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“La planète ne va pas si mal !”

“La planète ne va pas si mal !”

Allocution de Jean-Robert Pitte, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques.
Le géographe s’exprimait lors de l’édition 2019 des “Conversations chez M. Thiers”.

lundi 14 octobre 2019

“Renaissance de Notre-Dame de Paris”

“Renaissance de Notre-Dame de Paris”

Allocutions de Xavier Darcos, de l’Académie française, chancelier de l’Institut de France, et Michel Zink, de l’Académie française et secrétaire perpétuel de l’Académie des inscriptions et belles-lettres.
Ces allocutions ont été prononcées à l’occasion de l’édition 2019 des “Conversations chez M. Thiers”

lundi 14 octobre 2019

“La Russie et l'Europe”

“La Russie et l’Europe”

Allocution de Mme Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie française.
L’historienne, auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’histoire russe et soviétique s’exprimait lors de l’édition 2019 des “Conversations chez M. Thiers”.

lundi 7 octobre 2019

“Napoléon et l'Europe”

“Napoléon et l’Europe”

Allocution de Jean Tulard, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
L’historien, spécialiste reconnu de l’Empire, s’exprimait lors de l’édition 2019 des “Conversations chez M. Thiers”.

lundi 7 octobre 2019

Les mutations romaines de la <i>res publica</i>

Les mutations romaines de la res publica

Entretien avec Claudia Moatti, lauréate du Prix Millepierres pour son “histoire romaine de la chose publique”
Chacun le sait : le nom même de notre République fait référence à la res publica romaine. Mais comment interpréter cette référence insistante à une société pourtant foncièrement inégalitaire et pétrie d’idéaux aristocratiques ? Pour répondre à cette question Claudia Moatti, professeur à l’université Paris 8, a réalisé une minutieuse enquête sur la façon dont les romains eux-mêmes envisageaient la chose publique : Res publica. Histoire romaine de la chose publique (Éditions Fayard, 2019). Cet ouvrage distingué par le Prix Millepierres décerné par l’Académie française, met l’accent sur le caractère évolutif d’une notion qui, dès l’origine, subit de nombreuses inflexions au gré des enjeux et des rapports de forces politiques. Dans l’entretien qu’elle nous a accordé, Claudia Moatti explique ainsi qu’après avoir été envisagée comme la somme dynamique des interactions entre citoyens, la res publica est progressivement devenue, à l’aube de l’avènement de l’Empire, une référence transcendante mobilisée pour disqualifier tout désaccord. Nul doute que cet ouvrage confirme combien le détour par l’antique continue d’éclairer les enjeux politiques et institutionnels qui sont ceux de notre propre République.

lundi 7 octobre 2019

Étendre la justice du roi, construire l'État

Étendre la justice du roi, construire l’État

Par Pierre-Anne Forcadet, historien du droit, lauréat la 1ère Médaille de la Commission des Antiquités de la France décernée sur approbation de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres
Le “siècle de saint Louis” est celui du déploiement nouveau d’une justice royale hiérarchisée et professionnelle. Plusieurs réformes successives permettent aux sujets du royaume d’avoir accès à la justice. L’appel judiciaire au parlement royal se systématise contre les jugements de justices concurrentes et scelle la supériorité de la justice royale, que l’on commence à qualifier de « souveraineté ». Les recours sont alors portés, pour une large part, contre le roi lui-même et ceux de ses agents qui commettent des exactions, mais également par les hommes contre leurs seigneurs laïcs ou ecclésiastiques. La justice royale apparaît de manière croissante comme un régulateur des relations féodales. Étendant son influence, elle participe à l’instauration d’un État de droit. La 1ère médaille de la commission des Antiquités de la France, a été décernée en 2019 à Pierre-Anne Forcadet, maître de conférences en histoire du droit à l’université d’Orléans, sur approbation de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, pour son ouvrage Conquestus fuit domino regi. Le recours au roi d’après les arrêts du Parlement de Paris (1223-1285), paru chez De Boccard en 2018.

lundi 16 septembre 2019

“L'école française au Vietnam de 1945 à 1975 : du colonial au diplomatique”

“L’école française au Vietnam de 1945 à 1975 : du colonial au diplomatique”

Par Nguyen Thuy Phuong, docteure en sciences de l’éducation, lauréate du prix Louis Cros décerné par l’académie des sciences morales et politiques
Dans le Vietnam actuel, les liens avec la France apparaissent ténus, malgré la longue durée de la période coloniale. Un certain nombre de Vietnamiens conservent toutefois un souvenir heureux de leur passage dans les lycées français, où ils ont trouvé une éducation jugée solide et enrichissante. Nguyen Thuy Phuong a étudié le fonctionnement de ces établissements au cours de la période troublée qui s’étend de 1945 à 1965. Elle montre comment la France maintenait alors sa présence dans la région au moyen des lycées français, y compris au Nord-Vietnam où le lycée Albert-Sarraut a fonctionné jusqu’en 1964. Après avoir servi de support à la mission civilisatrice coloniale, les écoles françaises sont ainsi apparues comme des outils de la diplomatie culturelle et du soft power français.

lundi 8 juillet 2019

Un autre regard sur la prédication au Moyen Âge

Un autre regard sur la prédication au Moyen Âge

Entretien avec Nicole Bériou, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres
Comment être écouté et se faire entendre des simples gens ? Comment les entretenir efficacement de Dieu, des anges et des saints ? Comment les inciter à une authentique conversion ? Ces questions sont celles que se posaient les prédicateurs du Moyen Âge, dont la médiéviste Nicole Bériou souligne, dans un récent ouvrage (Religion et Communication, Éditions Droz, 2018), la volonté de parvenir à l’excellence dans l’art oratoire. En révélant notamment leur constant souci d’innovation, elle nous invite à porter “un autre regard sur la prédication Moyen Âge”, mais aussi sur l’ensemble de cette période, décidément plus inventive qu’on a longtemps voulu le dire.

lundi 1er juillet 2019

Cycle Rencontre avec un académicien : Philippe Taquet, « Vie et mort des dinosaures »

Cycle Rencontre avec un académicien : Philippe Taquet, « Vie et mort des dinosaures »

Rencontre avec Philippe Taquet, membre de l’Académie des sciences

Après un exposé didactique et grand public de 35 à 40 minutes sur son parcours et ses recherches en cours, Philippe Taquet se prête à un long jeu de questions/réponses avec l’auditoire.

L’ensemble du colloque est disponible sur le site de l’Académie : www.academie-sciences.fr


lundi 1er juillet 2019

“La politique internationale de la France dans le domaine du terrorisme”

“La politique internationale de la France dans le domaine du terrorisme”

Communication de M. Éric Danon, directeur général adjoint des affaires de politique et de sécurité.
Pour venir à bout du défi spécifique que représente le terrorisme islamiste, l’orateur estime que la France doit reconsidérer de manière pragmatique ses dispositifs antiterroristes. Il propose ainsi de porter les efforts dans trois directions, qui toutes comportent un volet extérieur. La première est la lutte contre la propagande salafiste, qui est indissociable d’un dialogue avec les pays d’origine des imams et d’une coopération avec les grands acteurs d’Internet. La deuxième est la poursuite des opérations contre les groupes terroristes, qui débordent d’ailleurs le seul cadre militaire, à l’instar de la coopération internationale pour assécher les circuits financiers du terrorisme. Enfin, la sécurité intérieure passe par une meilleure coordination des mesures antiterroristes, en France mais aussi entre partenaires européens. Sur tous ces points, Éric Danon insiste sur la nécessité des sociétés démocratiques occidentales de rester elles-mêmes car tout indique que la violence djihadiste est destinée à durer.

lundi 13 mai 2019

Quatre-Vingt-Quinze. La Terreur en procès

Quatre-Vingt-Quinze. La Terreur en procès

par Loris Chavanette, lauréat 2018 du prix Histoire de la Fondation Stéphane Bern-Institut de France
En 1795, la Révolution ne s’achève pas, elle recommence. Tel est le propos de Loris Chavanette, docteur en histoire et professeur de droit, qui a choisi la période thermidorienne pour examiner ce qu’il advient du droit en période révolutionnaire, dans le cadre de justices d’exception. Dans son livre Quatre-Vingt-Quinze. La Terreur en procès (CNRS Éditions, 2017), l’historien montre que sur les ruines de l’absolutisme révolutionnaire propre à la Terreur est née une difficile recherche d’équilibre démocratique et de modération, les thermidoriens tentant de redonner un espace politique et judiciaire aux idéaux de 1789. Loris Chavanette prépare actuellement une anthologie de la correspondance de Napoléon à paraître chez Robert Laffont dans la collection Bouquins et dirige un ouvrage collectif sur le Directoire en préparation chez CNRS éditions.

mardi 23 avril 2019

<i>Condamner à mort au Moyen Âge</i>

Condamner à mort au Moyen Âge

Entretien avec Claude Gauvard, professeur émérite d’histoire du Moyen Âge à l’université Paris
“Entre la rémission qui crée une mort fictive et le petit nombre d’individus jugés irrécupérables dans le royaume, sans compter la place importante des résolutions négociées, il est probable que les exécutions ont été moins fréquentes que ne le laisse supposer l’image d’un Moyen Âge violent et sanguinaire”, écrit Claude Gauvard, lauréate du Prix du Budget décerné par l’Académie des inscriptions et belles-lettres pour son ouvrage Condamner à mort au Moyen Âge (PUF, 2018). En explorant la façon dont étaient prononcées les peines capitales en France du XIIIe au XVe siècle, elle souligne que cette pratique n’a jamais été anodine. Elle met aussi en lumière combien la condamnation à mort comme peine publique découle de l’idée, empruntée au droit romain, qu’aucun crime ne doit rester impuni parce qu’il lèse la chose publique avant de léser la partie adverse. Si bien que la condamnation à mort aurait été, conjointement avec la grâce, un instrument au service du pouvoir royal et étatique alors en cours d’affirmation.

mardi 23 avril 2019

Une vie au service de la protohistoire

Une vie au service de la protohistoire

Rencontre avec Jean Guilaine, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres
“Je mesure le privilège que j’ai eu de disposer de tout mon temps pour prospecter, fouiller, voyager, rapporter, écrire, enseigner et, bien sûr, appréhender ce basculement fondamental qu’assumèrent nos semblables en devenant agriculteurs”, confie l’archéologue Jean Guilaine dans ses Mémoires d’un protohistorien (Éditions Odile Jacob, mars 2019). Riches en péripéties, ses mémoires professionnels sont aussi un plaidoyer en faveur de l’archéologie et le récit d’un combat pour faire connaître et reconnaître l’importance des dix millénaires qui ont conduit des ultimes sociétés de chasseurs-cueilleurs jusqu’au monde urbanisé antique.

lundi 15 avril 2019

"Hommage à Michel Jouvet"

"Hommage à Michel Jouvet"

par Étienne Ghys secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences

Michel Jouvet est l’auteur d’une oeuvre fondatrice en neurobiologie, marquée par une profonde originalité de pensée et par les ouvertures qu’elle permet dans de nombreuses directions, en physiologie et évolution, en psychologie, anthropologie, philosophie. Il a révolutionné la connaissance du fonctionnement cérébral par la découverte du sommeil paradoxal défini comme troisième état de vigilance du système nerveux central, outre l’éveil et le sommeil à ondes lentes, ainsi que par son association préférentielle aux rêves. Expérimentateur jamais à court d’idées nouvelles, il a largement déchiffré, avec ses collaborateurs de diverses spécialités, la complexité neurophysiologique des états de vigilance.

- Ouverture par Pierre Corvol et Claude Debru.
- “L’histoire sans fin du sommeil paradoxal”, par Pierre-Hervé Luppi.
- “Voir les rêves”, par Isabelle Arnulf.
- “Cause de la narcolepsie, un syndrome associé à une anomalie profonde du sommeil paradoxal”, par Emmanuel Mignot.


lundi 8 avril 2019

Le cerveau fin stratège

Le cerveau fin stratège

Olivier Houdé, membre de l’Académie des sciences morale et politiques, présente une nouvelle théorie de l’intelligence humaine
Les théories de l’intelligence ont longtemps été structurées par l’opposition entre deux visions antagonistes mettant l’accent, pour l’une sur la rationalité, pour l’autre sur l’intuition. Les recherches menées par Olivier Houdé à la tête du Laboratoire de Psychologie du Développement et de l’Education de l’Enfant (LaPsyDé) de la Sorbonne l’ont conduit à une nouvelle hypothèse, présentée dans son dernier livre (L’intelligence humaine n’est pas un algorithme, Éditions Odile Jacob, 2019) : l’intelligence humaine reposerait sur la capacité à solliciter l’une et l’autre de ces facultés au gré des circonstances et des besoins, autrement dit à agir en “fin stratège”.

lundi 8 avril 2019

Le cerveau humain, matière à mémoires

Le cerveau humain, matière à mémoires

Stanislas Dehaene

vendredi 22 mars 2019

Fantaisies philosophiques du XVIe siècle : rire et penser à la Renaissance

Fantaisies philosophiques du XVIe siècle : rire et penser à la Renaissance

par Alice Vintenon, lauréate du prix Monseigneur-Marcel décerné par l’Académie française
À la Renaissance, de nombreux auteurs de fiction et de poésie manifestent un goût affirmé pour l’invraisemblance comique et la fantaisie la plus débridée. Leurs récits, tout rocambolesques qu’ils soient, n’en possèdent pas moins une profondeur philosophique revendiquée, usant de toutes les ressources de l’allégorie et du paradoxe, jusqu’à l’hermétisme. Alice Vintenon nous convie à la lecture de ces textes bouffons et énigmatiques. Maîtresse de conférences à l’université Bordeaux-Montaigne, elle a été récompensée du prix Monseigneur-Marcel décerné par l’Académie française pour son ouvrage La Fantaisie philosophique à la Renaissance paru à la Librairie Droz en 2017.

lundi 4 mars 2019

Histoire et légendes de Bouvines

Histoire et légendes de Bouvines

Entretien avec Dominique Barthélemy, correspondant de l’Académie des inscriptions et belles-lettres.
La bataille de Bouvines, remportée le 27 juillet 1214 par le roi Philippe Auguste sur un empereur allemand, un comte de Flandre et d’autres coalisés financés par l’Angleterre est sans conteste l’un des actes fondateurs de la dynastie capétienne et l’un des épisodes les plus célèbres du “roman national” français. Du XIIIe siècle jusqu’à nos jours, elle a été l’objet de multiples légendes que l’historien médiéviste Dominique Barthélemy confronte à la réalité des faits. À l’issue d’une enquête fouillée (La bataille de Bouvines. Histoire et légendes, Éditions Perrin, 2018), il décrit un affronte-ment certainement plus modeste et moins épique que celui construit et enrichi au gré des nécessi-tés politiques. Mais de la sorte, il clôt moins un dossier qu’il ne nous invite à poursuivre la réflexion sur l’idée que les Français se font d’eux-mêmes.

lundi 25 février 2019

Adolphe Godin de Lepinay, “l'homme oublié du Canal de Panama”

Adolphe Godin de Lepinay, “l’homme oublié du Canal de Panama”

Entretien avec Bernard Meunier, membre de l’Académie des sciences
Dans la mémoire française, le canal de Panama reste associé à un gigantesque ratage et surtout à un scandale politico-financier qui ruina les épargnants français et faillit même emporter la IIIe République. Or, comme le révèle Bernard Meunier, membre de l’Académie des sciences, cet immense gâchis aurait pu être évité si, dès le démarrage du chantier, les promoteurs du projet avaient retenu la solution technique du barrage à écluses qu’adopteront finalement les Américains et qui avait été proposée dès le début par un ingénieur français aussi discret que brillant : Adolphe Godin de Lepinay. En retraçant le parcours professionnel de celui-ci, l’auteur ne rend pas seulement justice à “l’homme oublié du Canal de Panama” (CNRS Éditions, 2018), il ressuscite tout une époque, portant son regard sur “la France de la seconde moitié du XIXe siècle, celle du développement des chemins de fer, des infrastructures, de l’industrie, de la période encore heureuse de l’expansion européenne, avant que ce continent ne sombre dans la folie des deux guerres mondiales”.

mercredi 9 janvier 2019

Charlène Selva, lauréate du prix Paul-Bertrand, G. Deflandre et M. Deflandre-Rigaud, Jean Cuvillier décerné par l'Académie des sciences : parcours d'une jeune chercheuse en biologie animale

Charlène Selva, lauréate du prix Paul-Bertrand, G. Deflandre et M. Deflandre-Rigaud, Jean Cuvillier décerné par l’Académie des sciences : parcours d’une jeune chercheuse en biologie animale

Issue d’une formation en paléontologie, Charlène Selva a réalisé une thèse au Museum national d’histoire naturelle destinée à mieux comprendre la morphologie et la fonction du système vestibulaire de l’oreille interne des mammifères souterrains. Partageant sa passion pour le monde inattendu de ces petits animaux, elle relate les aspects variés d’une première recherche, entre contacts humains et recherche de financement, séjour au synchrotron de Grenoble et collaborations internationales.

jeudi 20 décembre 2018

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