L’Art Nouveau : La sécession viennoise (6/7)

Hoffmann, Klimt, Kokoschka, Schiele
Les sécessionnistes viennois ont peint ce qu’on ne devait pas peindre : les frôlements, les enlacements, les baisers, les douceurs, les violences, les rêves érotiques. Par Brigitte Ducousso-Mao, professeur d’histoire de l’art à l’Association Philotechnique.


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Émission proposée par : Krista Leuck
Référence : CARR033
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Date de mise en ligne : 14 septembre 2006


A la veille du XXe s. apparaît partout en Europe le désir de créer un art de synthèse des différentes disciplines artistiques. L’érosion des frontières entre arts majeurs et arts mineurs et la notion d’art total, ou « Gesamtkunstwerk », furent initiées en Autriche par Joseph Hoffmann (1870-1956), architecte et directeur des ateliers viennois. Son style sobre et très épuré dans le mobilier et les arts du métal eut une influence considérable sur les jeunes générations de designers. Oskar Kokoschka (1886-1980), Egon Schiele(1890-1918), et Le Corbusier se sont formés dans ces fameux ateliers d’art et d’artisanat, inspirés par le mouvement « Arts and Crafts ». Le palais Stoclet d’Hoffmann à Bruxelles et La frise Beethoven de Klimt présentée dans le pavillon de la Sécession pour l’exposition de 1902 furent de véritables démonstrations de ce que devait être une œuvre d’art total.

Gustave Klimt (1862-1918) fondateur avec Joseph Hoffmann des « Wiener Werkstätte » fut sans conteste la figure la plus emblématique de la Sécession viennoise ; provocateur et iconoclaste, Klimt séduisit toute une génération de jeunes artistes.

Oskar Kokoschka, Hans Tietze et Erica Tietze-Conrat, 1909.
Oskar Kokoschka, Hans Tietze et Erica Tietze-Conrat, 1909.

Klimt, Kokoschka, Schiele ont refusé de désamorcer la charge sexuelle de leur peinture montrant parfois les corps nus dans une crudité radicale. Ils firent comprendre à leurs contemporains que la peinture avait désormais autre chose à dire ; qu’elle ne pouvait plus être uniquement une œuvre décorative destinée à relater l’histoire, ou à orner les murs des édifices privés ou publics. C’est à Vienne, avec ces artistes que commence, dans le dernier quart du XIXe l’art moderne.

L’invitée de Krista Leuck au micro de Canal Académie, Brigitte Ducousso-Mao enseigne l’histoire de l’Art Nouveau et organise sur cette période artistique des expositions.

Pour en savoir plus :

. Vienne 1880-1938, L’apocalypse joyeuse, sous la dir. de J. Clair, éd. du Centre Pompidou, 1986.
. Carl E. Schorske, Vienne fin de siècle, politique et Culture, Seuil, 1983.
. P. Loze, L’Art nouveau, Paris, Flammarion, 1999. Bibliographie.
. J.-P. Lyonnet, Guimard perdu : histoire d’une méprise, Paris, Alternatives, 2003.

Retrouvez nos émissions sur l’Art nouveau :

- L’Art Nouveau : Arts and Crafts (1/7)
- L’Art Nouveau : Les principes fondamentaux (2/7)
- L’Art Nouveau : Ashbee et la naissance de l’Art nouveau (3/7)
- L’Art Nouveau : les Préraphaélites (4/7)
- L’Art Nouveau en Allemagne et en Autriche de 1880 à 1900 (5/7)
- L’Art Nouveau en France (7/7)






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