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“La politique internationale de la France dans le domaine du terrorisme”

“La politique internationale de la France dans le domaine du terrorisme”

Communication de M. Éric Danon, directeur général adjoint des affaires de politique et de sécurité.
Pour venir à bout du défi spécifique que représente le terrorisme islamiste, l’orateur estime que la France doit reconsidérer de manière pragmatique ses dispositifs antiterroristes. Il propose ainsi de porter les efforts dans trois directions, qui toutes comportent un volet extérieur. La première est la lutte contre la propagande salafiste, qui est indissociable d’un dialogue avec les pays d’origine des imams et d’une coopération avec les grands acteurs d’Internet. La deuxième est la poursuite des opérations contre les groupes terroristes, qui débordent d’ailleurs le seul cadre militaire, à l’instar de la coopération internationale pour assécher les circuits financiers du terrorisme. Enfin, la sécurité intérieure passe par une meilleure coordination des mesures antiterroristes, en France mais aussi entre partenaires européens. Sur tous ces points, Éric Danon insiste sur la nécessité des sociétés démocratiques occidentales de rester elles-mêmes car tout indique que la violence djihadiste est destinée à durer.

lundi 13 mai 2019

<i>Le Musée du Crime :</i> la mémoire du 36 quai des Orfèvres

Le Musée du Crime : la mémoire du 36 quai des Orfèvres

Jean Tulard nous convie au mythique musée de la Préfecture de police de Paris
Adresse mythique de la PJ, le 36, quai des Orfèvres a aussi été le siège du Musée et des archives de la préfecture de police de Paris que dirigea, de 1944 à 1970, Hélène Tulard, mère de l’historien Jean Tulard, membre de l’Académie des sciences morales et politiques. En présentant, dans son dernier ouvrage (Le Musée du Crime, Éditions Hémisphères, 2019), une série de chroniques rédigées par celle-ci, Jean Tulard brosse une fresque pittoresque de l’histoire du crime et de ceux qui le combattent dans la capitale. Bienvenue dans le “Musée du crime” !

vendredi 26 avril 2019

“Deux parlements pour un objectif : la coopération entre l'Assemblée nationale et le Bundestag allemand”

“Deux parlements pour un objectif : la coopération entre l’Assemblée nationale et le Bundestag allemand”

Communication de Wolfgang Schäuble, président du Bundestag allemand, membre associé étranger de l’Académie des sciences morales et politiques
Prenant pour point de départ de son propos la récente création de l’Assemblée parlementaire franco-allemande réunissant des parlementaires issus de l’Assemblée nationale et du Bundestag, Wolfgang Schäuble a précisé les objectifs de cette chambre : “intégrer le point de vue légitime de l’autre dans notre propre perspective, pour élaborer ainsi ce qui nous est commun”. Puis, élargissant son propos, il a livré une réflexion sur les défis qu’affrontent les démocraties occidentales. Il a notamment appelé à sortir d’une approche purement matérialiste des politiques publiques, car “le bonheur des gens dépend aussi de la capacité à mener sa vie d’une manière telle que l’on est en harmonie avec soi-même ; que l’on bénéficie d’attaches, que l’on se sent enraciné, abrité ; que l’on s’appuie sur un socle, un chez-soi”. Celui-ci est en grande partie représenté par les États-nations, mais il est temps, a estimé W. Schäuble, de travailler à compléter les identités nationales par une identité européenne, qui soit l’expression d’une communauté d’histoire et de culture mais aussi de la volonté, pour les Européens de peser dans l’ordre mondial.

mardi 23 avril 2019

Le modèle français en échec : la République helvétique (1798-1803)

Le modèle français en échec : la République helvétique (1798-1803)

Communication de Robert Kopp, professeur de littérature française à l’université de Bâle et correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques
A travers le rappel du bref épisode historique qu’a constitué, de 1798 à 1803, la République helvétique calquée sur les institutions du Directoire français, l’orateur a montré comment celui-ci avait contribué à façonner le rapport de la Confédération helvétique avec son voisin français et plus généralement avec le reste de l’Europe, jusqu’à nos jours. En effet, bien que revendiquée au XIXe siècle par les radicaux comme la matrice du futur État fédéral, ce régime éphémère a été généralement associé à l’imposition d’un modèle exogène, synonyme de perte d’indépendance. Pour Robert Kopp, c’est précisément en cela que la République helvétique représente “un moment de catalyse, qui a précipité certains traits du fédéralisme helvétique”. En effet, “confrontée à son contraire”, la Suisse a “pris conscience, au prix d’une guerre civile, de ce qu’elle était, de ce qu’elle pouvait être et de ce qu’elle ne voulait pas être”. Ce discernement s’est en particulier appliqué aux trois principes fondamentaux qui, depuis le Moyen-Âge, définissent l’identité politique de la Suisse et que heurtait de front la République helvétique : sa neutralité, son refus du centralisme et ses libertés locales.

vendredi 29 mars 2019

Au-delà des frontières : surmonter la crise identitaire

Au-delà des frontières : surmonter la crise identitaire

Entretien avec Andreï Makine, de l’Académie française
Comment expliquer qu’un jeune français d’aujourd’hui puisse imaginer avec jubilation l’exil forcé des millions de personnes qu’il juge responsables de la décadence de la France ? C’est la question qui taraude le narrateur du dernier roman d’Andreï Makine (Au-delà des frontières, Grasset, 2019) destinataire du manuscrit du Grand Déplacement, rédigé de la main d’un jeune auteur en roie au trouble identitaire qui saisit nombre de nos contemporains. Mais son enquête le conduira à un questionnement plus fondamental. Et si la crise identitaire contemporaine recouvrait une crise existentielle, liée à la vacuité de l’époque et à la fugacité des vies humaines ? Et si, pour surmonter notre trouble et accéder enfin à la sérénité et au bonheur, il fallait renoncer à la vanité narcissique des jeux sociaux pour retrouver l’essentiel ?

vendredi 22 mars 2019

“L'intérêt national”

“L’intérêt national”

Communication de par Thierry de Montbrial, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
Spécialiste reconnu des relations internationales, Thierry de Montbrial fait le constat qu’à rebours d’une longue tradition inaugurée par Richelieu et portée en particulier au XXe siècle par le général de Gaulle, l’intérêt national est victime en France, depuis une dizaine d’années, d’une “étrange ellipse”. Certes, les présidents continuent de se référer à des “intérêts vitaux”, mais ils ont tendance à les confondre plus ou moins avec le statut de puissance nucléaire. Les autres dimensions de l’intérêt national sont tues, dissoutes dans la notion plus vague d’influence globale, quand elles ne sont pas niées. Pour l’orateur, le temps est donc venu d’une refondation de la politique extérieure française autour d’une conception renouvelée de l’intérêt national. Pour lui, loin de se limiter aux seules sphères économiques ou stratégiques, celui-ci doit être appréhendé comme un “bien public” dont la définition requiert l’engagement de toutes les forces de la nation car, comme l’avait bien perçu Samuel Huntington, “nous devons savoir qui nous sommes, avant de pouvoir savoir quels sont nos intérêts”.

lundi 18 février 2019

Claire Auzuret, lauréate du prix de recherche Caritas : expériences d'une chercheuse en sociologie de la pauvreté

Claire Auzuret, lauréate du prix de recherche Caritas : expériences d’une chercheuse en sociologie de la pauvreté

Travailler sur la pauvreté et plus précisément sur les itinéraires de sortie de la pauvreté, angle mort des travaux de sociologie : tel est l’objectif que s’est fixée Claire Auzuret pour sa thèse de doctorat, récompensée par le prix 2018 de la fondation de recherche Caritas – Institut de France. Pour expliquer le basculement des personnes et des familles dans et hors de la pauvreté, la jeune sociologue croise plusieurs dimensions d’analyse et prend pleinement en compte les différents aspects du sentiment de pauvreté. Elle raconte ici les obstacles rencontrés dans sa recherche des personnes à interroger, notamment la méfiance face à l’institution, mais aussi l’émotion partagée lors du récit de parcours douloureux.

lundi 4 février 2019

“L'opinion et la crédulité”

“L’opinion et la crédulité”

Communication de Gérald Bronner, professeur de sociologie, Université Paris-Diderot
Par son intervention, l’orateur s’est penché sur les causes du vif contraste existant entre les espoirs nourris, au début des années 2000, en l’avènement de “sociétés du savoir” grâce à la généralisation d’Internet et l’écho favorable que rencontrent aujourd’hui les théories du complot et plus généralement un certain nombre de discours irrationnels. Décrivant les caractéristiques d’un marché de l’information désormais dérégulé, il a souligné combien celui-ci favorisait les “minorités active” motivées à faire entendre leurs convictions et faisait primer l’instantanéité sur le recul dans le traitement de l’information. De façon plus grave, il a également mis en garde contre les dangers de la “démagogie cognitive” qui permet à certains acteurs d’exploiter les biais cognitifs auxquels nous sommes tous sujets. D’où la conviction que la lutte contre la crédulité passe, de façon déterminante, par une meilleure connaissance des failles de notre cerveau dans la réception et l’analyse des informations qui lui sont proposées de façon massive.

mercredi 9 janvier 2019

“L'opinion et la crédulité”

“L’opinion et la crédulité”

Communication de Gérald Bronner, professeur de sociologie, Université Paris-Diderot
Par son intervention, l’orateur s’est penché sur les causes du vif contraste existant entre les espoirs nourris, au début des années 2000, en l’avènement de “sociétés du savoir” grâce à la généralisation d’Internet et l’écho favorable que rencontrent aujourd’hui les théories du complot et plus généralement un certain nombre de discours irrationnels. Décrivant les caractéristiques d’un marché de l’information désormais dérégulé, il a souligné combien celui-ci favorisait les “minorités active” motivées à faire entendre leurs convictions et faisait primer l’instantanéité sur le recul dans le traitement de l’information. De façon plus grave, il a également mis en garde contre les dangers de la “démagogie cognitive” qui permet à certains acteurs d’exploiter les biais cognitifs auxquels nous sommes tous sujets. D’où la conviction que la lutte contre la crédulité passe, de façon déterminante, par une meilleure connaissance des failles de notre cerveau dans la réception et l’analyse des informations qui lui sont proposées de façon massive.

mercredi 9 janvier 2019

Séance de rentrée solennelle 2018 de l'Académie des beaux-arts

Séance de rentrée solennelle 2018 de l’Académie des beaux-arts

Avec un discours de Laurent Petitgirard, Secrétaire Perpétuel de l’Académie, sur le thème “Interpréter, est-ce créer ?”
Le mercredi 21 novembre 2018, sous la Coupole du Palais de l’Institut de France, l’Académie des beaux-arts a proclamé à l’occasion de sa Séance solennelle annuelle le palmarès des prix qu’elle a décernés au cours de l’année écoulée. Une cinquantaine de prix ont ainsi été remis à des artistes de tous âges, confirmés ou au seuil de leur carrière, en dessin, peinture, sculpture, gravure, architecture, composition musicale, photographie ainsi qu’à des ouvrages d’art. En encourageant ainsi la création artistique dans toutes ses expressions, elle participe au renouvellement des générations d’artistes et se positionne comme un acteur majeur du mécénat et du rayonnement culturel français. Au cours de cette séance, un hommage a été rendu aux membres disparus en 2018 et le Secrétaire Perpétuel de l’Académie, Laurent Petitgirard, a prononcé un discours sur le thème “Interpréter, est-ce créer ?”. L’ensemble vocal Les Métaboles et l’Orchestre Colonne ont ponctué musicalement cette séance.

jeudi 13 décembre 2018

“L'opinion européenne et son baromètre”

“L’opinion européenne et son baromètre”

Communication de Dominique Reynié, professeur de science politique à Sciences Po Paris et directeur général de la Fondation pour l’innovation politique, devant l’Académie des sciences morales et politiques, le 19 novembre 2018.
Est-il pertinent de transposer l’opinion publique, réalité née dans un cadre national, au niveau européen ? Oui, a répondu l’orateur car dans la mesure où, l’Europe constitue un “espace politiquement ordonné”, elle est naturellement propice à l’éclosion d’opinions communes sur les compétences prises en charge par l’Union européenne (comme l’euro) et plus généralement sur son avenir. Ainsi, en l’état actuel, la tendance marquante de l’opinion européenne est la progression continue dans les urnes de partis antisystèmes et eurocritiques, que devraient encore confirmer les élections de mai 2019 au Parlement européen. Ce serait pourtant faire erreur, selon Dominique Reynié, de l’interpréter de manière univoque, comme un regain nationaliste. Car les sondages montrent, dans le même temps, un attachement majoritaire au maintien dans l’Union européenne. Ainsi, les Européens aspireraient avant tout à une puissance publique capable dans les protéger dans le contexte anxiogène de la mondialisation, que ce soit au niveau des États comme de l’Union.

mercredi 28 novembre 2018

Journal d'un observateur

Journal d’un observateur

Alain Duhamel chroniqueur de la Ve République
Durant soixante ans, de l’arrivée au pouvoir du général de Gaulle à l’élection d’Emmanuel Macron, le journaliste Alain Duhamel, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, a analysé et commenté la politique française. Réunis dans son Journal d’un observateur (Éditions de l’Observatoire, septembre 2018), ses souvenirs professionnels représentent ainsi une inégalable chronique de la Ve République et un témoignage de premier plan sur les profondes transformations de notre vie publique.

mercredi 14 novembre 2018

“Le général de Gaulle et l'opinion”

“Le général de Gaulle et l’opinion”

Communication prononcée par Alain Duhamel devant l’Académie des sciences morales et politiques, le 5 novembre 2018.
Pour le journaliste politique l’appel à la Résistance du 18 juin, du reste quasi-confidentiel sur le moment, a posé le cadre des rapports de Charles de Gaulle avec l’opinion publique : un homme seul s’adresse directement au peuple, comme s’il portait la voix de la France. Il s’en faut pourtant de beaucoup qu’il ait toujours été entendu comme tel. Sa popularité́ considérable à la Libération n’empêche pas son renvoi dans l’opposition dès 1946 et la liquidation du dossier algérien, menée avec l’appui de l’opinion, laisse place à un progressif détachement. En regard, Alain Duhamel a présenté la politique originale de communication de Charles de Gaulle : une “stratégie de conquête et de séduction de l’opinion menée tambour battant et relevant en permanence du rapport de forces et d’un exercice d’autorité”. Le général, qui n’aime guère la presse, a perçu tout le parti qu’il pouvait tirer de l’audiovisuel. “Il a compris le premier que présidentialisation, personnalisation et télévision rimaient.”

mercredi 14 novembre 2018

“La Ve est-elle la République des sondages ?”

“La Ve est-elle la République des sondages ?”

Communication de Jérôme Jaffré, politologue devant l’Académie des sciences morales et politiques.
Pour l’intervenant, l’importance des sondages dans notre vie politique trouve son origine dans l’élection présidentielle au suffrage universel direct. L’installation de la présidentielle au centre de la vie du régime (elle devient la voie royale de la conquête du pouvoir) rend en effet incontournable le recours aux sondages. Ils sont l’outil par lequel se mesure le degré de “présidentialité” d’un candidat (à distinguer de sa popularité) ou bien la relation que le chef de l’État entretient avec le peuple durant son mandat (enjeu décisif pour sa réélection). Ils sont également sollicités pour les législatives, dont le rôle est de donner une majorité au président. À partir de 1981, Jérôme Jaffré relève une complète intégration des sondages aux processus politiques, dans les luttes internes aux partis (ils permettent de contester l’appareil) comme dans les mouvements sociaux (ils sont le complément des manifestations). En conclusion, Jérôme Jaffré a tempéré ce constat. Les sondages ne sont qu’un élément de stratégie politique, à utiliser avec discernement. Il est excessif d’affirmer que la Ve République est celle des sondages, mais il faut reconnaître que depuis plus de cinquante ans elle a vécu avec eux en osmose.

mercredi 31 octobre 2018

Conversations chez M. Thiers

Conversations chez M. Thiers

« Le vin et la gastronomie, quelle histoire ! », par Jean-Robert Pitte, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques
Animées par François d’Orcival, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, organisées à la Fondation Dosne-Thiers à l’occasion des journées du patrimoine 2018 (2e partie).

mercredi 24 octobre 2018

Conversations chez M. Thiers

Conversations chez M. Thiers

« L’école en reconstruction » par Xavier Darcos, de l’Académie française, chancelier de l’Institut de France.
Rencontres animées par François d’Orcival, (Académie des sciences morales et politiques), organisées à la Fondation Dosne-Thiers à l’occasion des journées du patrimoine 2018.

mercredi 17 octobre 2018

“La fabrique des sondages”.

“La fabrique des sondages”.

Communication de M. Brice Teinturier, politologue, directeur général délégué d’IPSOS France devant l’Académie des sciences morales et politiques
Après avoir souligné que l’analyse de l’opinion ne s’appuie plus sur les seuls sondages en raison de l’explosion des données rendues disponibles par les technologies numériques, l’orateur a centré son propos sur les sondages électoraux et les controverses sur leur pertinence en démocratie, qui ne sont pas étrangères, a avancé l’orateur, à l’image que nous nous faisons de ce régime. Ainsi, nous serions critiques envers les sondages parce que nous aurions peine à admettre que la démocratie a plus à voir avec l’opinion qu’avec la connaissance. Tout le paradoxe est que les sondages et les enquêtes, tout en travaillant sur l’opinion, relèvent du domaine de la connaissance et contribuent, comme tels, à objectiver le débat public, en bousculant les croyances qui nourrissent les argumentaires politiques. L’expérience de Brice Teinturier est du reste que les décideurs comme les citoyens tiennent très inégalement compte de ces informations. Et s’il est vrai qu’une proportion non négligeable d’électeurs, au cours des derniers scrutins, a fait le choix d’un “vote utile”, il ne voit pas au nom de quoi celui-ci aurait moins de valeur qu’un “vote de conviction” car on ne saurait trouver mauvais, dans une démocratie, que des citoyens puissent réviser leurs décisions.

mardi 9 octobre 2018

“Le nouveau Léviathan : l'opinion publique ou de la démocratie périodique à la démocratie permanente”

“Le nouveau Léviathan : l’opinion publique ou de la démocratie périodique à la démocratie permanente”

Communication de Jacques Julliard devant l’Académie des sciences morales et politiques
Pour l’orateur, l’émergence d’une démocratie permanente commence au début du XXe siècle avec l’entrée en crise de la démocratie représentative telle que l’incarnait la IIIe République, qui n’admettait d’autre consultation du peuple souverain que l’élection de ses députés à intervalles réguliers. Un système alors concurrencé par les manifestations organisées pour peser sur son action et, plus récemment, par l’essor des sondages d’opinion : « la cote des hommes politiques est désormais considérée comme un instrument de mesure légitime, en concurrence avec l’élection ». Cette évolution n’est pas qu’une question de mentalité ; elle tient aussi à des facteurs technologiques : « La démocratie d’opinion est d’abord fille de la révolution informatique comme naguère la démocratie parlementaire l’a été du chemin de fer puis de l’automobile. » Si bien qu’il faut maintenant compter aussi avec l’instantanéité des réseaux sociaux…

mardi 2 octobre 2018

Anatomie d'un effondrement religieux

Anatomie d’un effondrement religieux


mercredi 19 septembre 2018

“Réforme du droit de la responsabilité civile”

“Réforme du droit de la responsabilité civile”

Discours du garde des sceaux Jean-Jacques Urvoas devant l’Académie des sciences morales et politiques. Réponses de François Terré, membre de l’Académie, et Jean-Sébastien Borghetti, professeur de droit privé à l’université Paris 2.
Le garde des sceaux, ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas s’est rendu à l’Académie le 13 mars 2017. Après l’allocution d’accueil du président Michel Pébereau, il a exposé en grande salle des séances, devant un public de 80 personnes environ, les grands enjeux de la réforme du droit de la responsabilité civile, qu’il a qualifiée d’historique. Les cinq articles qui traitent de la matière dans le Code civil étaient en effet demeurés pour ainsi dire en l’état depuis 1804, alors même que les occasions où la responsabilité civile est engagée se sont multipliées. Le ministre a rendu hommage aux travaux qui ont éclairé la réflexion de la Direction des affaires civiles de la Chancellerie, notamment ceux du groupe constitué autour de François Terré sous l’égide de l’Académie des sciences morales et politiques. François Terré et Jean-Sébastien Borghetti, professeur de droit privé à Paris 2, ont répondu au ministre. Cette réforme prend place dans une plus vaste entreprise de modernisation du droit des obligations, qui a déjà donné lieu en 2016 à la réforme du droit des contrats, elle aussi inspirée par une équipe animée par François Terré.

lundi 20 août 2018

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