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25 octobre – 27 novembre

Exposition Une odyssée sibérienne de Claudine Doury, lauréate en 2017 du Prix de Photographie Marc Ladreit de Lacharrière en partenariat avec l’Académie des beaux-arts. Plus d’informations

En séance

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Chez vous, dans votre fauteuil, écoutez les séances publiques des académies ! En Séance retransmet les « communications » données en salle de séances à l’Institut de France, à l’initiative de l’une ou l’autre des cinq académies, lorsque ces séances sont publiques. Ne vous étonnez pas qu’il n’y ait pas de séances de l’Académie française, les séances du dictionnaire ne sont pas publiques. « Communication » : c’est le terme consacré, puisqu’elles sont lues par les intervenants, académiciens ou invités extérieurs, et non prononcées comme un discours. Notez que le site de chacune des académies propose généralement la possibilité de lire l’intégralité du texte de la communication. Pour les séances qui se tiennent sous la Coupole, écoutez notre émission « Sous la Coupole ».

Sachez, enfin, que Canal Académie retransmet la quasi totalité des séances publiques de l’Académie des sciences morales et politiques. Au programme 2006 : la justice. Au programme 2007 : la médecine et la santé. En 2008, le droit. En 2009, l’université et la recherche. En 2010 la démocratie. En 2011, "les Entretiens de l’Académie".


Dernier ajout : lundi 13 mai 2019
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Articles de cette rubrique

“La politique internationale de la France dans le domaine du terrorisme”

“La politique internationale de la France dans le domaine du terrorisme”

Communication de M. Éric Danon, directeur général adjoint des affaires de politique et de sécurité.
Pour venir à bout du défi spécifique que représente le terrorisme islamiste, l’orateur estime que la France doit reconsidérer de manière pragmatique ses dispositifs antiterroristes. Il propose ainsi de porter les efforts dans trois directions, qui toutes comportent un volet extérieur. La première est la lutte contre la propagande salafiste, qui est indissociable d’un dialogue avec les pays d’origine des imams et d’une coopération avec les grands acteurs d’Internet. La deuxième est la poursuite des opérations contre les groupes terroristes, qui débordent d’ailleurs le seul cadre militaire, à l’instar de la coopération internationale pour assécher les circuits financiers du terrorisme. Enfin, la sécurité intérieure passe par une meilleure coordination des mesures antiterroristes, en France mais aussi entre partenaires européens. Sur tous ces points, Éric Danon insiste sur la nécessité des sociétés démocratiques occidentales de rester elles-mêmes car tout indique que la violence djihadiste est destinée à durer.

lundi 13 mai 2019

“La solitude stratégique des Européens”

“La solitude stratégique des Européens”

Louis Gautier, ancien secrétaire général à la défense et à la sécurité nationale, devant l’Académie des sciences morales et politiques
Le propos est parti d’un constat simple : en valeur cumulée, les États européens dépensent davantage que la Chine pour leurs affaires militaires ; pourtant ils sont incapables d’aligner une puissance opérationnelle équivalente, faute de rationalisation dans l’emploi de ces sommes et dans le choix de leurs équipements. Les projets et les déclarations en faveur d’une politique de défense intégrée n’ont certes pas manqué, en particulier ces vingt- cinq dernières années, mais sans parvenir à s’inscrire dans la durée. Si les contraintes budgétaires ont pesé, L. Gautier attribue avant tout ces échecs à un retrait stratégique délibéré au lendemain de la guerre froide, qui a consisté à se reposer sur la protection de l’OTAN. Plus profondément, il interroge le rapport des États européens à la notion de puissance, alors que, a-t-il rappelé, “le rejet de la confrontation, de la coercition et surtout de l’usage de la force est inscrit dans l’ADN de l’Union européenne”.

vendredi 26 avril 2019

“Deux parlements pour un objectif : la coopération entre l'Assemblée nationale et le Bundestag allemand”

“Deux parlements pour un objectif : la coopération entre l’Assemblée nationale et le Bundestag allemand”

Communication de Wolfgang Schäuble, président du Bundestag allemand, membre associé étranger de l’Académie des sciences morales et politiques
Prenant pour point de départ de son propos la récente création de l’Assemblée parlementaire franco-allemande réunissant des parlementaires issus de l’Assemblée nationale et du Bundestag, Wolfgang Schäuble a précisé les objectifs de cette chambre : “intégrer le point de vue légitime de l’autre dans notre propre perspective, pour élaborer ainsi ce qui nous est commun”. Puis, élargissant son propos, il a livré une réflexion sur les défis qu’affrontent les démocraties occidentales. Il a notamment appelé à sortir d’une approche purement matérialiste des politiques publiques, car “le bonheur des gens dépend aussi de la capacité à mener sa vie d’une manière telle que l’on est en harmonie avec soi-même ; que l’on bénéficie d’attaches, que l’on se sent enraciné, abrité ; que l’on s’appuie sur un socle, un chez-soi”. Celui-ci est en grande partie représenté par les États-nations, mais il est temps, a estimé W. Schäuble, de travailler à compléter les identités nationales par une identité européenne, qui soit l’expression d’une communauté d’histoire et de culture mais aussi de la volonté, pour les Européens de peser dans l’ordre mondial.

mardi 23 avril 2019

“La conduite des opérations militaires extérieures : une spécificité française en Europe ?”

“La conduite des opérations militaires extérieures : une spécificité française en Europe ?”

Communication de Benoît d’Aboville, ancien ambassadeur
Pour l’orateur, la question fait écho à la réputation que la France a acquise dans ce domaine, en particulier dans la littérature spécialisée anglo-saxonne, mais ne doit masquer les débats dont ces interventions sont aujourd’hui l’objet, entre contraintes budgétaires, relance de la course aux armements par les grandes puissances (États-Unis, Chine) et recherche de solutions européennes ou locales. C’est pourquoi, après avoir examiné les facteurs qui participent de la singularité de la conduite française des OPEX, Benoît d’Aboville s’est interrogé sur de nécessaires évolutions. Toutes ne concernent pas les seules armées. Pour l’ancien ambassadeur, il est notamment crucial que l’opinion française prenne conscience des “sérieuses conséquences pour notre sécurité et notre stature internationale” qu’aurait l’abandon de notre capacité d’intervention et que l’Europe accepte les “réalités du monde qui vient, même si elles ne prêtent pas nécessairement à l’optimisme et dérangent un certain confort politique et intellectuel”.

lundi 15 avril 2019

Le modèle français en échec : la République helvétique (1798-1803)

Le modèle français en échec : la République helvétique (1798-1803)

Communication de Robert Kopp, professeur de littérature française à l’université de Bâle et correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques
A travers le rappel du bref épisode historique qu’a constitué, de 1798 à 1803, la République helvétique calquée sur les institutions du Directoire français, l’orateur a montré comment celui-ci avait contribué à façonner le rapport de la Confédération helvétique avec son voisin français et plus généralement avec le reste de l’Europe, jusqu’à nos jours. En effet, bien que revendiquée au XIXe siècle par les radicaux comme la matrice du futur État fédéral, ce régime éphémère a été généralement associé à l’imposition d’un modèle exogène, synonyme de perte d’indépendance. Pour Robert Kopp, c’est précisément en cela que la République helvétique représente “un moment de catalyse, qui a précipité certains traits du fédéralisme helvétique”. En effet, “confrontée à son contraire”, la Suisse a “pris conscience, au prix d’une guerre civile, de ce qu’elle était, de ce qu’elle pouvait être et de ce qu’elle ne voulait pas être”. Ce discernement s’est en particulier appliqué aux trois principes fondamentaux qui, depuis le Moyen-Âge, définissent l’identité politique de la Suisse et que heurtait de front la République helvétique : sa neutralité, son refus du centralisme et ses libertés locales.

vendredi 29 mars 2019

Installation du chorégraphe tchèque Jiri Kylian, le 13 mars, sous la Coupole.

Installation du chorégraphe tchèque Jiri Kylian, le 13 mars, sous la Coupole.

Avec les discours de Hugues R. Gall et Jiri Kylian
Le mercredi 13 mars, le chorégraphe tchèque Jiri Kylian a officiellement été installé à l’Académie des beaux-arts par son confrère Hugues R. Gall, membre de la section des membres libres.

jeudi 21 mars 2019

« La France et l'Afrique »

« La France et l’Afrique »

Communication de Lionel Zinsou, président de Terra Nova, ancien premier ministre du Bénin.
Le propos de l’orateur était placé sous le signe de l’optimisme mais aussi de l’urgence : si les solidarités sont encore fortes entre la France et l’Afrique, l’avenir de leur relation passe, pour notre pays, par une compréhension renouvelée de la réalité africaine.

jeudi 21 mars 2019

“La France vue de Chine”

“La France vue de Chine”

Communication de Marianne Bastid-Bruguière, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
Ce n’est qu’au début du XVIIe siècle que la France a commencé à être perçue en Chine comme une nation distincte, notamment via les missionnaires jésuites avant que les voyageurs chinois qui fassent part, au XIXe siècle, de leur admiration pour une civilisation brillante et cultivée.

lundi 18 mars 2019

“Le discours que Delacroix n'a pas prononcé”

“Le discours que Delacroix n’a pas prononcé”

Conférence d’Adrien Goetz, membre de l’Académie des beaux-arts

lundi 11 mars 2019

“Le chef de l'État et les opérations extérieures"

“Le chef de l’État et les opérations extérieures"

Communication de par Jean Massot, président de section honoraire au Conseil d’État.
L’exposé est revenu, dans un premier temps, sur les différentes opérations extérieures (OPEX) de la France depuis la fin de la guerre d’Algérie, en dégageant une double évolution. À un élargissement géographique au-delà du “pré carré” africain a correspondu une redéfinition de ces interventions. Les OPEX affichent des objectifs plus “avouables” (protection des populations civiles, lutte contre le terrorisme, etc.) et s’inscrivent dans un multilatéralisme revendiqué, sous le patro-nage de l’ONU. Ces engagements ont induit une pratique bien rodée. Alors que la constitution de 1958 prévoyait un partage des responsabilités en matière de défense entre le président de la République, le gouvernement et le Parlement, le chef de l’État s’est vite imposé comme le principal protagoniste, au détriment du Parlement notamment, puisqu’en l’absence de guerre formellement déclarée ce dernier est tout au plus informé de l’envoi des troupes. Ce mode de fonctionnement, reconnu comme efficace, fait l’objet d’un consensus. Restent tout de même, aux yeux de Jean Massot, deux questions pendantes : celle de l’“après”, qui nécessiterait une évaluation des effets de ces interventions au regard des intérêts de la France, et celle, conjointe, des ressources budgétaires qu’elles mobilisent.

lundi 25 février 2019

“L'intérêt national”

“L’intérêt national”

Communication de par Thierry de Montbrial, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
Spécialiste reconnu des relations internationales, Thierry de Montbrial fait le constat qu’à rebours d’une longue tradition inaugurée par Richelieu et portée en particulier au XXe siècle par le général de Gaulle, l’intérêt national est victime en France, depuis une dizaine d’années, d’une “étrange ellipse”. Certes, les présidents continuent de se référer à des “intérêts vitaux”, mais ils ont tendance à les confondre plus ou moins avec le statut de puissance nucléaire. Les autres dimensions de l’intérêt national sont tues, dissoutes dans la notion plus vague d’influence globale, quand elles ne sont pas niées. Pour l’orateur, le temps est donc venu d’une refondation de la politique extérieure française autour d’une conception renouvelée de l’intérêt national. Pour lui, loin de se limiter aux seules sphères économiques ou stratégiques, celui-ci doit être appréhendé comme un “bien public” dont la définition requiert l’engagement de toutes les forces de la nation car, comme l’avait bien perçu Samuel Huntington, “nous devons savoir qui nous sommes, avant de pouvoir savoir quels sont nos intérêts”.

lundi 18 février 2019

Installation de Jacques Perrin à l'Académie des beaux-arts

Installation de Jacques Perrin à l’Académie des beaux-arts

Discours de Jean-Jacques Annaud, membre de la section “Créations artistiques dans le cinéma et l’audiovisuel” et éloge de Francis Girod par Jacques Perrin.
Acteur, réalisateur et producteur de cinéma, Jacques Perrin a été installé le 6 février à l’Académie des Beaux-Arts. Au cours de la cérémonie qui s’est tenue sous la Coupole de l’Institut de France, c’est le cinéaste Christophe Barratier qui lui a remis son épée d’académicien.

lundi 18 février 2019

“Les questions morales et philosophiques soulevées par la stratégie de dissuasion nucléaire”

“Les questions morales et philosophiques soulevées par la stratégie de dissuasion nucléaire”

Communication de Nicolas Roche, directeur des affaires stratégiques, de sécurité et du désarmement au ministère des Affaires étrangères.
La possible utilisation de l’arme nucléaire a soulevé, depuis 1945, de multiples interrogations éthiques, mais sous la forme de deux débats parallèles : l’un de nature philosophico-religieuse et à forte teneur critique ; l’autre d’essence politico-stratégique et se rapportant à la seule question de la dissuasion. Pour Nicolas Roche le temps semble venu de forger une authentique “morale de la dissuasion”, inscrite dans une finalité historique mondiale. En mettant l’humanité face à l’éventualité de son “suicide collectif”, l’arme nucléaire lui fait prendre conscience de sa communauté de destin et l’appelle à bâtir une nouvelle organisation des relations internationales propice à l’établissement d’une “paix perpétuelle”. À la lumière de cet “idéal régulateur” » kantien, la dissuasion acquiert une nouvelle signification. Elle devient un instrument - transitoire - de la domestication de la violence par le droit, dans la perspective d’un désarmement global et négocié.

lundi 11 février 2019

Notice sur la vie et les travaux de Pierre Bauchet (1924-2015)

Notice sur la vie et les travaux de Pierre Bauchet (1924-2015)

Lecture par Pierre-André Chiappori sous la Coupole le 14 janvier 2019.
L’orateur a mis en évidence la position originale occupée par Pierre Bauchet dans la science économique française de la seconde moitié du XXe siècle. Venu de la tradition universitaire, qui faisait de l’économie une branche du droit, il s’était tourné, dès son doctorat, vers les questions d’économie publique. Une expérience prolongée, entre 1954 et 1956, par son passage au commissariat au Plan, dont il a tiré une série d’ouvrages qui sont autant de références sur la planification à la française et son évolution de l’après-guerre à la présidence de François Mitterrand. “Pierre Bauchet, conclut Pierre-André Chiappori, aura éclairé de sa sagesse une large palette de problèmes économiques fondamentaux, tout en conservant une extraordinaire cohérence intellectuelle : celle d’un économiste passionné de la chose publique, ou plutôt, si mon ami Jean Tirole m’autorise cet emprunt, d’un économiste passionné du bien commun.”

lundi 4 février 2019

Discours d'accueil de Pierre-André Chiappori, par Denis Kessler.

Discours d’accueil de Pierre-André Chiappori, par Denis Kessler.

Prononcé sous la Coupole le 14 janvier 2019
Reprenant les grandes étapes de la carrière de Pierre-André Chiappori, l’orateur s’est attaché à dégager les principaux apports d’une œuvre aussi prolifique que variée, puisqu’elle ambitionne, comme celle d’un de ses inspirateurs, le Prix Nobel Gary Becker, “d’étendre le domaine de l’analyse microéconomique à un vaste éventail de comportements et d’interactions humaines, y compris à des comportements qui ne relèvent pas du marché”. Outre l’approfondissement de la théorie de l’équilibre général, elle se distingue en particulier par sa contribution à l’analyse des comportements face au risque et au sein de la famille et du couple, qui met au jour la rationalité économique des petits et des grands choix dont sont tissées nos existences. Denis Kessler a dressé le portrait d’un scientifique rigoureux, attentif, plus que tout autre, à soumettre ses propositions à l’épreuve des faits, et d’un conseiller économique indépendant et perspicace : “un homme qui accueille toute vérité qui vient à lui et dont il est le compagnon bienveillant”.

lundi 4 février 2019

“La Corse en France : 250 ans d'adhésion consentie”

“La Corse en France : 250 ans d’adhésion consentie”

Communication de Laurent Stefanini, délégué permanent de la France auprès de l’Unesco, devant l’Académie des sciences morales et politiques
À travers le cas de la Corse, composante singulière, mais à part entière, de la République, l’exposé entendait aussi interroger le rapport de la France avec ses périphéries. L’orateur a rappelé les grandes étapes de l’intégration de l’île dans la réalité française, depuis le traité de Versailles (15 mai 1768) à la suite duquel les Bourbons ont procédé à une acclimatation prudente, qui ménageait les particularités de l’île jusqu’aux 150 ans de “départementalisation paisible” qui ont fait suite aux sou-bresauts de la période révolutionnaire. Il n’a toutefois pas caché qu’au tournant des années 60, cette belle mécanique s’est grippée avec l’irruption du tourisme de masse, le contrecoup de la décolonisation et l’arrivée de nouvelles populations qui ont déstabilisé une société corse prenant conscience du retard de son développement. Un terreau fertile pour les revendiacations nationa-listes, auxquelles l’Etat a répondu par la concession de compétences élargies, au fil de quatre sta-tuts (1982, 1991, 2002 et 2015) dessinant, non sans hésitation, une véritable autonomie… Mais il reste, de part et d’autre, à “faire fonctionner ce système original et décentralisé” !

vendredi 25 janvier 2019

“Avec la fin de quatre siècles de domination occidentale, quel sera l'ordre du monde au XXIe siècle ?”

“Avec la fin de quatre siècles de domination occidentale, quel sera l’ordre du monde au XXIe siècle ?”

Communication de Jean-David Levitte, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
L’orateur a commencé par mettre en évidence le processus de “désoccidentalisation” actuellement à l’œuvre. En effet, bénéficiaires de la mondialisation et de l’économie de marché, les pays émergents sont désormais en état de récuser les valeurs qui depuis quatre siècles fondaient un ordre occidental du monde, au profit de celles héritées de leurs propres cultures comme en témoigne les tensions croissante entre la Chine et les Etats-Unis. Le risque est que cette compétition, embrassant aussi bien les champs géostratégique que technologique ou économique, débouche sur un affrontement ouvert, ou à tout le moins sur une économie mondiale déchirée entre deux pôles rivaux. S’il ne faut pas exclure un retour des États-Unis à des dispositions plus conciliantes, la situation exige, selon Jean-David Levitte, que la France et l’Union européenne prennent leurs responsabilités dans la préservation d’un ordre mondial fondé sur leurs valeurs. L’Europe ne pourra toutefois être crédible sans apporter de réponse aux crises qui la menacent à sa périphérie, à commencer par la maîtrise des flux migratoires. De sa capacité à s’imposer comme un acteur complet sur la scène internationale dépendra en grande partie l’ordre mondial à venir.

vendredi 18 janvier 2019

“L'opinion et la crédulité”

“L’opinion et la crédulité”

Communication de Gérald Bronner, professeur de sociologie, Université Paris-Diderot
Par son intervention, l’orateur s’est penché sur les causes du vif contraste existant entre les espoirs nourris, au début des années 2000, en l’avènement de “sociétés du savoir” grâce à la généralisation d’Internet et l’écho favorable que rencontrent aujourd’hui les théories du complot et plus généralement un certain nombre de discours irrationnels. Décrivant les caractéristiques d’un marché de l’information désormais dérégulé, il a souligné combien celui-ci favorisait les “minorités active” motivées à faire entendre leurs convictions et faisait primer l’instantanéité sur le recul dans le traitement de l’information. De façon plus grave, il a également mis en garde contre les dangers de la “démagogie cognitive” qui permet à certains acteurs d’exploiter les biais cognitifs auxquels nous sommes tous sujets. D’où la conviction que la lutte contre la crédulité passe, de façon déterminante, par une meilleure connaissance des failles de notre cerveau dans la réception et l’analyse des informations qui lui sont proposées de façon massive.

mercredi 9 janvier 2019

Cérémonie d'installation d'Adrien Goetz sous la Coupole, le 5 décembre 2018

Cérémonie d’installation d’Adrien Goetz sous la Coupole, le 5 décembre 2018

L’historien Adrien Goetz a été élu membre de l’Académie des beaux-arts le 17 mai 2017
Adrien Goetz a été officiellement installé à l’Académie des beaux-arts par son confrère Hugues R. Gall. Ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé d’histoire, docteur en histoire de l’art, il enseigne à la faculté des lettres de Sorbonne-Université. Adrien Goetz a été élu membre de l’Académie dans la section des membres libres au fauteuil précédemment occupé par Pierre Dehaye, décédé le 16 avril 2008. Au cours de cette cérémonie qui s’est tenue sous la Coupole du Palais de l’Institut de France, Hugues R. Gall a prononcé le discours d’installation d’Adrien Goetz avant d’inviter ce dernier à faire, selon l’usage, l’éloge de son prédécesseur. A l’issue de cette séance, Pierre Rosenberg, de l’Académie française, lui a remis son épée d’académicien.

jeudi 20 décembre 2018

“L'opinion publique devant les OGM”

“L’opinion publique devant les OGM”

Communication de Bertrand Saint-Sernin devant l’Académie des sciences morales et politiques
Pour Bertrand Saint-Sernin, qui assura le secrétariat du groupe de travail interacadémique chargé en 2006 par le Conseil économique et social de rendre un rapport sur les organismes génétiquement modifiés, les réticences de l’opinion publique à l’égard des OGM procèdent d’une question qui traverse toute la philosophie occidentale : “Est-il légitime de corriger la nature ?” Mais cela n’empêche pas quelques paradoxes. Ainsi, comme l’a relevé l’orateur, en France, les OGM, plutôt bien acceptés comme médicaments, font pourtant l’objet d’une défiance tenace en tant qu’aliments. Outre que l’industrie pharmaceutique passe pour être strictement encadrée, l’orateur voit avant tout dans ce préjugé le reflet de la croyance rousseauiste selon laquelle tout ce qui vient de la nature serait bon, alors que ce qui provient de l’homme ne le serait pas nécessairement. Si bien que, tout l’enjeu est de parvenir à “transformer ces peurs confuses en un système d’avantages et de risques convenablement évalués et donc, jusqu’à un certain point, mesurables”. Un travail encore en cours car, “il faudra du temps pour connaître avec précision le rôle et l’influence des OGM sur le destin de l’humanité”.

jeudi 20 décembre 2018

“Écologisme, pourquoi les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances ?”

“Écologisme, pourquoi les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances ?”

Communication de Jean de Kervasdoué, essayiste, devant l’Académie des sciences morales et politiques
Pour l’orateur, ancien titulaire de la chaire d’économie et de gestion des services de santé du Conservatoire national des arts et métiers, un certain nombre de sujets tels que l’état de la biodiversité, la pollution atmosphérique ou l’utilisation des pesticides donnent lieu à des prévisions alarmistes qui vont très au-delà de ce que constatent des mesures objectives et relèvent d’une mentalité antiscientifique. “Alors qu’il y a un quart de siècle à peine, on estimait que la science permettait de vaincre les maladies et de nourrir l’humanité, on craint aujourd’hui d’être empoisonné par les médicaments et les produits agricoles” déplore-t-il. À la racine de ce “procès contre la science”, Jean de Kervasdoué pointe notamment une culture scientifique mal assimilée, l’interprétation du hasard, la confusion entre risque et danger, la coupure avec le monde agricole, la mythification de la nature, le primat de l’émotion, ou encore le soupçon permanent de conflits d’intérêts et le refus de l’incertitude.

jeudi 13 décembre 2018

Séance de rentrée solennelle 2018 de l'Académie des beaux-arts

Séance de rentrée solennelle 2018 de l’Académie des beaux-arts

Avec un discours de Laurent Petitgirard, Secrétaire Perpétuel de l’Académie, sur le thème “Interpréter, est-ce créer ?”
Le mercredi 21 novembre 2018, sous la Coupole du Palais de l’Institut de France, l’Académie des beaux-arts a proclamé à l’occasion de sa Séance solennelle annuelle le palmarès des prix qu’elle a décernés au cours de l’année écoulée. Une cinquantaine de prix ont ainsi été remis à des artistes de tous âges, confirmés ou au seuil de leur carrière, en dessin, peinture, sculpture, gravure, architecture, composition musicale, photographie ainsi qu’à des ouvrages d’art. En encourageant ainsi la création artistique dans toutes ses expressions, elle participe au renouvellement des générations d’artistes et se positionne comme un acteur majeur du mécénat et du rayonnement culturel français. Au cours de cette séance, un hommage a été rendu aux membres disparus en 2018 et le Secrétaire Perpétuel de l’Académie, Laurent Petitgirard, a prononcé un discours sur le thème “Interpréter, est-ce créer ?”. L’ensemble vocal Les Métaboles et l’Orchestre Colonne ont ponctué musicalement cette séance.

jeudi 13 décembre 2018

“Les techniques de la publicité appliquées au marché de l'opinion”

“Les techniques de la publicité appliquées au marché de l’opinion”

Communication de Maurice Lévy, président du conseil de surveillance du groupe Publicis devant l’Académie des sciences morales et politiques.
M. Lévy s’es t d’abord attaché à préciser les conditions de l’applicabilité de la publicité au champ politique en pointant une difficulté tenant à la nature du “produit” politique, qui, faute de caractéristiques pérennes et indiscutables, rend aléatoire toutes les opérations de communication, sauf à jouer sur les seuls instincts des citoyens. Ensuite, l’orateur s’est consacré à explorer le “marché de l’opinion”, qui prend une résonance particulière à l’heure des données numériques, dont l’exploitation fait désormais partie intégrante des campagnes publicitaires aussi bien que politiques. Nous sommes passés d’une “opinion partiellement monolithique à un marché d’offres d’opinions individuelles, propice au ciblage individualisé” et vulnérable à toutes sortes de manipulations. La solution, pour M. Lévy, ne pourra venir que des consommateurs citoyens. Elle passe entre autres par la réappropriation, au moins partielle, de leurs données. Ainsi pourrions-nous revenir à un marché de demandes et de préférences librement choisies, dans lequel la publicité ne serait plus détournée de ses fins.

mercredi 5 décembre 2018

“L'opinion européenne et son baromètre”

“L’opinion européenne et son baromètre”

Communication de Dominique Reynié, professeur de science politique à Sciences Po Paris et directeur général de la Fondation pour l’innovation politique, devant l’Académie des sciences morales et politiques, le 19 novembre 2018.
Est-il pertinent de transposer l’opinion publique, réalité née dans un cadre national, au niveau européen ? Oui, a répondu l’orateur car dans la mesure où, l’Europe constitue un “espace politiquement ordonné”, elle est naturellement propice à l’éclosion d’opinions communes sur les compétences prises en charge par l’Union européenne (comme l’euro) et plus généralement sur son avenir. Ainsi, en l’état actuel, la tendance marquante de l’opinion européenne est la progression continue dans les urnes de partis antisystèmes et eurocritiques, que devraient encore confirmer les élections de mai 2019 au Parlement européen. Ce serait pourtant faire erreur, selon Dominique Reynié, de l’interpréter de manière univoque, comme un regain nationaliste. Car les sondages montrent, dans le même temps, un attachement majoritaire au maintien dans l’Union européenne. Ainsi, les Européens aspireraient avant tout à une puissance publique capable dans les protéger dans le contexte anxiogène de la mondialisation, que ce soit au niveau des États comme de l’Union.

mercredi 28 novembre 2018

“Francisco Pacheco, être honnête homme à Séville au siècle d'or”

“Francisco Pacheco, être honnête homme à Séville au siècle d’or”

Communication de Jean-Louis Augé, conservateur en chef des musées Goya et Jaurès de Castres devant l’Académie des beaux-arts
A l’occasion de cette communication, l’orateur a évoqué Francisco Pacheco (ou Francisco Pérez del Río, Sanlúcar de Barrameda, 1564 – Séville, 1644), peintre maniériste réputé pour avoir été le maître et le beau-père de Diego Velázquez de Silva. Artiste savant d’excellent niveau et dessinateur de talent, il demeure l’auteur d’un des trois traités de peinture du Siècle d’Or espagnol : L’Art de la Peinture, rédigé de 1619-20 à 1638. Jusqu’ici partiellement traduit en français, ce texte s’avère un véritable pensum, source incontournable de références tant dans le domaine artistique que pour l’histoire des mentalités. Injustement dénigré, Pacheco révèle par sa grande honnêteté intellectuelle et morale toute la portée de son analyse de l’art de peindre, parfois d’une brûlante actualité.

mercredi 21 novembre 2018

“Le général de Gaulle et l'opinion”

“Le général de Gaulle et l’opinion”

Communication prononcée par Alain Duhamel devant l’Académie des sciences morales et politiques, le 5 novembre 2018.
Pour le journaliste politique l’appel à la Résistance du 18 juin, du reste quasi-confidentiel sur le moment, a posé le cadre des rapports de Charles de Gaulle avec l’opinion publique : un homme seul s’adresse directement au peuple, comme s’il portait la voix de la France. Il s’en faut pourtant de beaucoup qu’il ait toujours été entendu comme tel. Sa popularité́ considérable à la Libération n’empêche pas son renvoi dans l’opposition dès 1946 et la liquidation du dossier algérien, menée avec l’appui de l’opinion, laisse place à un progressif détachement. En regard, Alain Duhamel a présenté la politique originale de communication de Charles de Gaulle : une “stratégie de conquête et de séduction de l’opinion menée tambour battant et relevant en permanence du rapport de forces et d’un exercice d’autorité”. Le général, qui n’aime guère la presse, a perçu tout le parti qu’il pouvait tirer de l’audiovisuel. “Il a compris le premier que présidentialisation, personnalisation et télévision rimaient.”

mercredi 14 novembre 2018

“La Ve est-elle la République des sondages ?”

“La Ve est-elle la République des sondages ?”

Communication de Jérôme Jaffré, politologue devant l’Académie des sciences morales et politiques.
Pour l’intervenant, l’importance des sondages dans notre vie politique trouve son origine dans l’élection présidentielle au suffrage universel direct. L’installation de la présidentielle au centre de la vie du régime (elle devient la voie royale de la conquête du pouvoir) rend en effet incontournable le recours aux sondages. Ils sont l’outil par lequel se mesure le degré de “présidentialité” d’un candidat (à distinguer de sa popularité) ou bien la relation que le chef de l’État entretient avec le peuple durant son mandat (enjeu décisif pour sa réélection). Ils sont également sollicités pour les législatives, dont le rôle est de donner une majorité au président. À partir de 1981, Jérôme Jaffré relève une complète intégration des sondages aux processus politiques, dans les luttes internes aux partis (ils permettent de contester l’appareil) comme dans les mouvements sociaux (ils sont le complément des manifestations). En conclusion, Jérôme Jaffré a tempéré ce constat. Les sondages ne sont qu’un élément de stratégie politique, à utiliser avec discernement. Il est excessif d’affirmer que la Ve République est celle des sondages, mais il faut reconnaître que depuis plus de cinquante ans elle a vécu avec eux en osmose.

mercredi 31 octobre 2018

Journée de Rencontres dédiée à « Baudelaire et les arts »

Journée de Rencontres dédiée à « Baudelaire et les arts »

Communication de François-Bernard Mâche, membre de la section de composition musicale de l’Académie des beaux-arts

L’Académie des beaux-arts a organisé une journée de Rencontres dédiée à « Baudelaire et les arts », le mercredi 16 mai au Palais de l’Institut de France, sous la Présidence de Messieurs Patrick de Carolis (matin) et Adrien Goetz (après-midi), membres de l’Académie.

Sur le thème « Baudelaire et l’exception musicale », François-Bernard Mâche, membre de la section de composition musicale de l’Académie, docteur ès lettres, a développé l’importance de la découverte par le poète de Tannhäuser et de l’univers wagnérien, et d’une manière plus générale, la dimension musicale essentielle de son œuvre.


jeudi 25 octobre 2018

“La fabrique des sondages”.

“La fabrique des sondages”.

Communication de M. Brice Teinturier, politologue, directeur général délégué d’IPSOS France devant l’Académie des sciences morales et politiques
Après avoir souligné que l’analyse de l’opinion ne s’appuie plus sur les seuls sondages en raison de l’explosion des données rendues disponibles par les technologies numériques, l’orateur a centré son propos sur les sondages électoraux et les controverses sur leur pertinence en démocratie, qui ne sont pas étrangères, a avancé l’orateur, à l’image que nous nous faisons de ce régime. Ainsi, nous serions critiques envers les sondages parce que nous aurions peine à admettre que la démocratie a plus à voir avec l’opinion qu’avec la connaissance. Tout le paradoxe est que les sondages et les enquêtes, tout en travaillant sur l’opinion, relèvent du domaine de la connaissance et contribuent, comme tels, à objectiver le débat public, en bousculant les croyances qui nourrissent les argumentaires politiques. L’expérience de Brice Teinturier est du reste que les décideurs comme les citoyens tiennent très inégalement compte de ces informations. Et s’il est vrai qu’une proportion non négligeable d’électeurs, au cours des derniers scrutins, a fait le choix d’un “vote utile”, il ne voit pas au nom de quoi celui-ci aurait moins de valeur qu’un “vote de conviction” car on ne saurait trouver mauvais, dans une démocratie, que des citoyens puissent réviser leurs décisions.

mardi 9 octobre 2018

“Le nouveau Léviathan : l'opinion publique ou de la démocratie périodique à la démocratie permanente”

“Le nouveau Léviathan : l’opinion publique ou de la démocratie périodique à la démocratie permanente”

Communication de Jacques Julliard devant l’Académie des sciences morales et politiques
Pour l’orateur, l’émergence d’une démocratie permanente commence au début du XXe siècle avec l’entrée en crise de la démocratie représentative telle que l’incarnait la IIIe République, qui n’admettait d’autre consultation du peuple souverain que l’élection de ses députés à intervalles réguliers. Un système alors concurrencé par les manifestations organisées pour peser sur son action et, plus récemment, par l’essor des sondages d’opinion : « la cote des hommes politiques est désormais considérée comme un instrument de mesure légitime, en concurrence avec l’élection ». Cette évolution n’est pas qu’une question de mentalité ; elle tient aussi à des facteurs technologiques : « La démocratie d’opinion est d’abord fille de la révolution informatique comme naguère la démocratie parlementaire l’a été du chemin de fer puis de l’automobile. » Si bien qu’il faut maintenant compter aussi avec l’instantanéité des réseaux sociaux…

mardi 2 octobre 2018

“Populisme et médias, le procès réciproque”

“Populisme et médias, le procès réciproque”

Par Chantal Delsol, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
À la racine de ce divorce, l’académicienne pointe une guerre idéologique doublée d’une lutte des classes, ce qui rend l’affrontement d’autant plus inexpiable. Au progressisme et à l’universalisme des élites, partagés par les médias, une partie des classes populaires oppose son besoin d’enracinement et la conservation des avantages acquis et de ses modes de vie, dans des proportions variables à droite ou à gauche. Ce clivage social, qui draine derrière lui ressentiment et mépris, fausse d’avance tout dialogue, en condamnant les deux camps à l’incompréhension. Il en résulte une situation dangereuse pour la démocratie, menacée dans son esprit, la politique se muant en guerre et l’adversaire en ennemi, si bien que Chantal Delsol, y voit un nouvel épisode de la « guerre civile européenne » que se livrent depuis deux siècles modernes et antimodernes.

mercredi 26 septembre 2018

“L'Église, le Vatican et sa communication”

“L’Église, le Vatican et sa communication”

Communication de Philippe Levillain, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
L’orateur a commencé son exposé par une évocation de Vatican II (1962-1965), car c’est à cette occasion que, de son point de vue, l’opinion publique s’est introduite à l’intérieur de l’Église catholique, du moins à son sommet. Une évolution qu’il juge regrettable car “à la verticalité du message dont l’Église est censée être le relais, on opposa l’horizontalité de l’instant, du moment, de la vérité brutale des mots. Finalement, à la tentation du perfectus, on substitua le progressus, le renouvellement substantiel permanent”. D’où les efforts importants de la papauté pour adapter sa communication, notamment via la médiatisation accrue des papes qui, depuis Jean-Paul II, ne s’expriment plus seulement à travers les anciens canaux formels mais n’hésitent pas à se livrer aux questions des journalistes et même à mettre en scène leur personnalité et leurs voyages, devenant ainsi des “figures familières d’une opinion mondialisée”.

mercredi 11 juillet 2018

“Comment le djihadisme recrute grâce aux réseaux sociaux”

“Comment le djihadisme recrute grâce aux réseaux sociaux”

Communication de M. Gilles Keppel, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris
Dans son exposé, l’orateur a notamment rappelé qu’à chacune des phases du djihadisme contemporain, avaient correspondu un mode d’expression et des vecteurs de transmission distincts. Dans la première phase, qui commence autour de 1979 avec la révolution iranienne et l’intervention soviétique en Afghanistan, la mobilisation se fait essentiellement par l’écrit. L’apparition au grand jour d’Al-Qaida en 1998 inaugure une seconde phase, qui porte le djihad en dehors du monde musulman. Ses textes de propagande sont désormais diffusés via Internet et c’est à la télévision que sont rendus publics ses “exploits”. Les attentats, soigneusement planifiés, sont l’objet d’une mise en scène spectaculaire : les images du 11 septembre tournent en boucle, de longues semaines, sur les télévisions. À cette date, l’avènement des réseaux sociaux a déjà ouvert la voie à un nouveau type de djihad, dont l’organisation n’est plus hiérarchique mais cherche à susciter de multiples initiatives locales, au cœur même des pays occidentaux. Les auteurs des attentats qui frappent la France depuis 2012 s’inscrivent dans cette logique.

jeudi 5 juillet 2018

“Le cinéma, les séries télévisées, la bande dessinée : fabriques d'opinion”

“Le cinéma, les séries télévisées, la bande dessinée : fabriques d’opinion”

Communication de M. Hubert Védrine, ancien ministre
Dans cette communication prononcée, le 18 juin 2018 l’orateur a souligné que, si pour une bonne part, films, séries et bandes dessinées sont avant tout une transposition du monde dans lequel vivent leurs créateurs, ils ne sont pas, pour autant, un reflet passif et neutre car la puissance subjuguante de l’image porte en elle-même une force de conviction. Ainsi lorsque Hergé, dans le Lotus bleu, attira l’attention sur les événements qui se produisaient en Chine dans les années 1930, il modifia certainement la perception qu’en avaient ses contemporains. Et Hollywood ne fut pas pour rien dans l’arrimage de l’Europe de l’Ouest du côté américain durant toute la guerre froide. Aujourd’hui, plusieurs générations d’Occidentaux ont grandi dans un bain d’images, avec des héros de pellicule ou de papier, qui leur sont aussi familiers que l’étaient aux Grecs les dieux de l’Olympe. Il est naturel qu’ils en aient hérité non des opinions précises, mais une certaine représentation du monde. Il n’est toutefois pas exclu que, dans les années à venir, l’Occident subisse sur ce terrain la concurrence des pays émergents.

mercredi 27 juin 2018

“Le Louvre Abou Dabi, le premier musée universel du 21e siècle”

“Le Louvre Abou Dabi, le premier musée universel du 21e siècle”

par Jean-Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre.

mercredi 27 juin 2018

“Le cinéma, les séries télévisées, la bande dessinée : fabriques d'opinion”

“Le cinéma, les séries télévisées, la bande dessinée : fabriques d’opinion”

Communication de M. Hubert Védrine, ancien ministre
Dans cette communication prononcée, le 18 juin 2018 l’orateur a souligné que, si pour une bonne part, films, séries et bandes dessinées sont avant tout une transposition du monde dans lequel vivent leurs créateurs, ils ne sont pas, pour autant, un reflet passif et neutre car la puissance subjuguante de l’image porte en elle-même une force de conviction. Ainsi lorsque Hergé, dans le Lotus bleu, attira l’attention sur les événements qui se produisaient en Chine dans les années 1930, il modifia certainement la perception qu’en avaient ses contemporains. Et Hollywood ne fut pas pour rien dans l’arrimage de l’Europe de l’Ouest du côté américain durant toute la guerre froide. Aujourd’hui, plusieurs générations d’Occidentaux ont grandi dans un bain d’images, avec des héros de pellicule ou de papier, qui leur sont aussi familiers que l’étaient aux Grecs les dieux de l’Olympe. Il est naturel qu’ils en aient hérité non des opinions précises, mais une certaine représentation du monde. Il n’est toutefois pas exclu que, dans les années à venir, l’Occident subisse sur ce terrain la concurrence des pays émergents.

mercredi 27 juin 2018

“L'École pratique des hautes études (1868-2018) : l'érudition dans le débat public et ses rapports avec l'opinion.”

“L’École pratique des hautes études (1868-2018) : l’érudition dans le débat public et ses rapports avec l’opinion.”

Communication de M. Hubert Bost, président de l’École pratique des hautes études (EPHE)
Cette communication a été prononcée, le 11 juin 2018. Elle concluait la journée d’étude organisée conjointement par l’Académie des sciences morales et politiques et l’École pratique des hautes études, à l’occasion du 150e anniversaire de cette dernière, sur le thème “De l’érudition à l’opinion”. L’orateur a notamment souligné que “si l’EPHE a joué un rôle dans l’opinion, ce n’est pas dans le domaine des débats d’idées animés par la presse et les médias, mais plutôt dans sa contribution aux évolutions fondamentales et lentes, par sa manière de reposer et de penser à nouveaux frais certaines questions en revenant aux sources”. Et de citer, à titre d’exemple, le rôle joué crucial joué par l’École dans le développement de nouvelles disciplines - la sémantique (Bréal), la sociologie (Mauss), l’anthropologie (Lévi-Strauss) - ou le renouvellement des plus anciennes.

mercredi 20 juin 2018

“L'opinion et les intellectuels : exorde à ceux qui nous détestent”.

“L’opinion et les intellectuels : exorde à ceux qui nous détestent”.

Communication d’Alain Minc devant l’Académie des sciences morales et politiques
Dans son intervention, l’orateur est revenu sur la dialectique du peuple et des élites, dans laquelle il voit le moteur de la contestation populiste et dont il situe l’apparition dans le débat politique contemporain au moment du référendum sur le traité de Maastricht, avant qu’elle ne s’impose définitivement avec la victoire du « non » français au traité constitutionnel européen de 2005. Pour Alain Minc, ce cadre mérite toutefois d’être remis en cause. En effet, selon lui, la notion de « peuple », représenterait une pure construction ne prenant corps que dans l’opposition à des élites également fantasmées. Il insiste, dans ce sens, sur le caractère psychologique de la césure entre le « peuple » et les « élites », qui de son point de vue dépasse les enjeux purement matériels. Il passe en revue ce qui pourrait s’opposer à ce « mythe du peuple » – les classes sociales, le communautarisme, la nation, la construction européenne même – pour conclure que la solution se trouve sans doute dans l’émergence de ce qu’il qualifie de « populisme mainstream », associant au renouvellement des formes de la vie politique la défense des idées portées par les anciens partis de gouvernement.

mercredi 6 juin 2018

Cérémonie d'installation de Jean-Marc Bustamante à l'Académie des beaux-arts.

Cérémonie d’installation de Jean-Marc Bustamante à l’Académie des beaux-arts.

Jean-Marc Bustamante a été officiellement installé au sein de l’Académie des beaux-arts, le mercredi 23 mai dernier. Au cours de cette cérémonie sous la Coupole de l’Institut de France, Henri Loyrette a prononcé le discours d’installation de Jean-Marc Bustamante avant d’inviter ce dernier à faire, selon l’usage, l’éloge de son prédécesseur, le peintre Zao Wou-Ki décédé le 9 avril 2013.

mercredi 6 juin 2018

“La presse à la barre du tribunal”

“La presse à la barre du tribunal”

Communication de Maître Basile Ader, avocat, devant l’Académie des sciences morales et politiques
Vice-bâtonnier du barreau de Paris et spécialiste du droit des médias, Maître Ader a notamment souligné une singularité française en la matière : alors que la presse est moins florissante en France qu’à l’étranger, les procès de presse y sont près de dix fois plus nombreux. Il voit dans ce paradoxe un trait culturel, qui fait du procès de presse une institution nationale. Il offre en effet un cadre de débats sans équivalent, dans lequel la procédure accusatoire garantit aux différentes parties un traitement transparent, à armes égales. Il est aussi une agora, véritable caisse de résonnance de tous les sujets qui occupent l’opinion publique, des plus graves aux plus légers. Il est, enfin, un lieu d’apprentissage de la déontologie journalistique. Autant de traits qui conduisent l’orateur à préserver les équilibres de la loi de 1881 permettant, aujourd’hui encore, de garantir des “procès équitables […] parce que pénaux ».

mercredi 23 mai 2018

Installation du photographe Bruno Barbey à l'Académie des beaux-arts

Installation du photographe Bruno Barbey à l’Académie des beaux-arts

Discours de Charles Perrot et réponse de Bruno Barbey
Le photographe Bruno Barbey a été officiellement installé au sein de l’Académie des beaux-arts par son confrère Alain Charles Perrot, membre de la section d’architecture, le mercredi 4 avril 2018. Il avait été élu membre de l’Académie le 13 avril 2016. Son épée d’académicien lui a été remise, à l’issue de la cérémonie, par Jean-Noël Jeanneney, historien et ancien ministre. L’altiste Gérard Caussé a interprété, au cours de cette cérémonie, le Prélude de la Sixième Suite, le Prélude et la Courante de la Première Suite de Jean-Sébastien Bach.

jeudi 26 avril 2018

“L'influence de l'émotion et de l'opinion dans la loi pénale”

“L’influence de l’émotion et de l’opinion dans la loi pénale”

Communication de Bruno Cotte, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
“En grossissant à dessein le trait, on pourrait presque soutenir que tout fait divers traité par un journal de 20 h est aujourd’hui virtuellement une loi ! [...] Il suffit que ce sujet suscite la compassion, la passion ou l’indignation pour qu’aussitôt les responsables politiques jugent qu’il s’impose de prendre sans délai en considération l’émotion qui s’exprime, de la relayer en déposant un projet ou une proposition de loi et de donner à ce texte la priorité dans le calendrier parlementaire”, a notamment déploré l’orateur. Il souligne également que l’aspect symbolique des lois tend à l’emporter, désormais, sur leur efficacité. D’où son appel à “ne pas confondre la loi et ce qui ne relève que d’une circulaire d’application” de façon à “garder au droit sa minceur et aux interventions du législateur une certaine rareté pour leur conserver une force intacte”.

jeudi 12 avril 2018

Séance solennelle d'installation de Denis Kessler

Séance solennelle d’installation de Denis Kessler

Le nouveau membre de l’Académie des sciences morales et politiques a donné lecture de la Lecture de la Notice sur la vie et les travaux de son prédécesseur, Michel Albert.
Le président François d’Orcival a introduit la séance, consacrée à la lecture de la Notice sur la vie et les travaux de Michel Albert (1930- 2015) par Denis Kessler, qui lui a succédé le 11 janvier 2016 au fauteuil I de la section Économie politique, statistique et finances. Il a rappelé l’origine et le sens de cette tradition, qui est un rituel de passage. Il a souligné, dans le même temps, le caractère inédit revêtu par la cérémonie de ce jour, puisqu’elle se tenait, pour la première fois, au cours d’une séance solennelle sous la Coupole. Le discours d’accueil de Denis Kessler a été prononcé par Michel Pébereau, également membre de la section Économie politique, statistique et finances, qui a évoqué les différentes facettes de sa personnalité, unifiées par un même amour de la rationalité, de la liberté et du savoir : le chercheur académique internationalement reconnu, le stratège et porte-parole du monde des entreprises, enfin l’entrepreneur à succès, à la tête de la quatrième société de réassurance au monde. Denis Kessler a alors pris la parole, pour évoquer la figure de Michel Albert, à travers les nombreux engagements qui ont tissé son existence.

jeudi 29 mars 2018

“Entre art et science : le corps en mouvement”

“Entre art et science : le corps en mouvement”

Communication d’Yvan Brohard
Historien, spécialiste du MoyenÂge et de la Renaissance, commissaire d’expositions, Yvan Brohard est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages dont le catalogue raisonné de Pierre-Yves Trémois publié récemment. Chargé de mission Art & Science depuis 2009 auprès du Président de l’université Paris Descartes, il a notamment présenté, dans le cadre du Réfectoire des Cordeliers et du Musée d’Histoire de la Médecine à Paris, ainsi qu’à l’étranger, de nombreuses expositions sur l’Homme et son corps et les Âges de la vie. En 2014-2015, il a été chargé par l’Académie des sciences de promouvoir le projet Pour un universalisme scientifique.

jeudi 15 mars 2018

“L'opinion publique et les pouvoirs”

“L’opinion publique et les pouvoirs”

Communication de Valery Giscard d’Estaing, de l’Académie française, devant l’Académie des sciences morales et politiques
Au cours de son intervention, l’ancien Président de la République a dégagé une philosophie générale des rapports entre le pouvoir et l’opinion publique, qu’il voit marqués par une certaine fatalité, entre l’intérêt général qui devrait toujours animer l’homme d’État et des électeurs spontanément mus par leurs intérêts particuliers, ce que ne manquent pas au demeurant d’exploiter, souvent avec succès, les démagogues. Retraçant à grands traits l’histoire de la France depuis la Révolution, il a montré qu’avaient dominé les périodes où le pouvoir et l’opinion publique avaient conjointement orienté la destinée du pays. Cet équilibre, toujours fragile et inégalement satisfaisant, est néanmoins menacé par le poids grandissant des lobbies, efficacement relayés désormais par les réseaux sociaux : Il n’est plus possible d’envisager la démocratie sans lobbies, mais que devient-elle quand ces lobbies sont triomphants ?”

jeudi 15 mars 2018

“Le journal Le Monde, prescripteur d'opinion”

“Le journal Le Monde, prescripteur d’opinion”

Communication de Jean-Marie Colombani, journaliste, directeur du Monde entre 1994 et 2007
A l’issue d’une présentation de l’histoire du Monde et d’une analyse de son statut de “journal de référence”, l’orateur a estimé qu’il n’est pas sûr qu’un magistère comme celui exercé par Le Monde dans le passé soit encore possible à l’heure des chaînes d’information continue et des réseaux sociaux, qui imposent à l’ensemble des médias leur tempo et une dictature de l’émotion. Il est toutefois convaincu que, dans ce contexte, les médias de presse écrite peuvent tirer leur épingle du jeu, en revenant aux règles fondamentales du métier : la mise en perspective, la hiérarchisation des faits et l’approfondissement... sans renoncer, comme dans le cas du Monde, à déranger. Une conviction ainsi résumée : “À défaut d’être prescripteur d’opinion, il lui faut, au moins, être prescripteur de débats.”

jeudi 8 mars 2018

« Bonheurs et malheurs de l'esthétique »

« Bonheurs et malheurs de l’esthétique »

Par Marc Jimenez, philosophe, professeur à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne.
Docteur ès Lettres et docteur en philosophie, Marc Jimenez est professeur émérite à la Sorbonne où il a enseigné l’esthétique et les sciences de l’art. Il dirige la Collection d’Esthétique auprès des éditions Klincksieck-Les Belles Lettres depuis 1986. Traducteur de T.W. Adorno, Théorie esthétique, et d’August Wilhelm Schlegel, La doctrine de l’art. Considérations sur les Belles Lettres et l’Art, il est l’auteur de nombreuses publications parmi lesquelles : Vers une esthétique négative. Adorno et la modernité (Klincksieck), Qu’est-ce que l’esthétique ? (Gallimard), La querelle de l’art contemporain (Gallimard), Fragments pour un discours esthétique, (Klincksieck). Art et technosciences. Bioart, neuroesthétique (Klincksieck). Son dernier ouvrage, paru en 2016, est consacré à la poésie de Friedrich Nietzsche : Rien qu’un fou, rien qu’un poète. Une lecture des derniers poèmes de Nietzsche (Belles Lettres-encre marine). Membre de l’Association internationale des critiques d’art (AICA), il participe à de nombreux colloques en France et à l’étranger (Europe, Amérique latine, Afrique noire francophone et Maghreb) et collabore régulièrement à des revues d’art.

jeudi 22 février 2018

“Histoire de la presse : les journalistes dans les drames contemporains”

“Histoire de la presse : les journalistes dans les drames contemporains”

Communication de Patrick Eveno, professeur émérite à l’université Paris 1
Au fil d’une vaste évocation historique de l’Affaire Dreyfus à nos jours, l’orateur s’est inscrit en faux contre l’idée selon laquelle les médias seraient un instrument efficace de manipulation des masses. En effet, s’il n’est pas douteux que les organes d’information contribuent à alimenter l’opinion publique, c’est faire peu de cas de leur réception que de leur attribuer un pouvoir de persuasion tel qu’il annihilerait toute capacité d’appréciation chez les citoyens. S’agissant de la période contemporaine, il a aussi souligné que l’explosion d’Internet, puis des réseaux sociaux depuis les années 2000, impose un paysage médiatique polycentrique, dans lequel les citoyens sont de plus en plus partie prenante des circuits de l’information, en même temps qu’il contraint médias et journalistes à se remettre en cause. Si bien que leur défi sera d’inventer un modèle économique viable pour la presse et de retrouver la confiance du public, sans se modeler sur les caprices de l’opinion, de manière à jouer pleinement leur rôle dans le bon fonctionnement de la démocratie.

jeudi 15 février 2018

“Napoléon ou la maîtrise de l'opinion publique”

“Napoléon ou la maîtrise de l’opinion publique”

Communication de Jean Tulard, membre de l’Académie des sciences morales et politiques.
Comme l’a rappelé Jean Tulard, aux yeux de Napoléon, l’opinion publique peut être utilement prise en compte, pourvu toutefois qu’elle soit clairement subordonnée au politique. Ainsi, devant le Conseil d’État, l’Empereur déclaré, en 1804 : “Je respecterai les jugements de l’opinion publique quand ils seront légitimes, mais elle a des caprices qu’il faut savoir mépriser. C’est au gouvernement de l’éclairer et non de la suivre dans ses écarts. J’ai pour moi la volonté de la Nation et une armée de 500 000 hommes.” Le pouvoir du premier consul, puis de l’empereur, dérive des seuls plébiscites, censés exprimer irrévocablement la voix de la Nation. Toutefois, la réussite la plus nette de Napoléon face à l’opinion publique n’est pas de l’avoir muselée, mais d’avoir durablement imposé sa légende. Dès la campagne d’Italie, Bonaparte se révèle un maître en communication. Il se crée une image à la fois héroïque et immédiatement reconnaissable, à travers sa tenue et ses postures. Elle se décline aussi bien dans les grandes peintures académiques que dans la gravure populaire. La construction de cette mythologie se poursuit au-delà de la chute de l’Empire, à destination de la postérité, ce qui arrachera ce cri à Chateaubriand : “Vivant il a manqué le monde, mort il le possède.”

jeudi 8 février 2018

“Des Lumières à l'opinion publique : politique extérieure et société, XVIIIe-XXe siècles”.

“Des Lumières à l’opinion publique : politique extérieure et société, XVIIIe-XXe siècles”.

Communication de Georges-Henri Soutou, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
Après avoir brossé, sur trois siècles, un ample tableau de l’évolution des relations entre opinion publique et politique extérieure, l’orateur s’est interrogé sur la part que devraient faire nos sociétés à l’opinion publique dans les choix de politique extérieure, à l’heure où les populations entendent de plus en plus être consultées, du fait des répercussions de ces décisions sur leurs vies. Faire émerger au sein de l’opinion publique des options réalistes, « les canaliser dans un processus politique et [...] les mettre en pratique dans un système international enserré par une multitude d’accords et de règles multilatéraux ou même supranationaux » n’a pourtant rien d’évident. Faut-il, comme le suggèrent certains, soustraire ces questions au jugement populaire ? Généraliser, au contraire, la transparence ? Prendre modèle sur les votations suisses, qui munissent l’électeur d’argumentaires pro et contra, ou bien faire jouer la démocratie participative, via Internet ? Pour G.-H. Soutou, une chose est sûre : nos modes de fonctionnement actuels ne sont plus adaptés, et il faudra inévitablement choisir.

vendredi 2 février 2018

“Naissance et sources de l'opinion publique”.

“Naissance et sources de l’opinion publique”.

Communication de Philippe Contamine, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres
Parce qu’il est convenu que ce n’est qu’au milieu du XVIIIe siècle que l’opinion publique est identifiée en tant que telle dans les sociétés occidentales, faut-il renoncer à appliquer cette notion aux “hautes époques” ? Tel n’est pas la conviction de Philippe Contamine qui souligne que la période médiévale offre de ce point de vue un poste d’observation intéressant. Tout porte, a priori, à contester la réalité d’une opinion publique médiévale en présence d’une population massivement illettrée, dispersée et soumise à un dominium clérical et féodal, dont le seul mode d’expression aurait été la révolte. Ph. Contamine a cependant relevé que depuis une génération, les historiens médiévistes utilisaient couramment le concept d’opinion publique, particulièrement face à des épisodes de crise, comme ceux qui jalonnent la guerre de Cent Ans. Ils s’intéressent, pour cela, aux rumeurs, cris, doléances, ou encore à la propagande. Ainsi lors de la mobilisation du tiers état par Philippe le Bel dans le cadre de sa lutte contre le pape Boniface VIII en 1303. Le monarque avait en effet envoyé des commissaires dans les provinces, pour expliquer son attitude et recueillir l’adhésion de ses sujets, parvenant ainsi à créer un véritable courant d’opinion publique. D’où une nouvelle question : “Entre la ‘commune renommée’ des années 1400 et l’opinion des années 1900, le changement est-il de degré ou de nature ? Serait-on passé des premiers vagissements à la pleine maturité ou plutôt d’un régime politique à l’autre ?”

jeudi 25 janvier 2018

“Opinion publique, que faire, quoi faire ?”.

“Opinion publique, que faire, quoi faire ?”.

Communication de Bernard Bourgeois, membre de l’Académie des sciences morales et politiques.
Bernard Bourgeois, normalien, agrégé de philosophie, professeur émérite de l’Université Paris I - Panthéon Sorbonne, est l’un des plus éminents spécialistes de la philosophie allemande et notamment de l’idéalisme celles de Fichte et d’Hegel.

jeudi 18 janvier 2018

“Qu'est-ce que l'opinion publique ?”.

“Qu’est-ce que l’opinion publique ?”.

Communication de Jean Baechler, membre de l’Académie des sciences morales et politiques.

jeudi 11 janvier 2018

“Comment faire régresser le fondamentalisme musulman dans notre pays ?”

“Comment faire régresser le fondamentalisme musulman dans notre pays ?”

Communication de Hakim el Karoui, essayiste.
En s’appuyant sur le rapport Un islam français est possible, qu’il avait coordonné en 2016 pour l’Institut Montaigne, l’orateur s’est livré à un état des lieux de la réalité de l’islam en France. Il en ressort un tableau complexe, loin de la religion pour travailleurs immigrés dont on a gardé l’image. Pesant environ 8 % de la population - une proportion destinée à augmenter, du fait d’une moyenne d’âge inférieure à celle de la nation dans son ensemble -, les musulmans de France sont travaillés par des dynamiques sociologiques contradictoires. Alors qu’une petite moitié de musulmans est en en voie de sécularisation, l’intervenant relève en effet la préoccupante montée en puissance d’un islam de rupture, suivi par environ un quart des fidèles, en majorité des jeunes, à la culture religieuse rudimentaire. Afin de constituer un “islam de France”, il propose notamment les pistes suivantes : rompre avec l’ingérence et le financement par des pays étrangers, en redirigeant une partie des sommes générées par la consommation islamique vers des associations ad hoc, offrir une alternative scolaire à l’apprentissage de l’arabe dans les mosquées, former et professionnaliser les aumôniers, comme cela s’est fait pour l’armée, ou encore encourager la formation d’une contre-offre sur Internet.

mercredi 20 décembre 2017

“Quelles sont les évolutions nécessaires pour assurer la pérennité de l'Union monétaire européenne ?”

“Quelles sont les évolutions nécessaires pour assurer la pérennité de l’Union monétaire européenne ?”

Communication de M. Herman Van Rompuy, ancien président du Conseil européen.

jeudi 14 décembre 2017

Séance solennelle de rentrée de l'Académie des beaux-arts (15 novembre 2017)

Séance solennelle de rentrée de l’Académie des beaux-arts (15 novembre 2017)

L’ensemble des discours est disponible sur le site de l’Académie : www.academiedesbeauxarts.fr

jeudi 30 novembre 2017

“Le retour du nucléaire militaire”

“Le retour du nucléaire militaire”

Entretien académique présenté par Georges-Henri Soutou et Jean Baechler
La fin de la guerre froide avait semblé devoir marquer un déclin du nucléaire dans les systèmes de défense. L’actualité des derniers mois, notamment les dossiers brûlants du nucléaire iranien et nord-coréen, montre qu’il n’en est rien. La dissuasion nucléaire doit toutefois s’adapter à un nouveau contexte, marqué par l’émergence de nouvelles puissances et d’acteurs non étatiques comme les organisations terroristes.

jeudi 30 novembre 2017

Séance solennelle de rentrée de l'Académie des sciences morales et politiques

Séance solennelle de rentrée de l’Académie des sciences morales et politiques

Avec les interventions de MM. Michel Pébereau et Jean-Robert Pitte, respectivement président et secrétaire perpétuel de l’Académie
Conformément à l’usage, l’essentiel du discours de Michel Pébereau a été consacré à une synthèse des travaux entrepris en 2017 sous sa direction, sur le thème : “Quelles réformes et transformations pour assurer croissance économique et cohésion sociale ?”. Le président a souligné, en préambule, l’urgence d’entreprendre de tels changements car « des indices irrécusables attestent que notre pays est engagé dans un processus qui, s’il n’est pas promptement corrigé, nous condamnera à échéance plus ou moins proche au déclassement.” En fin de séance, Jean-Robert Pitte a prononcé son discours, intitulé “Forces spirituelles, innovations et accélérations de l’histoire”. S’inscrivant en faux contre le discours qui attribue à l’action humaine une part prépondérante dans les dérèglements naturels, il a brossé une vaste fresque de l’histoire de l’humanité, en montrant que son évolution était moins dictée par une réaction aux contraintes environnementales que l’expression de la volonté, de la liberté et de la spiritualité humaines, à l’origine des “grands franchissements de paliers”. Et de conclure par la conviction que “l’avenir de l’humanité n’est pas écrit d’avance”, qu’il “n’existe ni sens de l’histoire, ni sens de la géographie” si bien que “les forces spirituelles et l’approfondissement des cultures peuvent vaincre toutes les menaces”.

jeudi 23 novembre 2017

Rentrée solennelle des cinq Académies : « L'irrationnel »

Rentrée solennelle des cinq Académies : « L’irrationnel »


- Ouverture par Hélène Carrère d’Encausse, président de l’Institut, secrétaire perpétuel de l’Académie française

- L’irrationnel comme scandale et comme destin par Chantal Delsol (Académie des sciences morales et politiques)

- L’irrationnel : la lumière de l’art, par Patrick de Carolis (Académie des beaux-arts)

- L’irrationnel mathématique par Étienne Ghys (Académie des sciences)

- Les nombres irrationnels du Timée de Platon au traité d’architecture de Vitruve par Pierre Gros (Académie des inscriptions et belles-lettres)

- L’irrationnel et l’impossible, le résidu et l’irréductible par Jean-Luc Marion (Académie française)


mercredi 8 novembre 2017

“Travailler à créer”

“Travailler à créer”

Communication de Pierre-Michel Menger, professeur au Collège de France. Séance du 4 octobre 2017.
M. Pierre-Michel Menger est sociologue, professeur au Collège de France, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Ses travaux portent sur le monde l’art et de la création auquel il a consacré plusieurs ouvrages dont Le travail créateur. S’accomplir dans l’incertain (2009) et Portrait de l’artiste en travailleur. Métamorphoses du capitalisme (2003).

jeudi 2 novembre 2017

“Simplifier le droit pour libérer l'économie : la réforme est-elle possible ?”

“Simplifier le droit pour libérer l’économie : la réforme est-elle possible ?”

Communication de Maryvonne de Saint-Pulgent, conseillère d’Etat, correspondant de l’Académie des beaux-arts, devant l’Académie des sciences morales et politiques
Pour l’intervenante, la simplification du droit est un “devoir patriotique” qui fait consensus, surtout dans le domaine économique car, dans une économie ouverte, la complexité du cadre juridique français nuit à l’attractivité et à la compétitivité du pays. Dans ce contexte, la simplification du droit est devenue une promesse récurrente du discours politique français, sans effet tangible : le “choc de simplification” annoncé en 2013 ne s’est pas produit. Pour Maryvonne de Saint-Pulgent, qui s’appuie sur les exemples de pays voisins (Allemagne, Royaume-Uni...), une authentique réforme est possible, à condition que l’on en ait une conception réaliste et qu’on use d’une méthodologie appropriée. Cela suppose notamment un changement de culture normative, dans un pays où légiférer est communément perçu comme la solution à tous les problèmes. L’exposé montre que des avancées sont possibles, même si le chantier, par nature, ne sera jamais achevé car “il ne peut s’agir d’un choc, seulement d’un chemin de simplification, d’une montagne même qui ne peut être gravie que pas à pas”.

jeudi 26 octobre 2017

« Comment restaurer le leadership en Europe de notre agriculture et de nos industries agro-alimentaires ? »

« Comment restaurer le leadership en Europe de notre agriculture et de nos industries agro-alimentaires ? »

Communication de Lionel Fontagné, professeur à l’université Panthéon-Sorbonne
L’orateur a commencé par un triste constat : depuis 25 ans, la France n’a cessé de perdre des parts de marché en termes d’exportations de produits agricoles, que ce soit au niveau mondial (où son poids a décru de moitié) ou au niveau européen (où elle est désormais dépassée par les Pays-Bas et l’Allemagne). Ce recul n’est pas seulement dû aux progrès de la production au niveau mondial ; il s’explique aussi par une compétitivité en berne. La productivité, depuis 20 ans, subit une stagnation, qui tient à des facteurs complexes. Le coût du travail représente évidemment un handicap majeur, surtout dans des secteurs qui exigent une main-d’œuvre nombreuse. L’image des produits français est également en cause : leur certification, avec ses labels, n’est pas toujours lisible pour les consommateurs étrangers. Enfin, le fait que l’agriculture soit par ailleurs fortement subventionnée pose nécessairement la question de l’efficacité des politiques publiques en termes économiques, mais aussi sociaux et écologiques.

jeudi 19 octobre 2017

Installation de Wolfgang Schäuble, ministre fédéral des finances d'Allemagne, comme membre associé étranger au fauteuil de Roland Mortier.

Installation de Wolfgang Schäuble, ministre fédéral des finances d’Allemagne, comme membre associé étranger au fauteuil de Roland Mortier.

Wolfgang Schäuble, ministre fédéral des Finances d’Allemagne, a été installé le 2 octobre 2017, sous la Coupole de l’Institut, comme membre étranger associé de l’Académie, au fauteuil occupé précédemment par l’universitaire belge Roland Mortier, décédé le 31 mars 2015. Le président de l’Académie, Michel Pébereau, a prononcé le discours d’installation. Il a retracé la riche carrière du nouvel académicien : un itinéraire politique exceptionnel, dans lequel s’entrecroisent l’histoire de l’Allemagne et celle de l’Europe. Wolfgang Schäuble a été, aux côtés d’Helmut Kohl, “l’architecte de la réunification”, qu’il a négociée en tant que ministre de l’Intérieur de la RFA de 1989 à 1991. De même, à son poste de ministre fédéral des Finances (de 2009 à aujourd’hui), il a joué un rôle de premier plan dans la résolution de la crise des dettes souveraines de la zone euro ainsi que dans la mise au point des instruments destinés à éviter ses répétitions.

mardi 10 octobre 2017

“Le travail indépendant : une alternative au salariat ?”

“Le travail indépendant : une alternative au salariat ?”

Communication de Bertrand Martinot, directeur général adjoint des services de la région Ile-de-France, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 18 septembre 2017.

mercredi 4 octobre 2017

“Quelles réformes pour assurer la compétitivité internationale de notre système d'enseignement supérieur et de recherche ?”

“Quelles réformes pour assurer la compétitivité internationale de notre système d’enseignement supérieur et de recherche ?”

Communication de Philippe Aghion, professeur au Collège de France, prononcée devant l’Académie des sciences morales et politiques, 28 juin 2017.

mercredi 27 septembre 2017

« Quelle politique de l'énergie pour assurer la compétitivité de notre économie, réduire notre dépendance extérieure et protéger l'environnement ? »

« Quelle politique de l’énergie pour assurer la compétitivité de notre économie, réduire notre dépendance extérieure et protéger l’environnement ? »

Communication de Jean-Paul Bouttes, chef économiste d’EDF, devant l’Académie des sciences morales et politiques, le 3 juillet 2017.

lundi 17 juillet 2017

“L'économie collaborative peut-elle contribuer en France à la croissance économique, à la réduction des dépenses publiques, et à la création d'emplois ?”

“L’économie collaborative peut-elle contribuer en France à la croissance économique, à la réduction des dépenses publiques, et à la création d’emplois ?”

Communication d’Elisabeth Groshomme, fondatrice de Paradigmes et Caetera devant l’Académie des sciences morales et politiques
Fondatrice et directrice de Paradigmes et caetera, une société d’études et de conseil consacrée à la prospective et à l’innovation, l’oratrice a précisé que les activités regroupées sous le nom d’économie collaborative peuvent être décrites comme une nébuleuse, répartie entre cinq secteurs principaux : l’hébergement, la mobilité (covoiturage, autopartage), les services à la personne (prêt de matériel, petites prestations), les services aux entreprises (fret) et le financement (levée de fonds). Le poids de l’économie collaborative est encore modeste (2,4 % des dépenses des ménages français), mais son potentiel de croissance considérable : une étude commandée par l’Union européenne prévoit qu’elle pourrait multiplier par 20, en 10 ans, le volume de ses transactions. Cela permet bien sûr à l’économie collaborative d’être aussi à l’origine d’emplois, même si, pour 60 % d’entre eux toutefois, il s’agit d’une activité annexe. Raison de plus pour résoudre le défi que représente ces nouvelles formes d’emplois en terme de protection, tant au plan du droit du travail que de la couverture des risques.

vendredi 30 juin 2017

Installation de Philippe Garel en tant que membre de la section de peinture de l'Académie des beaux-arts.

Installation de Philippe Garel en tant que membre de la section de peinture de l’Académie des beaux-arts.


vendredi 30 juin 2017

“Comment encourager l'innovation en France pour créer des emplois et de la croissance ?”

“Comment encourager l’innovation en France pour créer des emplois et de la croissance ?”

Communication de Mme Anne Lauvergeon, président de la commission Innovation 2030, devant l’Académie des sciences morales et politiques le 29 mai 2017

mercredi 7 juin 2017

Quelle fiscalité de l'épargne et du capital pour retenir en France l'épargne des Français et l'orienter vers les entreprises ?

Quelle fiscalité de l’épargne et du capital pour retenir en France l’épargne des Français et l’orienter vers les entreprises ?

Communication de Michel Didier, président de Coe-Rexecode devant l’Académie des sciences morales et politiques, le 22 mai 2017

mardi 30 mai 2017

“Comment faire de la révolution digitale un moteur de la croissance et de l'emploi en France ?”

“Comment faire de la révolution digitale un moteur de la croissance et de l’emploi en France ?”

Communication de Thierry Breton, président-directeur général d’Atos, devant l’Académie des sciences morales et politiques
Ancien ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, mais également informaticien de formation et dirigeant, depuis 2008, de la société de services numériques Atos, l’orateur s’est atta-ché à décrire les défis entraînés par le développement d’une “économie des données” dont nous ne vivons encore que les prémices.

mercredi 24 mai 2017

L'essor des services à la personne : une solution pour la réduction de notre chômage structurel ?

L’essor des services à la personne : une solution pour la réduction de notre chômage structurel ?

Communication de Michèle Debonneuil, inspecteur général des finances, devant l’Académie des sciences morales et politiques

vendredi 5 mai 2017

L'Art et la Nature

L’Art et la Nature

Intervention de Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, en charge des Relations internationales sur le climat devant l’Académie des beaux-arts lors de la séance plénière du mercredi 5 avril 2017.
La ministre a notamment souligné que face aux défis de la protection de l’environnement, la raison portée par les scientifiques ne suffit pas. Pour donner du sens, rendre désirable un autre monde possible, l’émotion transmise par les artistes est également nécessaire car elle permet également de donner du sens et de rendre sensible les enjeux.

vendredi 5 mai 2017

« Comment réduire le mille-feuille territorial et les dépenses des collectivités locales ? »

« Comment réduire le mille-feuille territorial et les dépenses des collectivités locales ? »

Communication prononcée par Agnès Verdier-Molinié, directrice de la Fondation iFRAP (Institut pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques)

mercredi 29 mars 2017

« Comment assurer rapidement et durablement l'équilibre et l'équité de nos systèmes de retraite ? »

« Comment assurer rapidement et durablement l’équilibre et l’équité de nos systèmes de retraite ? »

Communication de M. Philippe Trainar, directeur de l’École nationale d’assurance et titulaire de la chaire Assurance du CNAM, devant l’Académie des sciences morales et politiques

jeudi 16 mars 2017

« La culture européenne existe-t-elle ? »

« La culture européenne existe-t-elle ? »

Conférence de Julia Kristeva, psychanalyste et philosophe, prononcée à l’Académie des sciences morales et politiques

mercredi 15 mars 2017

« Comment revaloriser la filière professionnelle et l'apprentissage dans l'esprit des enseignants, des familles et des élèves ? »

« Comment revaloriser la filière professionnelle et l’apprentissage dans l’esprit des enseignants, des familles et des élèves ? »

Communication de Jean-Michel Blanquer, directeur général du groupe Essec, devant l’Académie des sciences morales et politiques

mercredi 8 mars 2017

« Le Vatican et le Saint-Siège dans la vie internationale. »

« Le Vatican et le Saint-Siège dans la vie internationale. »

Communication prononcée devant l’Académie des sciences morales et politiques par Philippe Levillain, membre de l’Académie.

jeudi 2 mars 2017

« Comment réduire drastiquement le nombre de jeunes français qui sortent de notre système éducatif avec un niveau très insuffisant ? ».

« Comment réduire drastiquement le nombre de jeunes français qui sortent de notre système éducatif avec un niveau très insuffisant ? ».

Communication donnée le 6 février par Christian Forestier, ancien administrateur général du CNAM, devant l’Académie des sciences morales et politiques.

mercredi 15 février 2017

« Comment réorganiser notre système de prélèvements obligatoires pour améliorer rapidement et durablement la compétitivité de notre économie et de notre territoire et réduire notre chômage, à pression fiscale inchangée ? ».

« Comment réorganiser notre système de prélèvements obligatoires pour améliorer rapidement et durablement la compétitivité de notre économie et de notre territoire et réduire notre chômage, à pression fiscale inchangée ? ».

Communication de M. Henri de Castries, président de l’Institut Montaigne en séance publique de l’Académie des sciences morales et politiques

jeudi 9 février 2017

“La vie de l'esprit en Pologne sous le communisme (1945-1989)”

“La vie de l’esprit en Pologne sous le communisme (1945-1989)”

Conférence de M. Krzysztof Pomian, historien et philosophe, devant l’Académie des sciences.

mercredi 1er février 2017

Comment ramener rapidement notre chômage structurel au niveau de celui de l'Allemagne et du Royaume-Uni ?".

Comment ramener rapidement notre chômage structurel au niveau de celui de l’Allemagne et du Royaume-Uni ?".

Communication de M. Pierre Cahuc, professeur à l’École polytechnique, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques.

mercredi 25 janvier 2017

“La question ukrainienne et les convoitises russes”

“La question ukrainienne et les convoitises russes”

Conférence de M. Constantin Sigov, prononcée le 21 novembre 2016 à l’Institut de France dans le cadre du cycle “La vie de l’esprit dans l’Europe du centre-est depuis 1945”
Écrivain et animateur du Centre européen de Sciences humaines de l’université Pierre-Moghila de Kiev, l’orateur a décrypté les soubresauts et rebondissements de la crise ukrainienne. Sa conférence s’inscrit dans le cycle “La vie de l’esprit dans l’Europe du centre-est depuis 1945” organisé à l’Académie des sciences morales et politiques par le comité de rédaction du Dictionnaire encyclopédique des penseurs de l’Europe du centre-est de 1945 à nos jours, dont la réalisation est soutenue par la Fondation Simone et Cino de Duca de l’Institut de France.

mercredi 25 janvier 2017

“Quelles sont les réformes indispensables et urgentes pour rapprocher rapidement et durablement nos performances de celles de l'Allemagne”

“Quelles sont les réformes indispensables et urgentes pour rapprocher rapidement et durablement nos performances de celles de l’Allemagne”

Communication de Denis Kessler, économiste en séance de l’Académie des sciences morales et politiques

mercredi 18 janvier 2017

« Le 11 septembre 2001 et ses suites »

« Le 11 septembre 2001 et ses suites »

Communication de Jean-David Levitte, membre de l’Académie des Sciences morales et politiques

mercredi 11 janvier 2017

« La justice pénale internationale »

« La justice pénale internationale »

Communication de Bruno Cotte, membre de l’Académie, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 5 décembre 2016.

jeudi 22 décembre 2016

Séance solennelle de rentrée de l'Académie des beaux-arts

Séance solennelle de rentrée de l’Académie des beaux-arts

Remise d’une cinquantaine de Prix à des artistes de toutes disciplines et discours de M. D’Hauterives sur “Les arts non européens et la peinture”.

mercredi 23 novembre 2016

“Éloge du risque”

“Éloge du risque”

Allocution prononcée le 25 octobre 2016 par Erik Orsenna, délégué de l’Académie française, lors de la séance solennelle de rentrée des académies.

mardi 8 novembre 2016

“Des risques et des livres”

“Des risques et des livres”

Allocution prononcée le 25 octobre 2016 par M. François Déroche, délégué de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, lors de la séance solennelle de rentrée des académies.

mardi 8 novembre 2016

« Risque et santé : rationalité et subjectivité »

« Risque et santé : rationalité et subjectivité »

Allocution prononcée le 25 octobre 2016 par M. Jean-François Bach, délégué de l’Académie des sciences, lors de la séance solennelle de rentrée des académies.

mardi 8 novembre 2016

“Le risque de la création”

“Le risque de la création”

Allocution prononcée le 25 octobre 2016 par Mme Édith Canat de Chizy, déléguée de l’Académie des beaux-arts, lors de la séance solennelle de rentrée des académies.

mardi 8 novembre 2016

“Le risque dans tous ses états”

“Le risque dans tous ses états”

Allocution prononcée le 25 octobre 2016 par M. Denis Kessler, délégué de l’Académie des sciences morales et politiques, lors de la séance solennelle de rentrée des académies.

mardi 8 novembre 2016

"Le Québec et le droit international".

"Le Québec et le droit international".

Communication de M. Daniel Turp, professeur à l’Université de Montréal, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 30 mai 2016

lundi 6 juin 2016

“Les frontières maritimes de la France”

Communication de M. Jean-François Dobelle, ambassadeur de France en Norvège en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 23 mai 2016

vendredi 27 mai 2016

“1816 : Girodet et la renaissance de l'Académie des beaux-arts”

“1816 : Girodet et la renaissance de l’Académie des beaux-arts”

Communication de Mme Lemeux-Fraitot, prononcée dans le cadre de la célébration du bicentenaire de l’Académie des beaux-arts

lundi 25 avril 2016

« Le juge français et le droit international »

« Le juge français et le droit international »

Communication de Bernard Stirn, président de la section du contentieux du Conseil d’Etat.

mardi 29 mars 2016

« Le droit de la famille et la mondialisation »

« Le droit de la famille et la mondialisation »

Communication d’Hélène Gaudemet-Tallon, professeur émérite à l’université de Panthéon-Assas.

mercredi 16 mars 2016

Réception d'Alain Finkielkraut à l'Académie française (video)

Réception d’Alain Finkielkraut à l’Académie française (video)

Retrouvez en vidéo la retransmission de la réception d’Alain Finkielkraut à l’Académie française.

mercredi 24 février 2016

« La Cour de justice de l'Union européenne »

« La Cour de justice de l’Union européenne »

Communication de Jean-Claude Bonichot, juge à la Cour de justice de l’Union européenne, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques

mardi 23 février 2016

« Peindre en vert au fil des siècles, un exercice difficile ? »

« Peindre en vert au fil des siècles, un exercice difficile ? »

Communication de M. Michel Pastoureau,à l’Académie des beaux-arts

jeudi 11 février 2016

« L'organisation mondiale du commerce et le droit ».

« L’organisation mondiale du commerce et le droit ».

Communication de Pascal Lamy, ancien directeur de l’Organisation mondiale du commerce

mercredi 3 février 2016

« La moralité et le marché »

« La moralité et le marché »

Conférence de Jean Tirole, Prix Nobel d’Économie, à l’Académie des sciences morales et politiques, le 11 janvier 2016.

jeudi 14 janvier 2016

« Lettre à un jeune architecte »

« Lettre à un jeune architecte »

Communication de Paul Andreu en séance de l’Académie des beaux-arts, le 7 octobre 2015

lundi 23 novembre 2015

« L'autorité, obstacle ou condition de la réforme »

« L’autorité, obstacle ou condition de la réforme »

Communication de Ramine Kamrane, chercheur au Centre d’histoire des systèmes de pensée moderne (CHSPM) en séance de l’Académie des sciences morales et politiques.

vendredi 6 novembre 2015

« La création sans le créationnisme ».

« La création sans le créationnisme ».

Communication de Paul Clavier, Maître de conférences en philosophie à l’École normale supérieure, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques.

vendredi 2 octobre 2015

« Religion et politique en islam »

« Religion et politique en islam »

Communication de Rémi Brague, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, lundi 21 septembre 2014.

vendredi 25 septembre 2015

« Sunnites et Chiites aux origines de l'orage »

« Sunnites et Chiites aux origines de l’orage »

Communication de Mohamed Ali Amir-Moezzi, directeur d’études à l’EPHE, en séance de Académie des sciences morales et politiques.

mercredi 15 juillet 2015

« La laïcité en France »

« La laïcité en France »

Communication de Jean Baubérot, président d’honneur de l’École pratiques des hautes études (EPHE), en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 8 juin 2015.

mercredi 17 juin 2015

« Persécutions contre les chrétiens au Moyen-Orient »

« Persécutions contre les chrétiens au Moyen-Orient »

Communication du Père Pascal Gollnisch, directeur général de L’Œuvre d’Orient en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 1er juin 2015.

lundi 8 juin 2015

“Les défis de la théologie politique dans la modernité.”

“Les défis de la théologie politique dans la modernité.”

Communication du Père Bernard Bourdin (O.p.), professeur de philosophie politique et d’histoire des idées à l’Institut catholique de Paris en séance de l’Académie des sciences morales et politiques.

mardi 2 juin 2015

“Les États européens et les sectes”

“Les États européens et les sectes”

Communication de Jean-François Mayer, directeur de l’Institut Religioscope, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques.

vendredi 22 mai 2015

« La religion de sortie de la religion »

« La religion de sortie de la religion »

Communication de Marcel Gauchet, philosophe et historien, directeur d’études à l’EHESS, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques.

mercredi 8 avril 2015

« Géopolitique de l'Évangélisme »

« Géopolitique de l’Évangélisme »

Communication de Sébastien Fath, chercheur au CNRS, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques.

mercredi 1er avril 2015

“Judaïsme : rite et intégration”

“Judaïsme : rite et intégration”

Communication d’Haïm Korsia, Grand Rabbin de France, membre de l’Académie des sciences morales et politiques

vendredi 20 mars 2015

« La situation des religions en Chine »

« La situation des religions en Chine »

Communication de Vincent Goossaert, directeur d’études en sciences religieuses à l’EPHE, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques.

vendredi 13 mars 2015

“Proust et la peinture”

“Proust et la peinture”

Communication de Jean-Yves Tadié, professeur émérite à la Sorbonne, en séance de l’Académie des beaux-arts.

vendredi 13 mars 2015

“Médias : un pouvoir sans contre-pouvoir ?”

“Médias : un pouvoir sans contre-pouvoir ?”

Communication de François d’Orcival et Alain Duhamel en séance de l’Académie des sciences morales et politiques

vendredi 6 mars 2015

« La religion comme critique des théologies sauvages »

« La religion comme critique des théologies sauvages »

Communication de Pierre CAYE, directeur de recherche au CNRS, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques

mercredi 11 février 2015

« La religion des hommes de la Préhistoire »

« La religion des hommes de la Préhistoire »

Communication de M. Yves Coppens, paléontologue et paléoanthropologue en séance de l’Académie des sciences morales et politiques.

lundi 2 février 2015

« Notice sur la vie et les travaux d'Alain Plantey »

« Notice sur la vie et les travaux d’Alain Plantey »

Allocution d’Yves Gaudemet, membre de l’Académie des sciences morales et politique, le 15 décembre 2014.

vendredi 19 décembre 2014

« La communication a-t-elle droit de cité au sein des sciences morales et politiques ? »

« La communication a-t-elle droit de cité au sein des sciences morales et politiques ? »

Communication de Denis Huisman, correspondant de l’Académie (section Philosophie), en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 24 novembre 2014.

mardi 9 décembre 2014

« L'idée d'une “théologie scientifique” »

« L’idée d’une “théologie scientifique” »

Communication de Philippe Capelle-Dumont, professeur des Universités, doyen de l’Académie catholique de France, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 3 novembre 2014.

mardi 9 décembre 2014

Cérémonie d'installation de Dominique Bona à l'Académie française

Cérémonie d’installation de Dominique Bona à l’Académie française

Avec le discours de Dominique Bona et la réponse de Jean-Christophe Rufin
Mme Dominique Bona a été reçue en séance solennelle sous la Coupole, le jeudi 23 octobre 2014 à 15h, par M. Jean-Christophe Rufin, au fauteuil de M. Michel Mohrt (33e fauteuil). Ses deux parrains sont M. Frédéric Vitoux et M. Amin Maalouf.

mercredi 29 octobre 2014

Cérémonie d'entrée dans les collections de la Bibliothèque de l'Institut du manuscrit de la “Lettre sur l'Institut” rédigée par François-René de Chateaubriand en mars 1816

Cérémonie d’entrée dans les collections de la Bibliothèque de l’Institut du manuscrit de la “Lettre sur l’Institut” rédigée par François-René de Chateaubriand en mars 1816

Cette cérémonie a notamment été marquée par les allocutions prononcées par M. Gabriel de Broglie, chancelier de l’Institut, Mme Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie française, M. Jean d’Ormesson, de l’Académie française, M. Marc Fumaroli, de l’Académie française et de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, ainsi que celle prononcée par le donateur du manuscrit : M. Jean Bonna, correspondant de l’Académie des beaux-arts.

vendredi 18 avril 2014

“Comment Radiall est devenu leader mondial”

“Comment Radiall est devenu leader mondial”

Communication de M. Pierre Gattaz, président du directoire de Radiall, président du Medef, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 21 octobre 2013.
Après avoir rappelé que Radiall avait été créée en 1952 par son père Yvon Gattaz et son oncle Lucien Gattaz, l’orateur a examiné les causes du succès de cette entreprise familiale devenue, en quelques décennies, le leader mondial en connectique aéronautique. “Il y a là la quintessence de l’excellence opérationnelle française, de la créativité française et de l’économie mondialisée assumée - qui créent de l’emploi en France”, a souligné Pierre Gattaz, en insistant sur la nécessité de ne plus percevoir la mondialisation comme une menace mais comme une opportunité à saisir. Une posture combative qui nécessite toutefois de prendre la mesure de cette compétition en libérant les entreprises françaises des lourdeurs réglementaires et fiscales qui, trop souvent, les désavantagent par rapport à leurs concurrentes étrangères.

mardi 12 novembre 2013

"L'attitude des Français face au travail"

"L’attitude des Français face au travail"

Communication de Mme Dominique Méda, inspectrice générale des Affaires sociales en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 14 octobre 2013.
Sur fond de mise en place des 35 heures, on entend souvent dire que les Français n’aimeraient pas ou plus le travail, qu’ils aspireraient surtout à davantage de loisirs et que cette propension expliquerait la baisse de notre compétitivité par rapport à certains de nos partenaires. Pour Dominique Méda, ce cliché n’a aucun fondement dans la réalité. En s’appuyant sur de nombreuses études internationales, elle démontre en effet que les Français sont, parmi les Européens, les plus attachés à la valeur travail. Alors que d’autres y voient essentiellement un moyen de gagner leur vie, nos compatriotes y voient davantage encore un moyen de s’épanouir, de nouer des relations et d’exprimer ses talents. D’où une nécessité : revoir nos modes de management de façon à répondre à ces attentes et renforcer ainsi d’un même mouvement le bonheur au travail et l’engagement des salariés.

lundi 28 octobre 2013

“Axa, leader mondial de l'assurance”

“Axa, leader mondial de l’assurance”

Communication d’Henri de Castries, PDG d’Axa, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le lundi 30 septembre 2011
Alors que les Français doutent souvent de leur capacité à relever les défis de la mondialisation, il n’est pas inutile d’analyser les ressorts de “la formidable croissance d’Axa qui, en quelques années, est devenu le numéro 1 mondial de l’assurance, avec 160000 collaborateurs opérant dans 57 pays”. Car, comme l’a précisé Henri de Castries, les entreprises “contribuent au rayonnement du pays et à son développement”.

lundi 21 octobre 2013

“Les singularités du marché français du travail”

“Les singularités du marché français du travail”

Communication de Françoise Gri, Directrice générale du Groupe Pierre & Vacances - Center Parcs, en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le 23 septembre 2011.
Analysant les difficultés de la France à s’adapter aux grandes tendances qui affectent le marché du travail, François Gri a défendu l’idée que “le blocage vient aujourd’hui de la mauvaise explication de la marche de la mondialisation et de sa prise de conscience comme étant un fait et non une option, par une opinion publique qui n’est pas préparée à des réformes plus fondamentales. La question est maintenant : comment rattraper le temps perdu et amener les esprits à l’acceptation de nouvelles règles, parfois en rupture, tout en gardant la confiance en l’avenir ?

lundi 21 octobre 2013

“La cuisine française dans le monde”

“La cuisine française dans le monde”

Communication d’Alain Ducasse en séance de l’Académie des sciences morales et politiques, le lundi 7 septembre 2013
En France, impossible de parler de vin sans évoquer aussi la gastronomie. L’un ne va pas sans l’autre et inversement. Mais aujourd’hui, dans une “scène culinaire contemporaine globalisée, multipolaire et concurrentielle”, quelle est encore la place de la gastronomie française ? Et quels défis devra-t-elle relever pour conserver son rang ? Réponse avec le célèbre chef cuisinier Alain Ducasse.

lundi 21 octobre 2013

Notice sur la vie et les travaux de Jean-Marie Zemb par Rémi Brague

Notice sur la vie et les travaux de Jean-Marie Zemb par Rémi Brague

séance solennelle de l’Académie des sciences morales et politiques du lundi 13 décembre 2010
Le philosophe Rémi Brague a prononcé l’éloge du philosophe et grammairien Jean-Marie Zemb devant les membres de l’Académie des sciences morales et politiques. Cette retransmission vous permettra d’entendre d’abord le président de l’année 2010, Jean Mesnard, recevoir et présenter officiellement Rémi Brague, puis ce dernier lire la "notice" qu’il a rédigée sur la vie, les travaux et la pensée du germaniste Jean-Marie Zemb, son prédécesseur dans la section philosophie.

mardi 21 décembre 2010

Notice sur la vie et les travaux de Raymond Barre

Notice sur la vie et les travaux de Raymond Barre

par Georges-Henri Soutou, de l’Académie des sciences morales et politiques
Succédant à Raymond Barre à l’Académie des sciences morales et politiques, l’historien Georges-Henri Soutou a, comme il est d’usage, lu la notice qu’il a rédigée sur la vie et les travaux de son prédécesseur. Devant ses confrères réunis en séance solennelle le lundi 12 avril 2010, il a dressé le portrait de l’universitaire, de l’économiste et de l’homme politique, en révélant des aspects souvent méconnus d’une personnalité à laquelle les Français accordaient une grande confiance.

dimanche 25 avril 2010