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Première greffe partielle du visage

Avec Alain Carpentier, le récit d’une incroyable aventure.
Une expérience chirurgicale remarquable. Fin novembre 2005, la première allogreffe de la face - ou transplantation - est réalisée par les équipes du professeur Duvauchelle et Dubernard. Venu présenter un premier bilan devant les membres de l’Académie des sciences, le professeur Alain Carpentier se fait le relais de leur exposé.


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Référence : ECL094
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Adresse de cet article : https://www.canalacademie.com/ida850-Premiere-greffe-partielle-du-visage.html
Date de mise en ligne : 20 juillet 2006

Dépêche AFP du 27 novembre 2005 : « Une greffe du visage (première mondiale), a été réalisée en France sur une femme de 38 ans, défigurée par une morsure de chien. Elle s’est réveillée avec partiellement le visage d’une autre, après avoir subi une greffe de la face (triangle nez-lèvres-menton) ; une opération à hauts risques médicaux et psychologiques. »

Le 27 novembre 2005 à Amiens, une patiente de 38 ans est transplantée de la face, une première mondiale.
Le 27 novembre 2005 à Amiens, une patiente de 38 ans est transplantée de la face, une première mondiale.

Notre perception d’une transplantation d’un organe visible est très différente, et plus complexe peut-être, que celle d’un organe « caché ». En effet, outre les questions médicales telles que la revascularisation ou le rejet du tissu, elle soulève des questions éthiques et psychologiques qui lui sont propres : la patiente opérée acceptera-t-elle son nouveau visage et sera-t-elle assez forte pour affronter le regard des autres ? Sur quels critères est sélectionné le donneur ? Comment le corps est-il restitué à la famille ? et comment cette dernière réagira-t-elle à la vue du visage du défunt ?

Le triangle nez-lèvres-menton a été reconstitué grâce à un donneur de même morphotype  que la patiente.
Le triangle nez-lèvres-menton a été reconstitué grâce à un donneur de même morphotype que la patiente.

Au-delà de la question morale, cette opération réussie est un espoir pour tous les mutilés de la face - grands brûlés, blessés de guerre, etc.

Alain Carpentier, décrit cette incroyable aventure humaine, depuis la première rencontre entre la patiente et les professeurs Duvauchelle et Dubernard, jusqu’à la conférence de presse après l’opération.

Alain Carpentier, académicien des sciences, est professeur émérite à l’université Pierre et Marie Curie. Chirurgien des hôpitaux de Paris, il officie dans le département de chirurgie médico-vasculaire et de transplantations d’organes à l’hôpital Georges Pompidou.

Alain Carpetnier est membre de l’Académie des sciences dans la section "biologie humaine et sciences médicales".
Alain Carpetnier est membre de l’Académie des sciences dans la section "biologie humaine et sciences médicales".

Alain Carpentier est également fondateur et directeur du Laboratoire d’étude de greffes et prothèses cardiaques de l’université Paris-VI.

Pour en savoir plus :

- Résumé des communications des professeurs Jean-Michel Dubernard, et Bernard Duvauchelle






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