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“La fabrique des sondages”.

“La fabrique des sondages”.

Communication de M. Brice Teinturier, politologue, directeur général délégué d’IPSOS France devant l’Académie des sciences morales et politiques
Après avoir souligné que l’analyse de l’opinion ne s’appuie plus sur les seuls sondages en raison de l’explosion des données rendues disponibles par les technologies numériques, l’orateur a centré son propos sur les sondages électoraux et les controverses sur leur pertinence en démocratie, qui ne sont pas étrangères, a avancé l’orateur, à l’image que nous nous faisons de ce régime. Ainsi, nous serions critiques envers les sondages parce que nous aurions peine à admettre que la démocratie a plus à voir avec l’opinion qu’avec la connaissance. Tout le paradoxe est que les sondages et les enquêtes, tout en travaillant sur l’opinion, relèvent du domaine de la connaissance et contribuent, comme tels, à objectiver le débat public, en bousculant les croyances qui nourrissent les argumentaires politiques. L’expérience de Brice Teinturier est du reste que les décideurs comme les citoyens tiennent très inégalement compte de ces informations. Et s’il est vrai qu’une proportion non négligeable d’électeurs, au cours des derniers scrutins, a fait le choix d’un “vote utile”, il ne voit pas au nom de quoi celui-ci aurait moins de valeur qu’un “vote de conviction” car on ne saurait trouver mauvais, dans une démocratie, que des citoyens puissent réviser leurs décisions.

mardi 9 octobre 2018

“Le nouveau Léviathan : l'opinion publique ou de la démocratie périodique à la démocratie permanente”

“Le nouveau Léviathan : l’opinion publique ou de la démocratie périodique à la démocratie permanente”

Communication de Jacques Julliard devant l’Académie des sciences morales et politiques
Pour l’orateur, l’émergence d’une démocratie permanente commence au début du XXe siècle avec l’entrée en crise de la démocratie représentative telle que l’incarnait la IIIe République, qui n’admettait d’autre consultation du peuple souverain que l’élection de ses députés à intervalles réguliers. Un système alors concurrencé par les manifestations organisées pour peser sur son action et, plus récemment, par l’essor des sondages d’opinion : « la cote des hommes politiques est désormais considérée comme un instrument de mesure légitime, en concurrence avec l’élection ». Cette évolution n’est pas qu’une question de mentalité ; elle tient aussi à des facteurs technologiques : « La démocratie d’opinion est d’abord fille de la révolution informatique comme naguère la démocratie parlementaire l’a été du chemin de fer puis de l’automobile. » Si bien qu’il faut maintenant compter aussi avec l’instantanéité des réseaux sociaux…

mardi 2 octobre 2018

Anatomie d'un effondrement religieux

Anatomie d’un effondrement religieux


mercredi 19 septembre 2018

“Réforme du droit de la responsabilité civile”

“Réforme du droit de la responsabilité civile”

Discours du garde des sceaux Jean-Jacques Urvoas devant l’Académie des sciences morales et politiques. Réponses de François Terré, membre de l’Académie, et Jean-Sébastien Borghetti, professeur de droit privé à l’université Paris 2.
Le garde des sceaux, ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas s’est rendu à l’Académie le 13 mars 2017. Après l’allocution d’accueil du président Michel Pébereau, il a exposé en grande salle des séances, devant un public de 80 personnes environ, les grands enjeux de la réforme du droit de la responsabilité civile, qu’il a qualifiée d’historique. Les cinq articles qui traitent de la matière dans le Code civil étaient en effet demeurés pour ainsi dire en l’état depuis 1804, alors même que les occasions où la responsabilité civile est engagée se sont multipliées. Le ministre a rendu hommage aux travaux qui ont éclairé la réflexion de la Direction des affaires civiles de la Chancellerie, notamment ceux du groupe constitué autour de François Terré sous l’égide de l’Académie des sciences morales et politiques. François Terré et Jean-Sébastien Borghetti, professeur de droit privé à Paris 2, ont répondu au ministre. Cette réforme prend place dans une plus vaste entreprise de modernisation du droit des obligations, qui a déjà donné lieu en 2016 à la réforme du droit des contrats, elle aussi inspirée par une équipe animée par François Terré.

lundi 20 août 2018

“L'enseignement de l'économie dans les lycées”

“L’enseignement de l’économie dans les lycées”

Colloque organisé sous l’égide de l’Académie des sciences morales et politiques, le 27 février 2017
Après l’introduction de Michel Pébereau et George de Menil, les intervenants ont fait part de leurs propositions pour un enseignement plus dynamique et plus en phase avec l’économie telle qu’elle se vit actuellement. Exemples à l’appui, Martin Hellwig (Institut Max Planck, Bonn), a rappelé que la science économique n’était pas une théorie mais un langage pour développer des modèles de compréhension de la réalité, d’où l’importance de bien définir le cadre conceptuel dans lequel se déploient les analyses. Des pédagogies employées dans l’enseignement supérieur et qui pourraient avantageusement être utilisées au lycée ont été présentées : Leo Guthart (ancien enseignant à la Harvard Business School) a témoigné de la révélation qu’avait été pour lui la “méthode des cas” (Case Method) et Jean-Marc Tallon (École d’économie de Paris) a donné l’exemple de jeux développés dans les centres d’économie expérimentale. Yann Coatanlem (président du Club Praxis) a évoqué un certain nombre d’aspects de la vie des entreprises qui devraient être davantage intégrés aux programmes, comme la comptabilité. Chacune des communications a été suivie d’échanges au cours duquel des enseignants de SES présents ont pu faire part de leur expérience de terrain. Au terme de la matinée, George de Menil a conclu qu’une amélioration était souhaitable et possible dans l’enseignement de l’économie au lycée, mais qu’au-delà des programmes, elle nécessitait une réflexion plus globale, étendue aux méthodes et aux modes d’évaluation.

lundi 20 août 2018

“Entretiens autour de Félix Ravaisson (1813-1900)”

“Entretiens autour de Félix Ravaisson (1813-1900)”

Présentés par Bertrand Saint-Sernin et Jean-Louis Vieillard-Baron.
Le 16 octobre dernier, des « Entretiens autour de Félix Ravaisson (1813-1900) » se sont tenus à l’Institut de France à l’occasion des cent cinquante ans de la parution de son ouvrage, La Philosophie en France au dix-neuvième siècle. Initiateurs de cette rencontre, Bertrand Saint-Sernin, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, et de Jean-Louis Vieillard-Baron, professeur de philosophie à l’université de Poitiers et à l’Institut catholique de Paris, souhaitaient ainsi rendre hommage au grand philosophe spiritualiste du XIXe siècle, inspirateur de Bergson et membre de l’Académie des Inscriptions et belles lettres et de l’Académie des sciences morales et politiques. Ces “entretiens” comprennent les interventions suivantes :
- “Spiritualisme et action selon Ravaisson”, par Bertrand Saint-Sernin.
- “Ravaisson, philosophe de la grâce et de la ressemblance”, par Alexandra Roux.
- “De l’habitude au sacrifice. L’itinéraire spéculatif de Ravaisson”, par Andrea Bellantone.
- “Y a-t-il trop d’esprit dans le monde ?”, par Jean-Louis Vieillard-Baron.

mardi 31 juillet 2018

Physiologie du goût, de Jean Anthelme Brillat-Savarin

Physiologie du goût, de Jean Anthelme Brillat-Savarin

par Jean-Robert Pitte, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques.
Le plaisir de la lecture se poursuit longtemps lorsqu’il est partagé ! Nous avons donc demandé aux académiciens de présenter, en toute liberté de choix, un livre qui les a marqués, intéressés, enchantés ou même simplement divertis. C’est Jean-Robert Pitte, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques et président de Canal Académie qui inaugure cette nouvelle rubrique, en présentant Physiologie du goût de Jean Anthelme Brillat-Savarin. Publié en 1825, cet ouvrage fait l’éloge de la gastronomie (française), cette “science nouvelle […] qui nourrit, restaure, conserve, persuade, console, et, non contente de jeter à pleine main des fleurs sur la carrière de l’individu, contribue encore puissamment à la force et à la prospérité des empires” !

mercredi 20 juin 2018

“L'École pratique des hautes études (1868-2018) : l'érudition dans le débat public et ses rapports avec l'opinion.”

“L’École pratique des hautes études (1868-2018) : l’érudition dans le débat public et ses rapports avec l’opinion.”

Communication de M. Hubert Bost, président de l’École pratique des hautes études (EPHE)
Cette communication a été prononcée, le 11 juin 2018. Elle concluait la journée d’étude organisée conjointement par l’Académie des sciences morales et politiques et l’École pratique des hautes études, à l’occasion du 150e anniversaire de cette dernière, sur le thème “De l’érudition à l’opinion”. L’orateur a notamment souligné que “si l’EPHE a joué un rôle dans l’opinion, ce n’est pas dans le domaine des débats d’idées animés par la presse et les médias, mais plutôt dans sa contribution aux évolutions fondamentales et lentes, par sa manière de reposer et de penser à nouveaux frais certaines questions en revenant aux sources”. Et de citer, à titre d’exemple, le rôle joué crucial joué par l’École dans le développement de nouvelles disciplines - la sémantique (Bréal), la sociologie (Mauss), l’anthropologie (Lévi-Strauss) - ou le renouvellement des plus anciennes.

mercredi 20 juin 2018

“Le journal Le Monde, prescripteur d'opinion”

“Le journal Le Monde, prescripteur d’opinion”

Communication de Jean-Marie Colombani, journaliste, directeur du Monde entre 1994 et 2007
A l’issue d’une présentation de l’histoire du Monde et d’une analyse de son statut de “journal de référence”, l’orateur a estimé qu’il n’est pas sûr qu’un magistère comme celui exercé par Le Monde dans le passé soit encore possible à l’heure des chaînes d’information continue et des réseaux sociaux, qui imposent à l’ensemble des médias leur tempo et une dictature de l’émotion. Il est toutefois convaincu que, dans ce contexte, les médias de presse écrite peuvent tirer leur épingle du jeu, en revenant aux règles fondamentales du métier : la mise en perspective, la hiérarchisation des faits et l’approfondissement... sans renoncer, comme dans le cas du Monde, à déranger. Une conviction ainsi résumée : “À défaut d’être prescripteur d’opinion, il lui faut, au moins, être prescripteur de débats.”

mardi 15 mai 2018

Margot Delon présente son travail sur “les trajectoires des enfants des bidonvilles et cités de transit de l'après-guerre en France”

Margot Delon présente son travail sur “les trajectoires des enfants des bidonvilles et cités de transit de l’après-guerre en France”

Margot Delon est lauréate du prix de recherche 2017 de la Fondation Caritas-Institut de France pour sa thèse « Les incidences biographiques de la ségrégation. Trajectoires et mémoires des enfants des bidonvilles et cités de transit de l’après-guerre en France » Que sont devenus les enfants des bidonvilles et des cités de transit de l’après-guerre en France ? Au moyen d’entretiens, d’observations, d’analyse d’archives et statistiques, la thèse reconstitue les expériences et les trajectoires d’individus d’origines algérienne, marocaine et portugaise ayant grandi dans les bidonvilles et cités de Nanterre et de Champigny-sur-Marne, en Île-de-France. Elle rend compte de leur vécu dans ces formes d’habitat précaires, ségrégées et stigmatisées qui ont duré de nombreuses années en insistant sur la diversité des expériences résidentielles et donc de leurs effets socialisateurs. De fait, les anciens enfants des bidonvilles et cités ont connu des trajectoires variées et n’interprètent pas cet épisode de la même façon.

jeudi 1er mars 2018

« Bonheurs et malheurs de l'esthétique »

« Bonheurs et malheurs de l’esthétique »

Par Marc Jimenez, philosophe, professeur à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne.
Docteur ès Lettres et docteur en philosophie, Marc Jimenez est professeur émérite à la Sorbonne où il a enseigné l’esthétique et les sciences de l’art. Il dirige la Collection d’Esthétique auprès des éditions Klincksieck-Les Belles Lettres depuis 1986. Traducteur de T.W. Adorno, Théorie esthétique, et d’August Wilhelm Schlegel, La doctrine de l’art. Considérations sur les Belles Lettres et l’Art, il est l’auteur de nombreuses publications parmi lesquelles : Vers une esthétique négative. Adorno et la modernité (Klincksieck), Qu’est-ce que l’esthétique ? (Gallimard), La querelle de l’art contemporain (Gallimard), Fragments pour un discours esthétique, (Klincksieck). Art et technosciences. Bioart, neuroesthétique (Klincksieck). Son dernier ouvrage, paru en 2016, est consacré à la poésie de Friedrich Nietzsche : Rien qu’un fou, rien qu’un poète. Une lecture des derniers poèmes de Nietzsche (Belles Lettres-encre marine). Membre de l’Association internationale des critiques d’art (AICA), il participe à de nombreux colloques en France et à l’étranger (Europe, Amérique latine, Afrique noire francophone et Maghreb) et collabore régulièrement à des revues d’art.

jeudi 22 février 2018

Luther tel qu'en lui même

Luther tel qu’en lui même

Entretien avec Matthieu Arnold, lauréat du Prix Pierre-Antoine Bernheim 2017 pour sa biographie de Luther
De Martin Luther, on retient généralement les portraits tranchés qu’en ont brossés ses partisans et adversaires. En se référant non seulement à ses écrits publics - ses traités, sa traduction de la Bible, ses catéchismes, ses cantiques, ses prédications ou encore ses Propos de table - mais aussi à sa correspondance privée, la biographie que lui consacre Matthieu Arnold (Fayard, 2017) révèle un homme plus contrasté et complexe. Sous sa plume, on découvre ainsi combien la destinée historique de Luther a été déterminée, presque malgré lui, par les exigences et les tourments intimes d’une foi sincère. On entrevoit aussi que ce père de la Réforme se rattache, par bien des aspects, à la pensée médiévale, qu’il a contribué à dépasser.

jeudi 15 février 2018

“Des Lumières à l'opinion publique : politique extérieure et société, XVIIIe-XXe siècles”.

“Des Lumières à l’opinion publique : politique extérieure et société, XVIIIe-XXe siècles”.

Communication de Georges-Henri Soutou, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
Après avoir brossé, sur trois siècles, un ample tableau de l’évolution des relations entre opinion publique et politique extérieure, l’orateur s’est interrogé sur la part que devraient faire nos sociétés à l’opinion publique dans les choix de politique extérieure, à l’heure où les populations entendent de plus en plus être consultées, du fait des répercussions de ces décisions sur leurs vies. Faire émerger au sein de l’opinion publique des options réalistes, « les canaliser dans un processus politique et [...] les mettre en pratique dans un système international enserré par une multitude d’accords et de règles multilatéraux ou même supranationaux » n’a pourtant rien d’évident. Faut-il, comme le suggèrent certains, soustraire ces questions au jugement populaire ? Généraliser, au contraire, la transparence ? Prendre modèle sur les votations suisses, qui munissent l’électeur d’argumentaires pro et contra, ou bien faire jouer la démocratie participative, via Internet ? Pour G.-H. Soutou, une chose est sûre : nos modes de fonctionnement actuels ne sont plus adaptés, et il faudra inévitablement choisir.

vendredi 2 février 2018

“Naissance et sources de l'opinion publique”.

“Naissance et sources de l’opinion publique”.

Communication de Philippe Contamine, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres
Parce qu’il est convenu que ce n’est qu’au milieu du XVIIIe siècle que l’opinion publique est identifiée en tant que telle dans les sociétés occidentales, faut-il renoncer à appliquer cette notion aux “hautes époques” ? Tel n’est pas la conviction de Philippe Contamine qui souligne que la période médiévale offre de ce point de vue un poste d’observation intéressant. Tout porte, a priori, à contester la réalité d’une opinion publique médiévale en présence d’une population massivement illettrée, dispersée et soumise à un dominium clérical et féodal, dont le seul mode d’expression aurait été la révolte. Ph. Contamine a cependant relevé que depuis une génération, les historiens médiévistes utilisaient couramment le concept d’opinion publique, particulièrement face à des épisodes de crise, comme ceux qui jalonnent la guerre de Cent Ans. Ils s’intéressent, pour cela, aux rumeurs, cris, doléances, ou encore à la propagande. Ainsi lors de la mobilisation du tiers état par Philippe le Bel dans le cadre de sa lutte contre le pape Boniface VIII en 1303. Le monarque avait en effet envoyé des commissaires dans les provinces, pour expliquer son attitude et recueillir l’adhésion de ses sujets, parvenant ainsi à créer un véritable courant d’opinion publique. D’où une nouvelle question : “Entre la ‘commune renommée’ des années 1400 et l’opinion des années 1900, le changement est-il de degré ou de nature ? Serait-on passé des premiers vagissements à la pleine maturité ou plutôt d’un régime politique à l’autre ?”

jeudi 25 janvier 2018

“Opinion publique, que faire, quoi faire ?”.

“Opinion publique, que faire, quoi faire ?”.

Communication de Bernard Bourgeois, membre de l’Académie des sciences morales et politiques.
Bernard Bourgeois, normalien, agrégé de philosophie, professeur émérite de l’Université Paris I - Panthéon Sorbonne, est l’un des plus éminents spécialistes de la philosophie allemande et notamment de l’idéalisme celles de Fichte et d’Hegel.

jeudi 18 janvier 2018

“Qu'est-ce que l'opinion publique ?”.

“Qu’est-ce que l’opinion publique ?”.

Communication de Jean Baechler, membre de l’Académie des sciences morales et politiques.

jeudi 11 janvier 2018

“Comment faire régresser le fondamentalisme musulman dans notre pays ?”

“Comment faire régresser le fondamentalisme musulman dans notre pays ?”

Communication de Hakim el Karoui, essayiste.
En s’appuyant sur le rapport Un islam français est possible, qu’il avait coordonné en 2016 pour l’Institut Montaigne, l’orateur s’est livré à un état des lieux de la réalité de l’islam en France. Il en ressort un tableau complexe, loin de la religion pour travailleurs immigrés dont on a gardé l’image. Pesant environ 8 % de la population - une proportion destinée à augmenter, du fait d’une moyenne d’âge inférieure à celle de la nation dans son ensemble -, les musulmans de France sont travaillés par des dynamiques sociologiques contradictoires. Alors qu’une petite moitié de musulmans est en en voie de sécularisation, l’intervenant relève en effet la préoccupante montée en puissance d’un islam de rupture, suivi par environ un quart des fidèles, en majorité des jeunes, à la culture religieuse rudimentaire. Afin de constituer un “islam de France”, il propose notamment les pistes suivantes : rompre avec l’ingérence et le financement par des pays étrangers, en redirigeant une partie des sommes générées par la consommation islamique vers des associations ad hoc, offrir une alternative scolaire à l’apprentissage de l’arabe dans les mosquées, former et professionnaliser les aumôniers, comme cela s’est fait pour l’armée, ou encore encourager la formation d’une contre-offre sur Internet.

mercredi 20 décembre 2017

Atlas gastronomique de la France

Atlas gastronomique de la France

Une escapade gourmande dans la France des terroirs et des saveurs avec Jean-Robert Pitte
“Ces pages se veulent une invitation au voyage gastronomique, à la rencontre par les papilles de toutes les régions de notre pays et à l’étonnement par la découverte des créations gourmandes. Elles veulent aussi convaincre les Français de reconquérir ce volet essentiel de leur identité et de leur culture partagée qu’est la gastronomie.” C’est ainsi que le géographe Jean-Robert Pitte, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, introduit l’Atlas gastronomique de la France qu’il vient de publier aux Éditons Armand Colin. De fait, en cheminant avec lui à travers les terroirs français de métropole et d’Outre-Mer, on ne peut que réaliser combien l’art français de bien manger et de bien boire participe de la beauté de la vie et du monde.

mercredi 15 novembre 2017

“Simplifier le droit pour libérer l'économie : la réforme est-elle possible ?”

“Simplifier le droit pour libérer l’économie : la réforme est-elle possible ?”

Communication de Maryvonne de Saint-Pulgent, conseillère d’Etat, correspondant de l’Académie des beaux-arts, devant l’Académie des sciences morales et politiques
Pour l’intervenante, la simplification du droit est un “devoir patriotique” qui fait consensus, surtout dans le domaine économique car, dans une économie ouverte, la complexité du cadre juridique français nuit à l’attractivité et à la compétitivité du pays. Dans ce contexte, la simplification du droit est devenue une promesse récurrente du discours politique français, sans effet tangible : le “choc de simplification” annoncé en 2013 ne s’est pas produit. Pour Maryvonne de Saint-Pulgent, qui s’appuie sur les exemples de pays voisins (Allemagne, Royaume-Uni...), une authentique réforme est possible, à condition que l’on en ait une conception réaliste et qu’on use d’une méthodologie appropriée. Cela suppose notamment un changement de culture normative, dans un pays où légiférer est communément perçu comme la solution à tous les problèmes. L’exposé montre que des avancées sont possibles, même si le chantier, par nature, ne sera jamais achevé car “il ne peut s’agir d’un choc, seulement d’un chemin de simplification, d’une montagne même qui ne peut être gravie que pas à pas”.

jeudi 26 octobre 2017

Quel est le sens de la vie ?

Quel est le sens de la vie ?

Edagardo Carosella présente le colloque récemment organisé par l’Académie des sciences et l’Académie des sciences morales et politiques sur cette question intemporelle
Quel est le sens de la vie ? La question n’est pas neuve mais prend aujourd’hui une grande acuité en raison des difficultés qu’éprouve l’homme contemporain à se satisfaire des réponses que lui apportaient autrefois les religions puis les idéologies. Pour conjurer les dangers du nihilisme et ceux du cynisme qui peuvent en découler, l’Académie des sciences et l’Académie des sciences morales et politiques ont organisé, avec le soutien de la Fondation Singer-Polignac, un colloque pluridisciplinaire dont les actes viennent d’être publiés par les Editions Hermann. Rassemblant les contributions de scientifiques, philosophes, artistes, théologiens et juristes, cet ouvrage démontre qu’il est possible d’apporter des réponses contemporaines aux interrogations sur le sens de la vie et le destin de l’humanité.

jeudi 26 octobre 2017

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