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Économiquement vôtre : les vérités d'Yvon Gattaz

Économiquement vôtre : les vérités d’Yvon Gattaz

Entretien avec Yvon Gattaz, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
“De bons esprits nous ont dit cent fois que le sérieux, le profond, le complexe, le vrai, n’a nul besoin d’humour pour être correctement expliqué. Ils sont pour le sérieux triste”, regrette Yvon Gattaz en introduction d’Économiquement vôtre (Le Cherche Midi, 2018). Dans cet ouvrage, le fondateur de Radiall et ancien président du CNPF prend bien sûr le parti inverse pour livrer avec humour, sincérité et combativité ses vérités d’entrepreneurs sur l’économie. Le résultat est décapant. À coups de formules chocs - “l’entreprise n’a pas besoin d’aide, elle a besoin d’air”, “le malheur est dans le prêt”, “économie d’échelle et économie d’échec” - l’auteur fait sourire mais aussi réfléchir, notamment la regrettable incapacité de notre pays à résoudre le scandale que représente, à ses yeux, le chômage des jeunes. Mais au-delà de son expérience et de ses connaissances, il transmet un trésor plus précieux encore : le plaisir très communicatif de créer, d’innover et d’entreprendre.

mardi 9 octobre 2018

“La fabrique des sondages”.

“La fabrique des sondages”.

Communication de M. Brice Teinturier, politologue, directeur général délégué d’IPSOS France devant l’Académie des sciences morales et politiques
Après avoir souligné que l’analyse de l’opinion ne s’appuie plus sur les seuls sondages en raison de l’explosion des données rendues disponibles par les technologies numériques, l’orateur a centré son propos sur les sondages électoraux et les controverses sur leur pertinence en démocratie, qui ne sont pas étrangères, a avancé l’orateur, à l’image que nous nous faisons de ce régime. Ainsi, nous serions critiques envers les sondages parce que nous aurions peine à admettre que la démocratie a plus à voir avec l’opinion qu’avec la connaissance. Tout le paradoxe est que les sondages et les enquêtes, tout en travaillant sur l’opinion, relèvent du domaine de la connaissance et contribuent, comme tels, à objectiver le débat public, en bousculant les croyances qui nourrissent les argumentaires politiques. L’expérience de Brice Teinturier est du reste que les décideurs comme les citoyens tiennent très inégalement compte de ces informations. Et s’il est vrai qu’une proportion non négligeable d’électeurs, au cours des derniers scrutins, a fait le choix d’un “vote utile”, il ne voit pas au nom de quoi celui-ci aurait moins de valeur qu’un “vote de conviction” car on ne saurait trouver mauvais, dans une démocratie, que des citoyens puissent réviser leurs décisions.

mardi 9 octobre 2018

“Le nouveau Léviathan : l'opinion publique ou de la démocratie périodique à la démocratie permanente”

“Le nouveau Léviathan : l’opinion publique ou de la démocratie périodique à la démocratie permanente”

Communication de Jacques Julliard devant l’Académie des sciences morales et politiques
Pour l’orateur, l’émergence d’une démocratie permanente commence au début du XXe siècle avec l’entrée en crise de la démocratie représentative telle que l’incarnait la IIIe République, qui n’admettait d’autre consultation du peuple souverain que l’élection de ses députés à intervalles réguliers. Un système alors concurrencé par les manifestations organisées pour peser sur son action et, plus récemment, par l’essor des sondages d’opinion : « la cote des hommes politiques est désormais considérée comme un instrument de mesure légitime, en concurrence avec l’élection ». Cette évolution n’est pas qu’une question de mentalité ; elle tient aussi à des facteurs technologiques : « La démocratie d’opinion est d’abord fille de la révolution informatique comme naguère la démocratie parlementaire l’a été du chemin de fer puis de l’automobile. » Si bien qu’il faut maintenant compter aussi avec l’instantanéité des réseaux sociaux…

mardi 2 octobre 2018

“Populisme et médias, le procès réciproque”

“Populisme et médias, le procès réciproque”

Par Chantal Delsol, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
À la racine de ce divorce, l’académicienne pointe une guerre idéologique doublée d’une lutte des classes, ce qui rend l’affrontement d’autant plus inexpiable. Au progressisme et à l’universalisme des élites, partagés par les médias, une partie des classes populaires oppose son besoin d’enracinement et la conservation des avantages acquis et de ses modes de vie, dans des proportions variables à droite ou à gauche. Ce clivage social, qui draine derrière lui ressentiment et mépris, fausse d’avance tout dialogue, en condamnant les deux camps à l’incompréhension. Il en résulte une situation dangereuse pour la démocratie, menacée dans son esprit, la politique se muant en guerre et l’adversaire en ennemi, si bien que Chantal Delsol, y voit un nouvel épisode de la « guerre civile européenne » que se livrent depuis deux siècles modernes et antimodernes.

mercredi 26 septembre 2018

La France, bénéficiaire de la guerre froide ?

La France, bénéficiaire de la guerre froide ?


mercredi 5 septembre 2018

La guerre froide de la France

La guerre froide de la France

Entretien avec l’historien Georges-Henri Soutou, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
Dans l’imaginaire collectif, la guerre froide représente une période relativement simple des relations internationales, dans lequel le jeu diplomatique des États était entièrement déterminé par l’appartenance à l’un ou l’autre des deux blocs se faisant face. L’ouvrage que Georges-Henri Soutou a récemment consacré à La guerre froide de la France (Éditions Taillandier, 2018) démontre qu’il n’en est rien. Après avoir dépouillé méthodiquement les archives du Quai d’Orsay et des autres grandes chancelleries, l’historien démontre que, dans ce gigan-tesque affrontement idéologique et politique, la France - comme les autres acteurs - n’a ces-sé de faire valoir une vision spécifique au service de ses intérêts propres tant ceux-ci pou-vaient diverger de ceux des États-Unis ou de la Grande-Bretagne. En analysant ainsi les sub-tilités du positionnement français, l’auteur révèle ainsi combien le monde bipolaire de jadis comportait déjà une part de multipolarité dont notre pays a su habilement tirer parti, au point d’être, estime-t-il, l’un des bénéficiaires de la guerre froide.

mercredi 5 septembre 2018

“Réforme du droit de la responsabilité civile”

“Réforme du droit de la responsabilité civile”

Discours du garde des sceaux Jean-Jacques Urvoas devant l’Académie des sciences morales et politiques. Réponses de François Terré, membre de l’Académie, et Jean-Sébastien Borghetti, professeur de droit privé à l’université Paris 2.
Le garde des sceaux, ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas s’est rendu à l’Académie le 13 mars 2017. Après l’allocution d’accueil du président Michel Pébereau, il a exposé en grande salle des séances, devant un public de 80 personnes environ, les grands enjeux de la réforme du droit de la responsabilité civile, qu’il a qualifiée d’historique. Les cinq articles qui traitent de la matière dans le Code civil étaient en effet demeurés pour ainsi dire en l’état depuis 1804, alors même que les occasions où la responsabilité civile est engagée se sont multipliées. Le ministre a rendu hommage aux travaux qui ont éclairé la réflexion de la Direction des affaires civiles de la Chancellerie, notamment ceux du groupe constitué autour de François Terré sous l’égide de l’Académie des sciences morales et politiques. François Terré et Jean-Sébastien Borghetti, professeur de droit privé à Paris 2, ont répondu au ministre. Cette réforme prend place dans une plus vaste entreprise de modernisation du droit des obligations, qui a déjà donné lieu en 2016 à la réforme du droit des contrats, elle aussi inspirée par une équipe animée par François Terré.

lundi 20 août 2018

“L'enseignement de l'économie dans les lycées”

“L’enseignement de l’économie dans les lycées”

Colloque organisé sous l’égide de l’Académie des sciences morales et politiques, le 27 février 2017
Après l’introduction de Michel Pébereau et George de Menil, les intervenants ont fait part de leurs propositions pour un enseignement plus dynamique et plus en phase avec l’économie telle qu’elle se vit actuellement. Exemples à l’appui, Martin Hellwig (Institut Max Planck, Bonn), a rappelé que la science économique n’était pas une théorie mais un langage pour développer des modèles de compréhension de la réalité, d’où l’importance de bien définir le cadre conceptuel dans lequel se déploient les analyses. Des pédagogies employées dans l’enseignement supérieur et qui pourraient avantageusement être utilisées au lycée ont été présentées : Leo Guthart (ancien enseignant à la Harvard Business School) a témoigné de la révélation qu’avait été pour lui la “méthode des cas” (Case Method) et Jean-Marc Tallon (École d’économie de Paris) a donné l’exemple de jeux développés dans les centres d’économie expérimentale. Yann Coatanlem (président du Club Praxis) a évoqué un certain nombre d’aspects de la vie des entreprises qui devraient être davantage intégrés aux programmes, comme la comptabilité. Chacune des communications a été suivie d’échanges au cours duquel des enseignants de SES présents ont pu faire part de leur expérience de terrain. Au terme de la matinée, George de Menil a conclu qu’une amélioration était souhaitable et possible dans l’enseignement de l’économie au lycée, mais qu’au-delà des programmes, elle nécessitait une réflexion plus globale, étendue aux méthodes et aux modes d’évaluation.

lundi 20 août 2018

“Management, humanisme et performance”

“Management, humanisme et performance”

Colloque associé à la remise du prix Olivier Lecerf 2016, le 17 mars 2017.
Le Prix Olivier Lecerf pour l’année 2016 a été remis le 17 mars 2017, en présence de ses fondateurs Bertrand Collomb et Bruno Lafont, à Jean-Paul Bouchet et Bernard Jarry-Lacombe pour leur ouvrage Manager sans se renier (Éditions de L’Atelier, 2015, 144 p.), fruit de leur enquête auprès de “dirigeants et managers de proximité”. Au cours de cette cérémonie, le secrétaire perpétuel Jean-Robert Pitte a retracé le parcours des deux lauréats. Il a vu dans l’attribution de ce prix à deux cadres ayant concilié “engagement professionnel” et “engagement syndical” (en l’occurrence au sein de la CFDT et de l’Observatoire des cadres et du management) un signe positif de l’évolution des mentalités vers une vision plus sereine des rapports entre société et entreprise. La matinée a été consacrée, comme il est d’usage, à un colloque autour des thèmes développés par les lauréats, intitulé cette année “Management, humanisme et performance”.

mardi 31 juillet 2018

“Entretiens autour de Félix Ravaisson (1813-1900)”

“Entretiens autour de Félix Ravaisson (1813-1900)”

Présentés par Bertrand Saint-Sernin et Jean-Louis Vieillard-Baron.
Le 16 octobre dernier, des « Entretiens autour de Félix Ravaisson (1813-1900) » se sont tenus à l’Institut de France à l’occasion des cent cinquante ans de la parution de son ouvrage, La Philosophie en France au dix-neuvième siècle. Initiateurs de cette rencontre, Bertrand Saint-Sernin, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, et de Jean-Louis Vieillard-Baron, professeur de philosophie à l’université de Poitiers et à l’Institut catholique de Paris, souhaitaient ainsi rendre hommage au grand philosophe spiritualiste du XIXe siècle, inspirateur de Bergson et membre de l’Académie des Inscriptions et belles lettres et de l’Académie des sciences morales et politiques. Ces “entretiens” comprennent les interventions suivantes :
- “Spiritualisme et action selon Ravaisson”, par Bertrand Saint-Sernin.
- “Ravaisson, philosophe de la grâce et de la ressemblance”, par Alexandra Roux.
- “De l’habitude au sacrifice. L’itinéraire spéculatif de Ravaisson”, par Andrea Bellantone.
- “Y a-t-il trop d’esprit dans le monde ?”, par Jean-Louis Vieillard-Baron.

mardi 31 juillet 2018

Des taux d'intérêt nuls voire négatifs peuvent-ils favoriser le financement de l'économie ?

Des taux d’intérêt nuls voire négatifs peuvent-ils favoriser le financement de l’économie ?

Dans cette nouvelle chronique, Jacques de Larosière, ancien gouverneur de la Banque de France et membre de l’Académie des sciences morales et politiques s’interroge sur l’incongruité que représente les taux d’intérêt nuls voire négatifs durables tels que ceux que l’on connaît actuellement.

mercredi 18 juillet 2018

“L'Église, le Vatican et sa communication”

“L’Église, le Vatican et sa communication”

Communication de Philippe Levillain, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
L’orateur a commencé son exposé par une évocation de Vatican II (1962-1965), car c’est à cette occasion que, de son point de vue, l’opinion publique s’est introduite à l’intérieur de l’Église catholique, du moins à son sommet. Une évolution qu’il juge regrettable car “à la verticalité du message dont l’Église est censée être le relais, on opposa l’horizontalité de l’instant, du moment, de la vérité brutale des mots. Finalement, à la tentation du perfectus, on substitua le progressus, le renouvellement substantiel permanent”. D’où les efforts importants de la papauté pour adapter sa communication, notamment via la médiatisation accrue des papes qui, depuis Jean-Paul II, ne s’expriment plus seulement à travers les anciens canaux formels mais n’hésitent pas à se livrer aux questions des journalistes et même à mettre en scène leur personnalité et leurs voyages, devenant ainsi des “figures familières d’une opinion mondialisée”.

mercredi 11 juillet 2018

Celui qui disait non, d'Adeline Baldacchino

Celui qui disait non, d’Adeline Baldacchino

Par Haïm Korsia, membre de l’Académie des sciences morales et politiques.
Le 13 juin 1936 dans le port de Hambourg où Hitler vient baptiser un navire, August Landmesser, un jeune ouvrier allemand est seul à ne pas faire le salut nazi, geste ou plutôt non geste immortalisé sur la photo prise par un journaliste. Fascinée par cet homme, Adeline Baldacchino a mené l’enquête sur cet homme avant de lui redonner vie dans un roman (Celui qui disait non, Fayard, 2018). Haïm Korsia, membre de l’Académie des sciences morales et politiques et grand rabbin de France depuis 2014, explique pourquoi ce livre l’a particulièrement touché.

mercredi 11 juillet 2018

“Comment le djihadisme recrute grâce aux réseaux sociaux”

“Comment le djihadisme recrute grâce aux réseaux sociaux”

Communication de M. Gilles Keppel, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris
Dans son exposé, l’orateur a notamment rappelé qu’à chacune des phases du djihadisme contemporain, avaient correspondu un mode d’expression et des vecteurs de transmission distincts. Dans la première phase, qui commence autour de 1979 avec la révolution iranienne et l’intervention soviétique en Afghanistan, la mobilisation se fait essentiellement par l’écrit. L’apparition au grand jour d’Al-Qaida en 1998 inaugure une seconde phase, qui porte le djihad en dehors du monde musulman. Ses textes de propagande sont désormais diffusés via Internet et c’est à la télévision que sont rendus publics ses “exploits”. Les attentats, soigneusement planifiés, sont l’objet d’une mise en scène spectaculaire : les images du 11 septembre tournent en boucle, de longues semaines, sur les télévisions. À cette date, l’avènement des réseaux sociaux a déjà ouvert la voie à un nouveau type de djihad, dont l’organisation n’est plus hiérarchique mais cherche à susciter de multiples initiatives locales, au cœur même des pays occidentaux. Les auteurs des attentats qui frappent la France depuis 2012 s’inscrivent dans cette logique.

jeudi 5 juillet 2018

“Le cinéma, les séries télévisées, la bande dessinée : fabriques d'opinion”

“Le cinéma, les séries télévisées, la bande dessinée : fabriques d’opinion”

Communication de M. Hubert Védrine, ancien ministre
Dans cette communication prononcée, le 18 juin 2018 l’orateur a souligné que, si pour une bonne part, films, séries et bandes dessinées sont avant tout une transposition du monde dans lequel vivent leurs créateurs, ils ne sont pas, pour autant, un reflet passif et neutre car la puissance subjuguante de l’image porte en elle-même une force de conviction. Ainsi lorsque Hergé, dans le Lotus bleu, attira l’attention sur les événements qui se produisaient en Chine dans les années 1930, il modifia certainement la perception qu’en avaient ses contemporains. Et Hollywood ne fut pas pour rien dans l’arrimage de l’Europe de l’Ouest du côté américain durant toute la guerre froide. Aujourd’hui, plusieurs générations d’Occidentaux ont grandi dans un bain d’images, avec des héros de pellicule ou de papier, qui leur sont aussi familiers que l’étaient aux Grecs les dieux de l’Olympe. Il est naturel qu’ils en aient hérité non des opinions précises, mais une certaine représentation du monde. Il n’est toutefois pas exclu que, dans les années à venir, l’Occident subisse sur ce terrain la concurrence des pays émergents.

mercredi 27 juin 2018

“Le rôle de la politique monétaire dans la genèse de la crise de 2007-2008'

“Le rôle de la politique monétaire dans la genèse de la crise de 2007-2008’

Dans cette nouvelle chronique, Jacques de Larosière, ancien gouverneur de la Banque de France et membre de l’Académie des sciences morales et politiques s’interroge sur le rôle que la politique monétaire a joué dans la genèse de la crise financière de 2007-2008. Lors du déclenchement de celle-ci, on l’exonérait volontiers de toute responsabilité en soulignant qu’elle avait accompli sa mission de maintenir l’inflation à moins de 2 % par an. Mais pour Jacques de Larosière, c’est oublier un peu vite qu’une politique monétaire accommodante avait alors permis aux agents économiques de s’endetter au-delà du raisonnable…

mercredi 27 juin 2018

Physiologie du goût, de Jean Anthelme Brillat-Savarin

Physiologie du goût, de Jean Anthelme Brillat-Savarin

par Jean-Robert Pitte, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques.
Le plaisir de la lecture se poursuit longtemps lorsqu’il est partagé ! Nous avons donc demandé aux académiciens de présenter, en toute liberté de choix, un livre qui les a marqués, intéressés, enchantés ou même simplement divertis. C’est Jean-Robert Pitte, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques et président de Canal Académie qui inaugure cette nouvelle rubrique, en présentant Physiologie du goût de Jean Anthelme Brillat-Savarin. Publié en 1825, cet ouvrage fait l’éloge de la gastronomie (française), cette “science nouvelle […] qui nourrit, restaure, conserve, persuade, console, et, non contente de jeter à pleine main des fleurs sur la carrière de l’individu, contribue encore puissamment à la force et à la prospérité des empires” !

mercredi 20 juin 2018

“L'École pratique des hautes études (1868-2018) : l'érudition dans le débat public et ses rapports avec l'opinion.”

“L’École pratique des hautes études (1868-2018) : l’érudition dans le débat public et ses rapports avec l’opinion.”

Communication de M. Hubert Bost, président de l’École pratique des hautes études (EPHE)
Cette communication a été prononcée, le 11 juin 2018. Elle concluait la journée d’étude organisée conjointement par l’Académie des sciences morales et politiques et l’École pratique des hautes études, à l’occasion du 150e anniversaire de cette dernière, sur le thème “De l’érudition à l’opinion”. L’orateur a notamment souligné que “si l’EPHE a joué un rôle dans l’opinion, ce n’est pas dans le domaine des débats d’idées animés par la presse et les médias, mais plutôt dans sa contribution aux évolutions fondamentales et lentes, par sa manière de reposer et de penser à nouveaux frais certaines questions en revenant aux sources”. Et de citer, à titre d’exemple, le rôle joué crucial joué par l’École dans le développement de nouvelles disciplines - la sémantique (Bréal), la sociologie (Mauss), l’anthropologie (Lévi-Strauss) - ou le renouvellement des plus anciennes.

mercredi 20 juin 2018

Message n°521

Message n°521

Mercredi 6 Juin 2018

mercredi 6 juin 2018

L'œuvre d'Alain Besançon : un puissant antidote à la sombre séduction des idéologies

L’œuvre d’Alain Besançon : un puissant antidote à la sombre séduction des idéologies

L’historien revient sur son itinéraire intellectuel à l’occasion de la publication d’un recueil de ses essais par les Belles Lettres

mercredi 6 juin 2018

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