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Articles

Claire Auzuret, lauréate du prix de recherche Caritas : expériences d'une chercheuse en sociologie de la pauvreté

Claire Auzuret, lauréate du prix de recherche Caritas : expériences d’une chercheuse en sociologie de la pauvreté

Travailler sur la pauvreté et plus précisément sur les itinéraires de sortie de la pauvreté, angle mort des travaux de sociologie : tel est l’objectif que s’est fixée Claire Auzuret pour sa thèse de doctorat, récompensée par le prix 2018 de la fondation de recherche Caritas – Institut de France. Pour expliquer le basculement des personnes et des familles dans et hors de la pauvreté, la jeune sociologue croise plusieurs dimensions d’analyse et prend pleinement en compte les différents aspects du sentiment de pauvreté. Elle raconte ici les obstacles rencontrés dans sa recherche des personnes à interroger, notamment la méfiance face à l’institution, mais aussi l’émotion partagée lors du récit de parcours douloureux.

lundi 4 février 2019

Lord Jim, de Joseph Conrad

Lord Jim, de Joseph Conrad

Par Bertrand Saint-Sernin, membre de l’Académie des sciences morales et politiques.
Membre de la section de philosophie de l’Académie des sciences morales et politiques, Bertrand Saint-Sernin évoque Lord Jim de Joseph Conrad qu’il découvrit en hypokhâgne. C’est notamment l’occasion d’une réflexion sur les capacités respectives de la philosophie et de la littérature à rendre compte de la singularité des destins humains. “Les récits de Conrad restituent les processus par lesquels des hommes et des femmes se sauvent ou se perdent. Ils nous font voir la palette complète de leurs victoires et de leurs échecs. Ils donnent de l’étirement du temps comme de la soudaineté des instants décisifs une vision que la philosophie a du mal à restituer”, explique-t-il.

mercredi 9 janvier 2019

“L'opinion publique devant les OGM”

“L’opinion publique devant les OGM”

Communication de Bertrand Saint-Sernin devant l’Académie des sciences morales et politiques
Pour Bertrand Saint-Sernin, qui assura le secrétariat du groupe de travail interacadémique chargé en 2006 par le Conseil économique et social de rendre un rapport sur les organismes génétiquement modifiés, les réticences de l’opinion publique à l’égard des OGM procèdent d’une question qui traverse toute la philosophie occidentale : “Est-il légitime de corriger la nature ?” Mais cela n’empêche pas quelques paradoxes. Ainsi, comme l’a relevé l’orateur, en France, les OGM, plutôt bien acceptés comme médicaments, font pourtant l’objet d’une défiance tenace en tant qu’aliments. Outre que l’industrie pharmaceutique passe pour être strictement encadrée, l’orateur voit avant tout dans ce préjugé le reflet de la croyance rousseauiste selon laquelle tout ce qui vient de la nature serait bon, alors que ce qui provient de l’homme ne le serait pas nécessairement. Si bien que, tout l’enjeu est de parvenir à “transformer ces peurs confuses en un système d’avantages et de risques convenablement évalués et donc, jusqu’à un certain point, mesurables”. Un travail encore en cours car, “il faudra du temps pour connaître avec précision le rôle et l’influence des OGM sur le destin de l’humanité”.

jeudi 20 décembre 2018

“Écologisme, pourquoi les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances ?”

“Écologisme, pourquoi les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances ?”

Communication de Jean de Kervasdoué, essayiste, devant l’Académie des sciences morales et politiques
Pour l’orateur, ancien titulaire de la chaire d’économie et de gestion des services de santé du Conservatoire national des arts et métiers, un certain nombre de sujets tels que l’état de la biodiversité, la pollution atmosphérique ou l’utilisation des pesticides donnent lieu à des prévisions alarmistes qui vont très au-delà de ce que constatent des mesures objectives et relèvent d’une mentalité antiscientifique. “Alors qu’il y a un quart de siècle à peine, on estimait que la science permettait de vaincre les maladies et de nourrir l’humanité, on craint aujourd’hui d’être empoisonné par les médicaments et les produits agricoles” déplore-t-il. À la racine de ce “procès contre la science”, Jean de Kervasdoué pointe notamment une culture scientifique mal assimilée, l’interprétation du hasard, la confusion entre risque et danger, la coupure avec le monde agricole, la mythification de la nature, le primat de l’émotion, ou encore le soupçon permanent de conflits d’intérêts et le refus de l’incertitude.

jeudi 13 décembre 2018

Journal d'un observateur

Journal d’un observateur

Alain Duhamel chroniqueur de la Ve République
Durant soixante ans, de l’arrivée au pouvoir du général de Gaulle à l’élection d’Emmanuel Macron, le journaliste Alain Duhamel, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, a analysé et commenté la politique française. Réunis dans son Journal d’un observateur (Éditions de l’Observatoire, septembre 2018), ses souvenirs professionnels représentent ainsi une inégalable chronique de la Ve République et un témoignage de premier plan sur les profondes transformations de notre vie publique.

mercredi 14 novembre 2018

“Le général de Gaulle et l'opinion”

“Le général de Gaulle et l’opinion”

Communication prononcée par Alain Duhamel devant l’Académie des sciences morales et politiques, le 5 novembre 2018.
Pour le journaliste politique l’appel à la Résistance du 18 juin, du reste quasi-confidentiel sur le moment, a posé le cadre des rapports de Charles de Gaulle avec l’opinion publique : un homme seul s’adresse directement au peuple, comme s’il portait la voix de la France. Il s’en faut pourtant de beaucoup qu’il ait toujours été entendu comme tel. Sa popularité́ considérable à la Libération n’empêche pas son renvoi dans l’opposition dès 1946 et la liquidation du dossier algérien, menée avec l’appui de l’opinion, laisse place à un progressif détachement. En regard, Alain Duhamel a présenté la politique originale de communication de Charles de Gaulle : une “stratégie de conquête et de séduction de l’opinion menée tambour battant et relevant en permanence du rapport de forces et d’un exercice d’autorité”. Le général, qui n’aime guère la presse, a perçu tout le parti qu’il pouvait tirer de l’audiovisuel. “Il a compris le premier que présidentialisation, personnalisation et télévision rimaient.”

mercredi 14 novembre 2018

“La Ve est-elle la République des sondages ?”

“La Ve est-elle la République des sondages ?”

Communication de Jérôme Jaffré, politologue devant l’Académie des sciences morales et politiques.
Pour l’intervenant, l’importance des sondages dans notre vie politique trouve son origine dans l’élection présidentielle au suffrage universel direct. L’installation de la présidentielle au centre de la vie du régime (elle devient la voie royale de la conquête du pouvoir) rend en effet incontournable le recours aux sondages. Ils sont l’outil par lequel se mesure le degré de “présidentialité” d’un candidat (à distinguer de sa popularité) ou bien la relation que le chef de l’État entretient avec le peuple durant son mandat (enjeu décisif pour sa réélection). Ils sont également sollicités pour les législatives, dont le rôle est de donner une majorité au président. À partir de 1981, Jérôme Jaffré relève une complète intégration des sondages aux processus politiques, dans les luttes internes aux partis (ils permettent de contester l’appareil) comme dans les mouvements sociaux (ils sont le complément des manifestations). En conclusion, Jérôme Jaffré a tempéré ce constat. Les sondages ne sont qu’un élément de stratégie politique, à utiliser avec discernement. Il est excessif d’affirmer que la Ve République est celle des sondages, mais il faut reconnaître que depuis plus de cinquante ans elle a vécu avec eux en osmose.

mercredi 31 octobre 2018

La force de l'amour

La force de l’amour


mercredi 24 octobre 2018

Conversations chez M. Thiers

Conversations chez M. Thiers

« Le vin et la gastronomie, quelle histoire ! », par Jean-Robert Pitte, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques
Animées par François d’Orcival, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, organisées à la Fondation Dosne-Thiers à l’occasion des journées du patrimoine 2018 (2e partie).

mercredi 24 octobre 2018

Conversations chez M. Thiers

Conversations chez M. Thiers

« Le savoir scientifique et son avenir », par Catherine Bréchignac, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences
Animées par François d’Orcival, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, organisées à la Fondation Dosne-Thiers à l’occasion des journées du patrimoine 2018 (2e partie).

mercredi 24 octobre 2018

Conversations chez M. Thiers

Conversations chez M. Thiers

« La France et la Russie », par Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie française
Animées par François d’Orcival, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, organisées à la Fondation Dosne-Thiers à l’occasion des journées du patrimoine 2018 (2e partie).

mercredi 24 octobre 2018

Conversations chez M. Thiers

Conversations chez M. Thiers

- « Histoire et actualité de l’architecture », par Jean-Michel Wilmotte, membre de l’Académie des beaux-arts
Animées par François d’Orcival, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, organisées à la Fondation Dosne-Thiers à l’occasion des journées du patrimoine 2018 (2e partie).

mercredi 24 octobre 2018

Conversations chez M. Thiers

Conversations chez M. Thiers

« Nutrition, santé, microbiologie » par Pascale Cossart, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences.
Rencontres animées par François d’Orcival, (Académie des sciences morales et politiques), organisées à la Fondation Dosne-Thiers à l’occasion des journées du patrimoine 2018.

mercredi 17 octobre 2018

Conversations chez M. Thiers

Conversations chez M. Thiers

« Subconscience et cerveau » par Yves Agid, membre de l’Académie des sciences.
Rencontres animées par François d’Orcival, (Académie des sciences morales et politiques), organisées à la Fondation Dosne-Thiers à l’occasion des journées du patrimoine 2018.

mercredi 17 octobre 2018

Conversations chez M. Thiers

Conversations chez M. Thiers

« L’école en reconstruction » par Xavier Darcos, de l’Académie française, chancelier de l’Institut de France.
Rencontres animées par François d’Orcival, (Académie des sciences morales et politiques), organisées à la Fondation Dosne-Thiers à l’occasion des journées du patrimoine 2018.

mercredi 17 octobre 2018

Économiquement vôtre : les vérités d'Yvon Gattaz

Économiquement vôtre : les vérités d’Yvon Gattaz

Entretien avec Yvon Gattaz, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
“De bons esprits nous ont dit cent fois que le sérieux, le profond, le complexe, le vrai, n’a nul besoin d’humour pour être correctement expliqué. Ils sont pour le sérieux triste”, regrette Yvon Gattaz en introduction d’Économiquement vôtre (Le Cherche Midi, 2018). Dans cet ouvrage, le fondateur de Radiall et ancien président du CNPF prend bien sûr le parti inverse pour livrer avec humour, sincérité et combativité ses vérités d’entrepreneurs sur l’économie. Le résultat est décapant. À coups de formules chocs - “l’entreprise n’a pas besoin d’aide, elle a besoin d’air”, “le malheur est dans le prêt”, “économie d’échelle et économie d’échec” - l’auteur fait sourire mais aussi réfléchir, notamment la regrettable incapacité de notre pays à résoudre le scandale que représente, à ses yeux, le chômage des jeunes. Mais au-delà de son expérience et de ses connaissances, il transmet un trésor plus précieux encore : le plaisir très communicatif de créer, d’innover et d’entreprendre.

mardi 9 octobre 2018

“La fabrique des sondages”.

“La fabrique des sondages”.

Communication de M. Brice Teinturier, politologue, directeur général délégué d’IPSOS France devant l’Académie des sciences morales et politiques
Après avoir souligné que l’analyse de l’opinion ne s’appuie plus sur les seuls sondages en raison de l’explosion des données rendues disponibles par les technologies numériques, l’orateur a centré son propos sur les sondages électoraux et les controverses sur leur pertinence en démocratie, qui ne sont pas étrangères, a avancé l’orateur, à l’image que nous nous faisons de ce régime. Ainsi, nous serions critiques envers les sondages parce que nous aurions peine à admettre que la démocratie a plus à voir avec l’opinion qu’avec la connaissance. Tout le paradoxe est que les sondages et les enquêtes, tout en travaillant sur l’opinion, relèvent du domaine de la connaissance et contribuent, comme tels, à objectiver le débat public, en bousculant les croyances qui nourrissent les argumentaires politiques. L’expérience de Brice Teinturier est du reste que les décideurs comme les citoyens tiennent très inégalement compte de ces informations. Et s’il est vrai qu’une proportion non négligeable d’électeurs, au cours des derniers scrutins, a fait le choix d’un “vote utile”, il ne voit pas au nom de quoi celui-ci aurait moins de valeur qu’un “vote de conviction” car on ne saurait trouver mauvais, dans une démocratie, que des citoyens puissent réviser leurs décisions.

mardi 9 octobre 2018

“Le nouveau Léviathan : l'opinion publique ou de la démocratie périodique à la démocratie permanente”

“Le nouveau Léviathan : l’opinion publique ou de la démocratie périodique à la démocratie permanente”

Communication de Jacques Julliard devant l’Académie des sciences morales et politiques
Pour l’orateur, l’émergence d’une démocratie permanente commence au début du XXe siècle avec l’entrée en crise de la démocratie représentative telle que l’incarnait la IIIe République, qui n’admettait d’autre consultation du peuple souverain que l’élection de ses députés à intervalles réguliers. Un système alors concurrencé par les manifestations organisées pour peser sur son action et, plus récemment, par l’essor des sondages d’opinion : « la cote des hommes politiques est désormais considérée comme un instrument de mesure légitime, en concurrence avec l’élection ». Cette évolution n’est pas qu’une question de mentalité ; elle tient aussi à des facteurs technologiques : « La démocratie d’opinion est d’abord fille de la révolution informatique comme naguère la démocratie parlementaire l’a été du chemin de fer puis de l’automobile. » Si bien qu’il faut maintenant compter aussi avec l’instantanéité des réseaux sociaux…

mardi 2 octobre 2018

“Populisme et médias, le procès réciproque”

“Populisme et médias, le procès réciproque”

Par Chantal Delsol, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
À la racine de ce divorce, l’académicienne pointe une guerre idéologique doublée d’une lutte des classes, ce qui rend l’affrontement d’autant plus inexpiable. Au progressisme et à l’universalisme des élites, partagés par les médias, une partie des classes populaires oppose son besoin d’enracinement et la conservation des avantages acquis et de ses modes de vie, dans des proportions variables à droite ou à gauche. Ce clivage social, qui draine derrière lui ressentiment et mépris, fausse d’avance tout dialogue, en condamnant les deux camps à l’incompréhension. Il en résulte une situation dangereuse pour la démocratie, menacée dans son esprit, la politique se muant en guerre et l’adversaire en ennemi, si bien que Chantal Delsol, y voit un nouvel épisode de la « guerre civile européenne » que se livrent depuis deux siècles modernes et antimodernes.

mercredi 26 septembre 2018

La France, bénéficiaire de la guerre froide ?

La France, bénéficiaire de la guerre froide ?


mercredi 5 septembre 2018

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