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Le cheval, « instrument » principal du chevalier
Par le Bibliologue, Bertrand Galimard Flavigny
Chez les Chinois, le cheval, ce noble animal est synonyme de persévérance et de rapidité. Chez nous, il est l’instrument principal du chevalier...
C'est ce qu'explique très bien Georges Guillet de Saint-Georges (1625-1705) dans la présentation de son ouvrage intitulé Les arts de l'homme d'épée ou dictionnaire du gentilhomme, imprimé pour la première fois à La Haye, en 1678 pour le libraire Adrian Moetjens. Ces arts sont divisés en trois parties:
- l'art militaire
- l'art de la navigation
- l'art de monter à cheval
Ce dernier « enseigne également à dresser un Cavalier & un Cheval », et le « faire manier à toutes sortes d'Airs, afin qu'il puisse servir dans les périls de la guerre, dans les nécessités de l'usage, & quelquefois dans la pompe des Fêtes galantes, & des spectacles publics ». Ces arts de l'homme d'épée connurent au moins cinq rééditions jusqu'en 1686.
Georges Guillet qui fut aussi le premier historiographe de l'Académie de peinture où il fut reçu en 1682, connut un certain succès avec ce livre qui, finalement, fut composé à partir de notes et d'entretiens. Cela pourrait être un livre de journaliste. « Ainsi dans mon Dictionnaire je ne vous donne pas mes propres expériences, mais, ce qui est bien d'un plus grand poids, je vous donne celle de quantité de personnes que j'ai choisies, chacune dans un Art différent », explique-t-il sans détour. Il a ainsi fait appel aux meilleurs spécialistes du moment, notamment Jacques du Clapier de Solleysel (1617-1680), écuyer ordinaire de la Grande Ecurie du roi, qui était l'auteur du Parfait Mareschal, dont la première édition date de 1664, et la dernière de 1775. Cet ouvrage est le premier véritable traité vétérinaire. Ce qui a, sans doute, permis à Guillet d'y puiser ses définitions et de décrire le « pas Raccolt, vieille & méchante expression, pour dire un pas averti, ou d'école ». Ou encore la « Haquenée », qui selon lui est un mot qui « vieillit extrêmement », c'est à dire un cheval qui va à l'amble.
Revenons aux origines !
Xenophon qui vécut de 430 à 354 av. J.- C. est considéré comme le fondateur de l'enseignement du cheval et du cavalier, c'est à dire de(...)
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