de 1961 et lu par le comédien Fernand Guiot.


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Renan avait été élu à l’Académie française en 1878. Mauriac n’était donc pas né. Renan est mort en 1892, quand le jeune François n’avait alors qu’une douzaine d’années.
Mais lorsque Mauriac reçoit en service de presse, en 1961, une biographie de Renan, les souvenirs personnels remontent à sa mémoire. Et il écrit ce texte intitulé Le voyage avec Renan dans lequel, vous allez l’entendre, il rend justice à l’auteur de La vie de Jésus.

Si François Mauriac né à Bordeaux en 1885, élu à l’Académie française le 1er juin 1933, demeure l’un des écrivains majeurs de sa génération -il est mort en 1970. Il est aussi resté célèbre par la publication de son fameux « Bloc-Notes » au ton polémiste, paru d’abord de manière hebdomadaire dans le journal Le Figaro puis dans le magazine l’Express.

Mais de son vivant, Mauriac n’avait pas repris tous ses écrits journalistiques, certains de ses bloc-notes demeuraient inédits.

Aussi est-ce tout l’intérêt de l’édition établie par Jean Touzot publiée aux éditions Bartillat en 2008 intitulée D’un bloc note à l’autre. Elle propose des textes de 1952 à 1969, période au cours de laquelle Mauriac se consacre presque exclusivement au journalisme, rédigeant avec brio des notes à la fois sur la politique et la littérature, et évoquant des souvenirs personnels ou même son inquiétude spirituelle.


Mauriac découvre dans cette biographie qu’il est en train de lire tout le rôle joué par la sœur de Renan, Henriette. Alors qu’elle voyageait en Orient avec son frère, peu avant sa mort, elle lui avait avoué : « je t’ai beaucoup aimé ; quelquefois mon affection t’a fait souffrir. J’ai été injuste, exclusive mais c’est que je t’ai aimé comme on n’aime plus, comme on ne doit peut-être pas aimer ».
Cet aveu laisse François Mauriac songeur…

Et pour terminer cette note, François Mauriac s’interroge sur les convertis. Pour apprécier ce passage, il convient de se(...)


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