En hommage à Raymond Triboulet

par Alain Plantey, de l’Académie des sciences morales et politiques
En hommage à son confrère Raymond Triboulet, décédé en avril 2006, l’académicien Alain Plantey, retrace le parcours de celui qui fut un "gaulliste de la première heure".


T�l�charger le fichier sur votre ordinateur
Références Émission afficher
Émission proposée par : Hélène Renard
Référence : Hab046
Adresse directe du fichier MP3 : https://www.canalacademie.com/emissions/hab046.mp3
Adresse de cet article : https://www.canalacademie.com/ida962-En-hommage-a-Raymond-Triboulet.html
Date de mise en ligne : 5 octobre 2006


Raymond Triboulet (1906-2006), siégeait à l’Académie des sciences morales et politiques depuis 1979.
Raymond Triboulet (1906-2006), siégeait à l’Académie des sciences morales et politiques depuis 1979.

Alain Plantey retrace dans cette émission la carrière exemplaire de Raymond Triboulet qui fut au début de sa vie un juriste parisien mais qui devient un homme de la terre, un grand résistant et un des tout premiers à soutenir le général De Gaulle.

Le premier préfet gaulliste

Raymond Triboulet fut en effet le premier préfet, à Bayeux, en Normandie, de la France libérée. Puis il fut élu député, un député du peuple paysan, de nombreuses fois réélu. Car il possédait le sens de l’écoute, de même qu’un grand sens de la mission du parlementaire. Il fut d’ailleurs plusieurs fois président de groupes parlementaires.

Un européen convaincu

Raymond Triboulet fut toujours un européen convaincu qui participa aux toutes premières organisations européennes. Il fonda le groupe fédéraliste européen au Parlement en 1947, fut membre du Conseil de l’Europe, de l’Assemblée commune puis de l’Assemblée européenne de la CEE (1949-58 et 1967-1973) ; et président du Comité français de l’Union paneuropéenne.

Le ministre des anciens combattants

Mais dans la mémoire des Français, il demeure le porte- parole des anciens combattants, le président de leurs associations, le ministre sous la IV dans le cabinet formé par Edgar Faure (en 1955), et sous le Général (qui n’avait pas prévu ce ministère) dans le gouvernement Debré (1959).

Alain Plantey souligne que la fidélité extrême de Raymond Triboulet au Général fut certaine mais qu’il s’était sans doute bâti « un général à lui » dont il devint, sans réserve, le héraut.

Une lucide politique de coopération

Il convient de rappeler que Raymond Triboulet fut également ministre délégué chargé de la coopération sous Pompidou (de 59 à 66), qu’il était très africanophile, et que sous son ministère, on peut dire que se vécut une grande période de la coopération. Il tenait les réunions chez lui et faisait montre d’une ferme volonté politique.

L’académicien

Lorsqu’en 69-70, il perdit son portefeuille, le ministère de la Coopération étant supprimé et celle-ci passant à la charge du ministère des Affaires étrangères, il resta néanmoins un dynamique parlementaire gaulliste, président du groupe UDR à l’Assemblée nationale en 1973. Ses publications sur De Gaulle (un gaulliste de la Ivème, un ministre du général) font autorité. Résistance nouvelle, bulletin pro-gaulliste lui fit connaître bon nombre de membres de l’Académie des sciences morales et politiques où il fut élu le 17 décembre 79, sans difficulté, en section générale, au fauteuil de Wilfrid Baumgartner (ancien ministre Général lui aussi)

Entièrement dévoué à l’Académie, Raymond Triboulet fut président de l’Institut et de l’ASMP en 1991 où il se révéla très actif, courageux, présent à toutes les séances, intervenant volontiers sur les questions politiques, toujours présent malgré la maladie et la solitude, jusqu’à 98 ans...

En savoir plus sur :
- Raymond Triboulet
- l’ASMP, Académie des sciences morales et politiques






© Canal Académie - Tous droits rééservés

Notez cette émission :

Commentaires