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L'humanisme juridique : une boussole pour naviguer dans la mondialisation

L’humanisme juridique : une boussole pour naviguer dans la mondialisation

Entretien avec Mireille Delmas-Marty, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
“La mondialisation perturbe les États sans les remplacer, car elle n’est pas une totalité agrégée une fois pour toutes, mais seulement un ensemble hétérogène de processus qui révèlent et parfois accroissent les interdépendances”, souligne Mireille Delmas-Marty, membre de l’Académie des sciences morales et politiques dans un récent ouvrage (Sortir du pot au noir, Éditions Buchet-Chastel, 2019) Dès lors comment faire face aux nombreux défis dont ce phénomène tumultueux est porteur ? Pour l’auteur, professeur émérite au Collège de France, où elle a été titulaire de la chaire “Études juridiques comparatives et internationalisation du droit”, la solution consiste à inventer un “humanisme juridique” permettant à l’humanité de se donner un destin commun tout en préservant sa belle diversité.

lundi 13 mai 2019

“La solitude stratégique des Européens”

“La solitude stratégique des Européens”

Louis Gautier, ancien secrétaire général à la défense et à la sécurité nationale, devant l’Académie des sciences morales et politiques
Le propos est parti d’un constat simple : en valeur cumulée, les États européens dépensent davantage que la Chine pour leurs affaires militaires ; pourtant ils sont incapables d’aligner une puissance opérationnelle équivalente, faute de rationalisation dans l’emploi de ces sommes et dans le choix de leurs équipements. Les projets et les déclarations en faveur d’une politique de défense intégrée n’ont certes pas manqué, en particulier ces vingt- cinq dernières années, mais sans parvenir à s’inscrire dans la durée. Si les contraintes budgétaires ont pesé, L. Gautier attribue avant tout ces échecs à un retrait stratégique délibéré au lendemain de la guerre froide, qui a consisté à se reposer sur la protection de l’OTAN. Plus profondément, il interroge le rapport des États européens à la notion de puissance, alors que, a-t-il rappelé, “le rejet de la confrontation, de la coercition et surtout de l’usage de la force est inscrit dans l’ADN de l’Union européenne”.

vendredi 26 avril 2019

“Deux parlements pour un objectif : la coopération entre l'Assemblée nationale et le Bundestag allemand”

“Deux parlements pour un objectif : la coopération entre l’Assemblée nationale et le Bundestag allemand”

Communication de Wolfgang Schäuble, président du Bundestag allemand, membre associé étranger de l’Académie des sciences morales et politiques
Prenant pour point de départ de son propos la récente création de l’Assemblée parlementaire franco-allemande réunissant des parlementaires issus de l’Assemblée nationale et du Bundestag, Wolfgang Schäuble a précisé les objectifs de cette chambre : “intégrer le point de vue légitime de l’autre dans notre propre perspective, pour élaborer ainsi ce qui nous est commun”. Puis, élargissant son propos, il a livré une réflexion sur les défis qu’affrontent les démocraties occidentales. Il a notamment appelé à sortir d’une approche purement matérialiste des politiques publiques, car “le bonheur des gens dépend aussi de la capacité à mener sa vie d’une manière telle que l’on est en harmonie avec soi-même ; que l’on bénéficie d’attaches, que l’on se sent enraciné, abrité ; que l’on s’appuie sur un socle, un chez-soi”. Celui-ci est en grande partie représenté par les États-nations, mais il est temps, a estimé W. Schäuble, de travailler à compléter les identités nationales par une identité européenne, qui soit l’expression d’une communauté d’histoire et de culture mais aussi de la volonté, pour les Européens de peser dans l’ordre mondial.

mardi 23 avril 2019

“Système monétaire international : États-Unis, France et zone euro”

“Système monétaire international : États-Unis, France et zone euro”

Communication de Hélène Rey, professeur à la London Business School et correspondante de l’Académie des sciences morales et politiques
L’oratrice est revenue, dans un premier temps, sur la genèse de l’euro et les objectifs qui lui avaient alors été assignés en matière économique, en particulier la nécessité de résoudre l’impossible équation entre le libre échange, la mobilité du capital, la fixité des taux de change et l’autonomie des politiques monétaires : “à marché unique, monnaie unique”. Mais dès ses débuts, l’euro a également été conçu comme une monnaie internationale, dans sa triple nature de moyen de paiement, de monnaie de réserve et d’unité de compte : autant de domaines où il a en partie fait ses preuves, sans parvenir à mettre un terme au “privilège exorbitant” ( dixit Valéry Giscard d’Estaing) des États-Unis, qui tirent profit de la situation dominante du dollar pour faire financer leur dette par les pays qui utilisent leur devise nationale. Pour Hélène Rey, il convient donc de compléter l’architecture de la zone euro : en achevant l’Union bancaire, en mutualisant les risques, ou encore en indexant les règles budgétaires à des cycles et non plus à des années. « L’heure est venue d’être, de nouveau, audacieux », a-t-elle conclu en citant Jacques Delors, convaincue que c’est à l’échelle de l’Union que seront vraiment défendus les intérêts européens.

lundi 8 avril 2019

Le modèle français en échec : la République helvétique (1798-1803)

Le modèle français en échec : la République helvétique (1798-1803)

Communication de Robert Kopp, professeur de littérature française à l’université de Bâle et correspondant de l’Académie des sciences morales et politiques
A travers le rappel du bref épisode historique qu’a constitué, de 1798 à 1803, la République helvétique calquée sur les institutions du Directoire français, l’orateur a montré comment celui-ci avait contribué à façonner le rapport de la Confédération helvétique avec son voisin français et plus généralement avec le reste de l’Europe, jusqu’à nos jours. En effet, bien que revendiquée au XIXe siècle par les radicaux comme la matrice du futur État fédéral, ce régime éphémère a été généralement associé à l’imposition d’un modèle exogène, synonyme de perte d’indépendance. Pour Robert Kopp, c’est précisément en cela que la République helvétique représente “un moment de catalyse, qui a précipité certains traits du fédéralisme helvétique”. En effet, “confrontée à son contraire”, la Suisse a “pris conscience, au prix d’une guerre civile, de ce qu’elle était, de ce qu’elle pouvait être et de ce qu’elle ne voulait pas être”. Ce discernement s’est en particulier appliqué aux trois principes fondamentaux qui, depuis le Moyen-Âge, définissent l’identité politique de la Suisse et que heurtait de front la République helvétique : sa neutralité, son refus du centralisme et ses libertés locales.

vendredi 29 mars 2019

« La France et l'Afrique »

« La France et l’Afrique »

Communication de Lionel Zinsou, président de Terra Nova, ancien premier ministre du Bénin.
Le propos de l’orateur était placé sous le signe de l’optimisme mais aussi de l’urgence : si les solidarités sont encore fortes entre la France et l’Afrique, l’avenir de leur relation passe, pour notre pays, par une compréhension renouvelée de la réalité africaine.

jeudi 21 mars 2019

“La France vue de Chine”

“La France vue de Chine”

Communication de Marianne Bastid-Bruguière, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
Ce n’est qu’au début du XVIIe siècle que la France a commencé à être perçue en Chine comme une nation distincte, notamment via les missionnaires jésuites avant que les voyageurs chinois qui fassent part, au XIXe siècle, de leur admiration pour une civilisation brillante et cultivée.

lundi 18 mars 2019

“L'intérêt national”

“L’intérêt national”

Communication de par Thierry de Montbrial, membre de l’Académie des sciences morales et politiques
Spécialiste reconnu des relations internationales, Thierry de Montbrial fait le constat qu’à rebours d’une longue tradition inaugurée par Richelieu et portée en particulier au XXe siècle par le général de Gaulle, l’intérêt national est victime en France, depuis une dizaine d’années, d’une “étrange ellipse”. Certes, les présidents continuent de se référer à des “intérêts vitaux”, mais ils ont tendance à les confondre plus ou moins avec le statut de puissance nucléaire. Les autres dimensions de l’intérêt national sont tues, dissoutes dans la notion plus vague d’influence globale, quand elles ne sont pas niées. Pour l’orateur, le temps est donc venu d’une refondation de la politique extérieure française autour d’une conception renouvelée de l’intérêt national. Pour lui, loin de se limiter aux seules sphères économiques ou stratégiques, celui-ci doit être appréhendé comme un “bien public” dont la définition requiert l’engagement de toutes les forces de la nation car, comme l’avait bien perçu Samuel Huntington, “nous devons savoir qui nous sommes, avant de pouvoir savoir quels sont nos intérêts”.

lundi 18 février 2019

“Les 10 préjugés qui nous mènent au désastre économique et financier”

“Les 10 préjugés qui nous mènent au désastre économique et financier”

Jacques de Larosière décrypte les causes de la crise de 2007… pour éviter sa réédition.
“Plus on émet de monnaie, plus cela favorise la croissance”, “L’abondance de la liquidité internationale est toujours une bonne chose”, “Des taux d’intérêts nuls, voire négatifs facilitent le financement de l’économie”, “L’endettement public ne constitue pas un problème majeur”… Dans son dernier ouvrage, Jacques de Larosière, ancien gouverneur de la Banque de France et membre de l’Académie des sciences morales et politiques examine “les dix préjugés qui nous mènent au désastre économique et financier” (Éditions Odile Jacob, novembre 2018). Convaincu que la crise de 2007 trouve son origine dans des raisonnements biaisés, il s’attache à les réfuter, faute de quoi les mêmes causes risquent de produire demain les mêmes effets…

lundi 11 février 2019

Claire Auzuret, lauréate du prix de recherche Caritas : expériences d'une chercheuse en sociologie de la pauvreté

Claire Auzuret, lauréate du prix de recherche Caritas : expériences d’une chercheuse en sociologie de la pauvreté

Travailler sur la pauvreté et plus précisément sur les itinéraires de sortie de la pauvreté, angle mort des travaux de sociologie : tel est l’objectif que s’est fixée Claire Auzuret pour sa thèse de doctorat, récompensée par le prix 2018 de la fondation de recherche Caritas – Institut de France. Pour expliquer le basculement des personnes et des familles dans et hors de la pauvreté, la jeune sociologue croise plusieurs dimensions d’analyse et prend pleinement en compte les différents aspects du sentiment de pauvreté. Elle raconte ici les obstacles rencontrés dans sa recherche des personnes à interroger, notamment la méfiance face à l’institution, mais aussi l’émotion partagée lors du récit de parcours douloureux.

lundi 4 février 2019

Lord Jim, de Joseph Conrad

Lord Jim, de Joseph Conrad

Par Bertrand Saint-Sernin, membre de l’Académie des sciences morales et politiques.
Membre de la section de philosophie de l’Académie des sciences morales et politiques, Bertrand Saint-Sernin évoque Lord Jim de Joseph Conrad qu’il découvrit en hypokhâgne. C’est notamment l’occasion d’une réflexion sur les capacités respectives de la philosophie et de la littérature à rendre compte de la singularité des destins humains. “Les récits de Conrad restituent les processus par lesquels des hommes et des femmes se sauvent ou se perdent. Ils nous font voir la palette complète de leurs victoires et de leurs échecs. Ils donnent de l’étirement du temps comme de la soudaineté des instants décisifs une vision que la philosophie a du mal à restituer”, explique-t-il.

mercredi 9 janvier 2019

“L'opinion publique devant les OGM”

“L’opinion publique devant les OGM”

Communication de Bertrand Saint-Sernin devant l’Académie des sciences morales et politiques
Pour Bertrand Saint-Sernin, qui assura le secrétariat du groupe de travail interacadémique chargé en 2006 par le Conseil économique et social de rendre un rapport sur les organismes génétiquement modifiés, les réticences de l’opinion publique à l’égard des OGM procèdent d’une question qui traverse toute la philosophie occidentale : “Est-il légitime de corriger la nature ?” Mais cela n’empêche pas quelques paradoxes. Ainsi, comme l’a relevé l’orateur, en France, les OGM, plutôt bien acceptés comme médicaments, font pourtant l’objet d’une défiance tenace en tant qu’aliments. Outre que l’industrie pharmaceutique passe pour être strictement encadrée, l’orateur voit avant tout dans ce préjugé le reflet de la croyance rousseauiste selon laquelle tout ce qui vient de la nature serait bon, alors que ce qui provient de l’homme ne le serait pas nécessairement. Si bien que, tout l’enjeu est de parvenir à “transformer ces peurs confuses en un système d’avantages et de risques convenablement évalués et donc, jusqu’à un certain point, mesurables”. Un travail encore en cours car, “il faudra du temps pour connaître avec précision le rôle et l’influence des OGM sur le destin de l’humanité”.

jeudi 20 décembre 2018

“Écologisme, pourquoi les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances ?”

“Écologisme, pourquoi les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances ?”

Communication de Jean de Kervasdoué, essayiste, devant l’Académie des sciences morales et politiques
Pour l’orateur, ancien titulaire de la chaire d’économie et de gestion des services de santé du Conservatoire national des arts et métiers, un certain nombre de sujets tels que l’état de la biodiversité, la pollution atmosphérique ou l’utilisation des pesticides donnent lieu à des prévisions alarmistes qui vont très au-delà de ce que constatent des mesures objectives et relèvent d’une mentalité antiscientifique. “Alors qu’il y a un quart de siècle à peine, on estimait que la science permettait de vaincre les maladies et de nourrir l’humanité, on craint aujourd’hui d’être empoisonné par les médicaments et les produits agricoles” déplore-t-il. À la racine de ce “procès contre la science”, Jean de Kervasdoué pointe notamment une culture scientifique mal assimilée, l’interprétation du hasard, la confusion entre risque et danger, la coupure avec le monde agricole, la mythification de la nature, le primat de l’émotion, ou encore le soupçon permanent de conflits d’intérêts et le refus de l’incertitude.

jeudi 13 décembre 2018

Journal d'un observateur

Journal d’un observateur

Alain Duhamel chroniqueur de la Ve République
Durant soixante ans, de l’arrivée au pouvoir du général de Gaulle à l’élection d’Emmanuel Macron, le journaliste Alain Duhamel, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, a analysé et commenté la politique française. Réunis dans son Journal d’un observateur (Éditions de l’Observatoire, septembre 2018), ses souvenirs professionnels représentent ainsi une inégalable chronique de la Ve République et un témoignage de premier plan sur les profondes transformations de notre vie publique.

mercredi 14 novembre 2018

“Le général de Gaulle et l'opinion”

“Le général de Gaulle et l’opinion”

Communication prononcée par Alain Duhamel devant l’Académie des sciences morales et politiques, le 5 novembre 2018.
Pour le journaliste politique l’appel à la Résistance du 18 juin, du reste quasi-confidentiel sur le moment, a posé le cadre des rapports de Charles de Gaulle avec l’opinion publique : un homme seul s’adresse directement au peuple, comme s’il portait la voix de la France. Il s’en faut pourtant de beaucoup qu’il ait toujours été entendu comme tel. Sa popularité́ considérable à la Libération n’empêche pas son renvoi dans l’opposition dès 1946 et la liquidation du dossier algérien, menée avec l’appui de l’opinion, laisse place à un progressif détachement. En regard, Alain Duhamel a présenté la politique originale de communication de Charles de Gaulle : une “stratégie de conquête et de séduction de l’opinion menée tambour battant et relevant en permanence du rapport de forces et d’un exercice d’autorité”. Le général, qui n’aime guère la presse, a perçu tout le parti qu’il pouvait tirer de l’audiovisuel. “Il a compris le premier que présidentialisation, personnalisation et télévision rimaient.”

mercredi 14 novembre 2018

“La Ve est-elle la République des sondages ?”

“La Ve est-elle la République des sondages ?”

Communication de Jérôme Jaffré, politologue devant l’Académie des sciences morales et politiques.
Pour l’intervenant, l’importance des sondages dans notre vie politique trouve son origine dans l’élection présidentielle au suffrage universel direct. L’installation de la présidentielle au centre de la vie du régime (elle devient la voie royale de la conquête du pouvoir) rend en effet incontournable le recours aux sondages. Ils sont l’outil par lequel se mesure le degré de “présidentialité” d’un candidat (à distinguer de sa popularité) ou bien la relation que le chef de l’État entretient avec le peuple durant son mandat (enjeu décisif pour sa réélection). Ils sont également sollicités pour les législatives, dont le rôle est de donner une majorité au président. À partir de 1981, Jérôme Jaffré relève une complète intégration des sondages aux processus politiques, dans les luttes internes aux partis (ils permettent de contester l’appareil) comme dans les mouvements sociaux (ils sont le complément des manifestations). En conclusion, Jérôme Jaffré a tempéré ce constat. Les sondages ne sont qu’un élément de stratégie politique, à utiliser avec discernement. Il est excessif d’affirmer que la Ve République est celle des sondages, mais il faut reconnaître que depuis plus de cinquante ans elle a vécu avec eux en osmose.

mercredi 31 octobre 2018

La force de l'amour

La force de l’amour


mercredi 24 octobre 2018

Conversations chez M. Thiers

Conversations chez M. Thiers

« Le vin et la gastronomie, quelle histoire ! », par Jean-Robert Pitte, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques
Animées par François d’Orcival, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, organisées à la Fondation Dosne-Thiers à l’occasion des journées du patrimoine 2018 (2e partie).

mercredi 24 octobre 2018

Conversations chez M. Thiers

Conversations chez M. Thiers

« Le savoir scientifique et son avenir », par Catherine Bréchignac, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences
Animées par François d’Orcival, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, organisées à la Fondation Dosne-Thiers à l’occasion des journées du patrimoine 2018 (2e partie).

mercredi 24 octobre 2018

Conversations chez M. Thiers

Conversations chez M. Thiers

« La France et la Russie », par Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie française
Animées par François d’Orcival, membre de l’Académie des sciences morales et politiques, organisées à la Fondation Dosne-Thiers à l’occasion des journées du patrimoine 2018 (2e partie).

mercredi 24 octobre 2018

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