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Adélaïde Labille-Guiard, peintre de Mesdames et académicienne

avec Catherine Cardinal

Catherine Cardinal, interviewée par Annie Regond, dresse ici le portrait d’une académicienne trop peu connue, l’artiste Adélaïde Labille-Guiard (1749-1803), peintre et membre de l’Académie royale de peinture qui y entra le même jour qu’une autre femme, Elisabeth Vigée-Lebrun qui, elle, restera dans les mémoires ! Adélaïde, trop longtemps restée dans l’ombre d’une consoeur plus chanceuse ou plus mondaine, mérite d’être reconnue.


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Adélaïde Labille est une artiste aujourd'hui peu connue, mais dont la mémoire doit être réhabilitée.
Née en 1749 dans la paroisse Saint-Eustache d'un père marchand de mercerie et de colifichets, elle entre dès 1763 dans l'atelier de François-Elie Vincent, portraitiste, miniaturiste et peintre sur émail et membre de l'Académie de Saint-Luc. A l'âge de vingt ans elle épouse Nicolas Guiard, mais l'union ne sera pas heureuse et au bout de 10 ans les conjoints se séparent.

Au cours de l'année 1769, Adélaïde commence un second apprentissage dans le domaine de la peinture : elle s'initie au pastel avec le maître du genre Maurice Quentin de la Tour ; cet artiste, qui passait pour avoir un caractère difficile, semble avoir apprécié le talent de sa jeune élève, puisqu'il la garda cinq années dans son atelier.

En 1776, Adélaïde entame une troisième formation, auprès du fils de son premier maître François-André Vincent, qui rentre de Rome. Non seulement cet artiste, prix de Rome, et peintre d'histoire, genre alors le mieux considéré, lui apprendra la technique de la peinture à l'huile, mais il sera l'amour de sa vie.

Adélaïde devient une artiste confirmée, expose dans plusieurs salons, enseigne à son tour la peinture à des jeunes filles, et surtout est reçue le 31 mai 1783 à l'Académie Royale de peinture et de sculpture.

Ce jour-là, une autre femme fait son entrée dans la compagnie, mais sa renommée éclipsera plus tard celle d'Adélaïde : Élisabeth Vigée-Lebrun, peintre et épouse de peintre, et surtout portraitiste officielle de la reine Marie-Antoinette, au sort de laquelle elle semble liée pour l'éternité.

Adélaïde obtient pourtant le titre de « peintre de Mesdames », tantes du roi Louis XVI. Le début de la Révolution ne bouleverse pas trop l'activité de l'artiste, qui reçoit encore des commandes, mais en 1792 elle doit se réfugier à la campagne, et surtout l'année suivante, son atelier est victime du règlement sur la destruction des signes extérieurs de la noblesse, plusieurs portraits et la Réception faite par le comte de Provence d'un membre de l'Ordre de Saint-Lazare sont détruits. Il s'ensuit pour l'artiste une phase de dépression.

En 1795 le rétablissement des Académies grâce à la création de l'Institut(...)


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